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Sande
18 November 2009 @ 06:59 pm
Il y a trois semaines, j'avais de magnifiques ongles longs, couleur groseille.

Après deux semaines aux archives, ils sont cassés, coupés, dédoublés, cornés, jaunis et mes mains sont couvertes de coupures.

Je vis très mal cet assassinat de ma féminité. Je songe aux prudhommes.

Je viens de subir une rétrospective des films télé d'Haneke pendant cinq soirs de suite. Ma seule consolation, c'était d'être payée pour les voir et d'être autorisée à dormir en travaillant. C'est simplement incompréhensible et déprimant. Il y avait des fans hardcore qui venaient tous les soirs... Pour un maximum de 29 entrées dans une salle de 499 places. Tu m'étonnes. Je vais sans doute aller voir Trésor au ciné demain pour me remettre d'une telle surchauffe neuronale. Et Twilight 2 dans la foulée. Je dis non aux films intellectuels.

Ce soir je vais manger à la crêperie avec mes potes de la scolarité, mon premier vrai repas en une semaine, yeah!
 
 
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Current Music: Merry - Blind Romance
 
 
Sande
03 November 2009 @ 06:36 pm
Je crois que je ne suis pas fan de mon nouveau boulot. Enfin le boulot ça va, mais j'ai juste un drôle de ressenti sur l'ambiance. Ça ne fait que deux jours, mais c'est clair que ce n'est pas mon univers. Je me sens gauche et inadaptée. Et pas mal de choses dans cette entreprise représentent juste tout ce que j'exècre.

Déjà c'est grand et plein de monde (200 employés) avec une hiérarchie qui me dépasse. On me dit "on marche un peu à l'américaine, tout le monde se tutoie c'est très sympa". Perso je trouve les agents d'un détachement qui frisent l'impolitesse pour certains quand on leur apporte leurs dossiers. Une hiérarchie qui se veut lâche, mais tu parles, c'est du flan. Le copinage dans l'entreprise c'est illusoire de mon point de vue. Autant appeler un chat un chat. Moi je m'en sors mieux quand je sais d'avance comment je suis censée me comporter face à quelqu'un. Ça me rassure la hiérarchie. Trop de temps au Japon peut-être. Mais bon, quand tu sais que "lui/elle chef, moi gueuse", ça te simplifie la vie.

Et puis, les gens qui bossent directement avec moi... Bah c'est sûr que ça ne va pas devenir mes grands potes. Je n'ai rien à leur dire. Ce matin, j'ai subi une étude comparative des différents films Batman et une conversation passionnante du genre "quand une équipe de foot gagne je suis souvent dans la même ville ce jour-là, mais ce n'est pas fait exprès hein, c'est fou"... oui, moi non plus je n'ai pas bien pigé le propos. Sans parler du CD de techno psychédélique qui tournait en fond sonore.

J'ai les mains pleines de coupures à force de manipuler de la paperasse (ouais, ouais, ça fait mal une tranche de feuille) et puis mal aux bras, aux jambes, au dos. Je peux oublier mes robes, vu le temps passé accroupie pour récupérer des dossiers au ras du sol. C'est la merde, les robes représentent 70% de ma garde-robe hivernale. Il va falloir racheter un ou deux pantalons (genre l'excuse) et aussi des t-shirts pour aller avec (re-genre).

Finalement, je suis contente que mon contrat ne soit que pour 4 mois pour le moment. J'aviserai en février. Mais tous ceux avec qui je bossais à la scolarité me manquent. Je me rends compte que c'était assez exceptionnel comme ambiance. Je ne me suis pas ennuyée une seule fois en deux mois. On a déjà prévu des sorties avec certains, genre une soirée raclette le 11. Du 12 au 17, je bosse encore comme vacataire pour une rétrospective Haneke et le 25 pour un concert, suivi d'un cocktail (yeah, je vais pouvoir sortir une robe!!).

J'ai presque hâte d'enfin aller aux quatre heures de cours de master à partir de la semaine prochaine. Et je veux essayer de voir si je ne peux pas faire un semestre en erasmus. Autant que ça serve de refaire un master. Je me demande juste comment justifier de la nécessité d'aller étudier le japonais en Finlande.

Je veux des vacances.
 
 
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Sande
25 October 2009 @ 10:34 am
Cette semaine, c'était la semaine concert. Après Mucc mardi, c'était Placebo au Zénith de Strasbourg jeudi soir.

Placebo. Que dire. C'est LE groupe de mon adolescence. Entre 15/16 ans et 18 ans, j'ai vécu un amour dévorant pour ce groupe. J'achetais tous les magazines qui parlaient d'eux, j'avais un mur rempli de photos d'eux, j'écoutais les CDs en boucle (j'ai dû commencer à écouter vers la sortie du 3e album, donc j'ai dû rendre ma mère folle à écouter toujours les trois mêmes CDs). Ah et bien sûr, je voulais me marier avec Brian Molko!

En 2001, je les ai ratés aux Vieilles-Charrues. Un peu trop jeune pour que ma mère me laisse passer trois jours dans cette marée humaine. Pas d'amis intéressés pour y aller non plus. En 2002, j'ai vu Brian Molko avec Trash Palace à la Route du Rock. Il pleuvait des cordes et j'étais avec mon cousin de cinq ans mon aîné qui se moquait gentiment de mon amour démesuré. N'empêche qu'il a subi avec moi un concert dans les premiers rangs. En 2003, j'ai vu trois concerts de la tournée Sleeping With Ghosts, au Printemps de Bourges, à Quimper et à Luxembourg. J'avais été pourtant déçue par l'album à l'époque, mais enfin je les voyais et j'étais vraiment au comble du bonheur. C'est aussi l'époque où je suis devenue accro au net, je traînais sur les salons Placebo sur Caramail, au grand désespoir de ma mère. J'ai des souvenirs de disputes sans fin parce que j'occupais la ligne téléphone le soir. J'avais des horaires de connexion limités (à partir de 21h, sauf si ma mère téléphonait, le week-end de 14h à 18h, puis de nouveau à partir de 21h). Bien sûr je grugeais, je laissais connecté l'après-midi quand j'étais en cours dans l'espoir de télécharger un malheureux mp3... Et puis, je me suis mise à faire de la guitare en première, je jouais maladroitement mes morceaux préférés, mon frère devenait fou parce que nos chambres étaient contiguës et il montait le son de la télé, ce qui créait encore d'autres disputes. En terminale, j'ai fait un groupe avec des copains de ma classe, on s'entraînait avec des morceaux de Placebo ou Radiohead et on en composait aussi. On a même joué en public. Je tuerais pour revivre une journée de cette année-là. Aujourd'hui, ce ne sont plus que des souvenirs, je l'ai bien compris jeudi. Mais au moins j'aurai vécu ces moments-là. A cette époque aussi, comme mon père habitait à Nancy, il m'a emmenée passer une journée au Luxembourg pour visiter. Je me souviens avoir écouté Burger Queen dans la voiture en arrivant là-bas. C'était limite de l'ordre du pèlerinage pour moi. En 2004, je suis encore allée voir une fois Placebo à Brest, surtout parce que je n'étais pas loin en vacances. Et après ça, mon amour pour eux s'est lentement évanoui. 2004/2005 reste une période trouble dans mes souvenirs. J'ai perdu mon grand-père, je devenais folle en prépa. C'est aussi l'époque où je me suis mise à écouter beaucoup plus de groupes japonais. J'avais besoin de changer d'air, de vie, d'amis même. J'ai juste oublié Placebo et plein d'autres groupes qui restaient trop fortement attachés à mes années lycée. En 2006, j'ai acheté l'album Meds, mais je ne retrouvais plus rien de ce que j'aimais dans ce groupe avant. J'ai laissé passer la tournée sans avoir envie d'y aller. Je ne suis même pas allée les voir aux Vieilles-Charrues alors que j'avais fait tous les étés de 2002 à 2005. En 2007, ils passaient à Bobital avec Manson à 500 mètres de la maison de ma mère. Mais je suis partie en vacances au Japon sans un regret. Je pensais que c'était définitivement fini, entre eux et moi. Mais j'ai quand même acheté le nouvel album en juin, sans rien espérer, par habitude. Et là, surprise. Certes, on reste loin de la claque des deux premiers albums, mais c'est bien meilleur que les albums 4 et 5. Globalement, à part le très popesque For What It's Worth, j'aime tout à des degrés divers. Alors quand ils ont annoncé une date au Zénith de Strasbourg, je me suis dit pourquoi pas.

Et me voilà jeudi dernier, après cinq ans, à les revoir sur scène. J'étais étonnée de l'âge moyen du public, plus élevé que dans mon souvenir. En même temps, j'étais en haut des gradins (parce que bon, je suis vieille et je fatigue vite, surtout quand j'ai bossé 7h dans la journée et que je dois remettre ça le lendemain, le bonheur de la vie d'adulte) et les molkettes de 15 ans devaient se presser contre la barrière du premier rang de la fosse. En première partie, Expatriate, un groupe australien que j'écoute depuis quelques mois et qui gagne à être connu. Ils ont joué 40 minutes, c'était sympa, ça bougeait bien et le chanteur était bavard. J'ai surtout beaucoup aimé la façon de bouger du bassiste (ah les bassistes)! A l'occasion, j'aimerais les revoir seuls. En tout cas, leur album In the Midst of This vient de sortir en France, jetez-y une oreille! Après une demi-heure de préparation de la scène, Placebo arrive et balance la sauce directe. Les deux-trois premières chansons, je me suis vraiment demandé ce que je faisais là. Ils ont joué celles que j'aime le moins du nouvel album et c'était vraiment envoyé comme ça sans interruption comme s'ils voulaient torcher le concert rapidement. En plus le jeu de lumières couplé aux écrans géants avait de quoi rendre aveugle et/ou épileptique. Et puis ils ont commencé à jouer les nouvelles chansons auxquelles j'accroche plus, et à intégrer des anciennes. Et la magie a fait effet. J'avais de nouveau 17 ans, j'avais les paroles au bord des lèvres et la basse me prenait à l'estomac. J'aurais voulu que ça dure longtemps. Parce que je savais qu'à la sortie, je n'allais pas appeler mes copines de Caramail pour leur raconter en détail chaque micro-geste de Molko, mais j'allais rentrer me coucher aussi vite que possible pour ne pas aller bosser la tête en vrac le lendemain. Parce que je savais que la magie s'arrêterait dès que les lumières se rallumeraient cette fois. Reste que ça m'a fait un bien fou, de revivre un peu tout ça.

Et pour finir, moi qui avait tant pesté sur les gens qui filmaient/photographiaient durant le concert de Mucc (en tapant "Mucc Strasbourg" sur youtube, il y a plein de vidéos pourries d'ailleurs), j'ai pu savourer deux minutes de craquage de Molko contre ces gens là! Il faut dire que la fosse du zénith n'était qu'une marée de petites lumières au début du live tant les gens qui filmaient étaient nombreux. Certains en gradins ont filmé TOUT le concert. Quel intérêt surtout vu l'éloignement de la scène.

Je vous laisse donc sur ce moment savoureux trouvé sur youtube :

 
 
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Current Music: Placebo - Twenty Years
 
 
Sande
20 October 2009 @ 11:05 pm


Je commence à ne plus avoir grand chose à raconter sur les concerts de Mucc au bout de la 7e fois.

Ils étaient en forme, il n'y avait pas trop de monde, ça ne bougeait pas vraiment. Les gens passaient plus de temps à filmer / photographier. What's the point ?

Je suis impressionnée par les progrès de Tatsurô en anglais (ou est-ce par comparaison à ses tentatives avortées de parler français ). Il a promis de revenir, comme d'hab. Finalement, c'est mieux pour lui de ne pas pouvoir parler, je me rappelle des monologues sur ses pieds ou sa sueur à certains concerts au Japon, ça volait bas...

Il avait un sarouel noir comme d'hab. J'aime.

Ses cheveux avaient dépassé le stade sorcière-balai de chiotte du mois de mai et ça tirait plus vers le Morticia Adams. J'avoue, j'ai aimé.

La set-list, c'était un gros recraché du mois de mai, moins quelques titres qui manquaient. J'en arrive au stade où quand ils lancent l'intro d'une chanson, je me dis "heu, ils ne viennent pas de la jouer ?"... Ça commence à trop se ressembler.

Mais ils ont joué Bôzenjishitsu et j'ai enfin retrouvé le titre!! Libra passe toujours aussi bien. Je regrette qu'ils n'aient pas ressorti plus de vieux titres comme ils le font en général à l'étranger. Le concert a semblé court malgré son heure et demie... Trop de titres qui se ressemblent, je persiste.

Finalement, je préfère les voir de loin, les ZEPP sont très bien pour ça. La scène est relativement basse à la Laiterie, et ne voir que le buste dans le meilleur des cas, ça enlève du spectacle...

Je pense qu'il y aura quand même une 8e fois à l'occasion, quand on aime, on ne compte pas.



PS: J'ai pris deux photos pour juger de l'intérêt de passer son concert à mitrailler au lieu de profiter... Verdict : bah c'est pourri comme qualité, comme escompté.
 
 
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Current Music: Mucc - Bôzenjishitsu
 
 
Sande
10 October 2009 @ 11:47 pm
Rien à la télé ce soir, alors j'ai re-regardé LOL que j'avais déjà vu au ciné.

Je me suis rappelé mes 16 ans.

J'ai ressorti mes cahiers/classeurs où j'écrivais des poèmes/chansons/textes torturés et désabusés.

J'ai dépoussiéré ma guitare et massacré deux ou trois morceaux.

J'ai fouillé les entrailles de mon vieux PC pour retrouver les enregistrements des morceaux que nous avions composés avec mon groupe en 1ère et Terminale.

J'ai ouvert Facebook et j'ai envoyé un message au guitariste du groupe que je n'ai pas vu depuis quatre ans et à qui je n'ai pas écrit depuis sans doute deux ans.

J'ai versé quelques larmes.

Mais putain! Comment je peux avoir presque 25 ans ? Où sont passés les huit dernières années ? Qu'ai-je accompli ? Je suis toujours aussi paumée, indécise... Mais je ne me débats plus. Tout ça n'a plus rien de créatif. Je suis blasée. J'attends. Quelqu'un. Quelque chose. Le déluge. Et le temps passe.

Si seulement je pouvais me faire croire que tout aura changé après encore huit ans.
 
 
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Current Music: Réminiscence - Song for Lou
 
 
Sande
30 September 2009 @ 09:02 pm
Bon, alors que je pensais que je n'avais aucune chance pour le boulot aux archives de la boite d'assurances parce que :

1/ Je ne peux commencer que le 2 novembre et ils cherchaient pour le 1er octobre.
2/ J'ai demandé à partir une demi-heure plus tôt le mardi pour aller en cours.
3/ J'ai demandé cash ce qu'il en était des congés.

Bah en fait, j'ai eu le boulot. On m'a rappelée dès ce matin. Donc je commence le 2 novembre jusqu'au 30 juin, je bosserai du lundi au vendredi de 8h à 12h, avec la possibilité de quitter à 11h30 le mardi et de récupérer la demi-heure!!! C'est bien payé parce que c'est une boite privée, donc c'est plus que le smic! Pour les congés, il n'y en a pas normalement, mais si je m'arrange bien, je pourrai probablement prendre quelques jours (quitte à les prendre sans solde) pour noël, histoire de rentrer réveillonner en Bretagne.

Je ressens un soulagement rare à savoir que pour les huit prochains mois, je n'aurai plus à me soucier de questions pécuniaires. Reste à gérer de front le boulot et les deux cursus. Moi qui craignais de me trouver désœuvrée avec "juste" ma thèse... C'est mon karma l'hyperactivité!
 
 
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Current Music: Muse - Resistance
 
 
Sande
27 September 2009 @ 06:16 pm
Déjà l'automne, bientôt octobre, et pourtant le mercure atteint encore facilement les 25°c, allez comprendre. Moi je commence à avoir envie d'un peu de vrai froid pour savoir comment m'habiller. Je n'aime pas trop le frais le matin et le chaud l'après-midi. D'ailleurs, je suis déjà un peu enrhumée. Mais c'est peut-être aussi dû au fait que j'ai parlé à près de 3 000 personnes en quatre semaines en bossant à la scolarité de la fac. Et j'en ai même un qui est venu s'inscrire dans un état de crève avancée : il voulait payer la sécu pour aller faire soigner son angine chez le médecin. Il dégoulinait de sueur et frissonnait de fièvre, j'ai trouvé le procédé moyennement sympathique pour nous, surtout avec tout ce qu'on nous raconte sur la contamination en cette période de délire A-grippien : Keep your microbes at home, PLEASE!

Mis à part ça, le boulot est sympa, les gens avec qui je bosse très cool, ça fait du bien de rencontrer des personnes un peu intéressantes à la fac. Ce n'est pas si souvent le cas. Et ça ne va pas aller en s'arrangeant vu que 75% des gens qu'on a inscrits sont nés entre 89 et 92. Je n'ai rien contre les petits jeunes, mais je réalise bien les six ans qui me séparent de mon bac à leur contact. Depuis ce temps, j'ai obtenu tout un tas de diplômes plus ou moins utiles et je suis allée voir quelques longs mois ce qui se passait à l'autre bout du monde, ça change un peu sa façon de voir la vie. Ça et le fait que je me trouve, de mon point de vue, à une période charnière de ma vie : l'envie de basculer pour de bon dans le monde des adultes. Pour ce que ça vaut, je le sais bien. J'aimerais juste que tout rentre dans l'ordre, du moins l'ordre de ce à quoi j'ai toujours aspiré pour mon premier quart de siècle : un travail, une famille. Sauf qu'en ce moment, je flashe sur des petits flambeurs de 19 ans, mauvaise pioche. J'ai quand même bien rencontré un doctorant en neurosciences qui a fait deux ou trois ans de philo et du japonais en sus. Je lui ai envoyé un email hier avec de la documentation sur des bourses postdoctorales, mais j'ai l'impression que mes emails se perdent en ce moment. Enfin, j'ai bien peur de ne trouver ici qu'un intérêt intellectuel.

Bref, le boulot me crève, surtout que j'ai enchaîné deux semaines à suivre avec le colloque au milieu, donc environ une douzaine de matins de suite à me lever avant 7h. Gnuh. Le colloque, d'ailleurs, j'y ai survécu. J'ai rencontré des gens sympathiques. Un agrégé de japonais notamment, qui m'a gentiment traduit un long résumé de mon intervention en japonais pour que je projette ça en powerpoint tout en faisant ma communication en français. J'ai parlé 35 minutes et après il y a eu environ 20 minutes de questions. Beaucoup de gens me prenaient un peu pour une oie blanche avant mon intervention je pense, parce qu'un autre participant est venu me dire après que, je cite, "c'était pas mal du tout mon truc en fait". Je suis sure que peu de gens me donnaient mon âge et comme j'étais déjà la plus jeune et que je suis aussi à l'aise qu'une otarie à l'opéra dans ce genre de circonstances... Il y avait un prof japonais de Nagoya un peu spécialisé dans mon domaine et il avait l'air d'accord avec tout ce que je racontais, ça m'a soulagée. Et je me suis bien défendue pendant les questions, même face à une de mes profs de japonais de l'an dernier, ça m'a tuée d'ailleurs de la voir là à la fin de l'exposé, j'ai dû changer de couleur, je ne m'y attendais pas. Le gentil prof agrégé m'a fait de la traduction simultanée pour mes questions, j'étais bluffée, il répétait mes réponses en japonais bien mieux que ce que je m'étais exprimée en français.

Ce colloque a un peu modifié mon programme de l'année aussi. J'ai eu la joie de petit-déjeuner le samedi avec la directrice du département de japonais qui a passé une bonne demi-heure à me convaincre de faire un master. J'ai fini par accepter. Avec le recul, ça m'énerve d'être revenue sur ma décision de stopper à la licence. Je ne sais pas si un diplôme de plus me sera vraiment utile. Bon, pour l'instant je ne vais pas en cours (apparemment, une fois validées les UE déjà passées lors de mon premier master, je n'aurai que 4h de cours le mardi, je devrais survivre) et le mémoire portera sur un truc que je peux réutiliser pour ma thèse, donc ça ne va pas vraiment me donner beaucoup de boulot en plus, mais c'est le principe. Je voulais vraiment couper avec les études. Doctorat mis à part, mais c'est différent. Bon, en plus de ça, la même personne m'a proposé un 35h au centre d'études japonaises qui se trouve à 20 km de Colmar. Elle voulait ma réponse sur le coup, et vu comme j'ai du mal à dire non aux gens, j'ai failli accepter. Mais j'ai demandé un petit délai (j'ai eu jusqu'au soir...) et en discutant avec mon entourage, j'ai bien réalisé que c'était irréaliste. Déjà, j'aurais eu 3h de trajet par jour pour l'aller-retour, et je connais quelqu'un qui a bossé là-bas... Elle vient de démissionner pour se consacrer au master de japonais. Donc je me voyais mal avec deux cursus comprenant un mémoire et une thèse à rédiger d'ici la rentrée 2011 et ce travail pour lequel les heures supp' (non payées, rendues en jours de congé quand c'est possible) sont légions, les week-ends sont souvent consacrés aux colloques et le tout juste payé le smic (en enlevant le coût des transports qui m'en aurait déjà amputé un bon tiers). J'ai répondu non par mail, depuis aucune nouvelle de la prof. C'est pour ça que je deviens parano sur mes emails qui n'arrivent pas. Ou alors, elle m'en veut. Ça va être gai vu que c'est elle qui est censée me diriger pour le master.

Sinon, j'ai un entretien demain soir pour un mi-temps dans une boîte d'assurances. Pour trier les archives, je vous rassure. C'est un CDD de neuf mois et c'est à 15 minutes de tram de chez moi. Donc je croise les doigts. Gagner juste un peu d'argent pour me sentir moins dépendante de mes parents. Et pouvoir m'acheter une paire de talons Erotokritos pour André, sans m'endetter pour six mois. Je ne suis pas pour claquer 139€ dans une paire de chaussures, même assez contre par principe en fait, mais j'aimerais pouvoir le faire juste une fois. Pouvoir le faire, c'est le point clé. Je devrais arrêter les séries où les filles s'achètent des Jimmy Choo pour se remonter le moral. Mais j'ai presque 25 ans et je découvre seulement le plaisir d'assumer la pétasse qui est en moi : les robes trop courtes, le maquillage des yeux qui prend cinq minutes et quatre teintes, le vernis à ongles groseille... Des fois, comme si je sortais de moi-même, je me vois même passer la main dans mes cheveux comme la pire caricature de pouffe qui flirte... Le pire, c'est que je crois que ça fonctionne... Sur les mecs nés en 1991...

Et pour que tout le monde sache que j'ai atteint le fond, en ce moment je me délecte du spin-off de Beverly Hills (bien qu'ayant toujours abhorré l'original) et de the Vampire Diaries (je pense que ça vaut Twilight à ce niveau et j'ai honte). Mea culpa, mea maxima culpa.
 
 
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Sande
26 August 2009 @ 06:16 pm
Bon, quitte à ne pas bosser, je vais un peu parler de mes vacances à Venise avant d'avoir oublié! Je pourrai dire que j'ai écrit quelque chose comme ça... Mhh.

Nous sommes donc partis le 9 août mon frérot et moi. Comme nous devions aller en voiture à Nantes, mon frère est passé me prendre le matin et ma maman était allée acheter des croissants, donc nous avons pris le petit-déjeuner tous les trois, le truc qui n'a pas dû arriver depuis bien des années, vu que je suis partie depuis six ans, et même quand nous vivions tous ensemble, je ne suis pas sure que nous petit-déjeunions très souvent ensemble.

Après ce grand moment d'union familiale, nous sommes donc partis tranquillement à Nantes où nous avons géré comme des chefs pour avoir le parking le moins cher. En arrivant, nous savions juste que nous devions nous présenter à un guichet à une certaine heure, mais à part ça et l'heure de décollage, le reste du voyage était assez flou. Ça me stressait un peu, j'aime bien tout préparer en détail. Et puis, comme je l'ai déjà dit, je regarde trop M6 et les émissions du type "les arnaques de vos vacances", donc je suis parano. Au final, j'ai rarement vu une organisation plus parfaite. L'opérateur en charge, c'était Italowcost, et honnêtement, vous pouvez y aller les yeux fermés. Tout l'avion était pour eux, les transferts aéroport-hôtel étaient réalisés dans leurs bus, tout le personnel de l'hôtel (qui valait presque un 3 étoiles français) parlait parfaitement français et le buffet du petit-déjeuner était bon, surtout les croissants qui avaient goût de panettone! Par contre, Mestre c'est assez anecdotique comme ville. Heureusement, il y avait un bus direct devant l'hôtel pour rejoindre Venise en 20 minutes.

Le premier soir, nous étions nazes, donc nous avons juste cherché un restau. Et c'est là que nous avons découvert ce que nous allions baptiser "l'entubage totale à l'Italienne". Nous mangeons dans un restau du quartier où les prix étaient assez attractifs, mais arrivés à la caisse, au lieu des 19€ prévus, on nous demande 25,5€. Après avoir un peu protesté, devant la non amabilité crasse du personnel, nous sommes partis avec la note en nous disant que nous chercherions dans un dico ce qu'on nous avait fait payer. Et bien c'est simple. La garniture des plats est payante... Et le couvert aussi (oui, il faut payer pour s'assoir à table). Ce à quoi il faut rajouter 12% pour le service calculés une fois les autres trucs ajoutés. Youhou! Manger a été un combat de tous les jours lors de ce séjour! Bref, le « coperto » à deux ou trois euros et les 12% de service resteront dans les annales.

Bref, le lendemain, nous nous rendons à Venise en bus et arrivons par la place de Rome. Nous passons tout d’abord une bonne demi-heure à nous procurer la Venice Rolling Card et les pass 72h qui nous permettront de circuler à volonté. Si vous avez moins de 29 ans, c'est un super bon plan. La carte coûte 4€ et donne une réduction sur le pass (18€ au lieu de 33€). Donc 22€ en tout de transport, sachant que ça comprenait les trajets pour Mestre, les navettes pour Murano et le Lido, le bus sur le Lido, les vaporetto, etc. Pour information, un aller simple en vaporetto coûte plus de 6€, donc le calcul est vite fait. Ces formalités accomplies, direction le musée du Ca d’Oro. Sur le vaporetto, je trépigne comme une gamine à Disneyland, tout est trop beau, les canaux, les maisons, les gondoles! Mais arrivés au musée, déception, il est (beaucoup) plus cher que prévu. Comme le coup du restau de la veille nous avait refroidi sur les dépenses, nous renonçons à y entrer et filons à pieds vers le pont du Rialto autour duquel nous nous baladons un moment avant de reprendre le vaporetto pour la place San Marco. Là que dire, c'est vraiment magnifique, avec la basilique, le Palais des Doges, le campanile et la tour de l’horloge. Comme il était déjà plus de midi mine de rien, nous cherchons longuement de quoi manger sans nous ruiner, puis une fois sustentés, nous renonçons à entrer dans la basilique devant la longue queue en plein soleil. Finalement, nous passons près de trois heures à explorer le Palais des Doges. Sans doute la meilleure visite du séjour. Le pont des soupirs et les prisons nous ont vraiment plu. Par la suite, après un assez anecdotique musée Correr, comprenant aussi le musée archéologique et les salles monumentales de la bibliothèque Marciana, nous rejoignons la Fondementa Nuova à pieds et dinons, de guerre las, dans le McDo le plus désorganisé au monde! Non sans déconner, ça craignait. Ils n'avaient aucun hamburger de prêts, ils oubliaient les gens, ils se barraient en plein milieu de la commande. En France, ils se seraient déjà faits virer. Après cela, nous sommes rentrés à l’hôtel.

Le deuxième jour, nous commençons par une balade sur la Strada Nova où je découvre un Lush! Juste pour le plaisir de le tester, je suis entrée et j'ai acheté un savon antibactérien anti grippe A pour ma maman. Les vendeuses sont aussi soulantes qu'en France. Après, en voulant aller dans le ghetto, nous nous sommes paumés et avons atterris dans des petites ruelles bien sympa et calmes, sans touristes pour une fois. Non parce que les touristes, c'était vraiment quelque chose. Nous avons flâné un moment, avons feignassé sur des bancs puis nous avons enfin trouvé le ghetto, avons visité le micro musée hébraïque (musée c'est vraiment un grand mot) et réservé pour la visite des synagogues en début d'après-midi. Entre temps, nous sommes partis à la chasse pour le déjeuner et nous avons enfin trouvé un truc qui s'apparenterait à nos sandwiches : une demie pizza roulée. Nous avons mangé ça par terre à l'ombre comme des gueux de touristes. Mais c'était presque le meilleur repas, avec pour une fois la sensation de ne pas s'être faits avoir! Retour au ghetto pour visiter les synagogues. C'était la première fois que je rentrais dans des synagogues, ce qui était dans un sens émouvant eut égard à mon histoire familiale. Mon frère était content de devoir porter la kippa. La visite était intéressante et les synagogues vraiment belles. Ensuite, nous sommes allés à Murano. C'était hyper décevant. Le musée du verre est inintéressant et l'île est juste un grand magasin de verrerie pour touristes. Il y a la même chose partout. J'ai quand même pris deux petits bracelets en souvenir, mais vraiment, ça ne vaut pas le coup d'y aller. Nous sommes donc retournés à Venise et nous nous sommes baladés sur le front de mer, le long des Zattere, avant de nous rendre Campo Santa Margherita parce que mon guide indiquait ça comme endroit pour dîner pour pas trop cher. Et en effet, nous avons trouvé un restau sans coperto ni service. Par contre, la nonchalance des serveurs frisait l'insupportable. J'ai dû attendre 10 minutes pour qu'on m'encaisse, plantée devant le comptoir, alors que les serveurs passaient et repassaient en me regardant.

Le troisième jour, nous avons fait une matinée musée : le musée d'art moderne et le musée orientale du Ca Pesaro. Plutôt sympa même si les collections de la partie art moderne sont assez pauvres (genre un Klimt qui traîne, deux dessins peu connus de Kandinsky, etc.). Ensuite, la galerie d'art italien, l'Accademia. Je voulais y aller pour voir l'Homme de Vitruve de Da Vinci... Que je n'ai pas trouvé. Mais vu le nombre de salles en restauration... Mon frère s'est emmerdé, moi j'ai bien aimé les icônes. Mais comme j'avais pitié de lui, nous ne nous sommes pas éternisés. Nous avons mangé des pizza roulées dans le coin avant de partir pour le Lido. Là-bas, il faisait une chaleur à crever. Nous avons fait 2 kilomètres à pieds pour trouver l'ancien cimetière juif. Nous finissons par le trouver et par réussir à nous faire ouvrir les grilles par le gardien. Après un quart d'heure de balade, temps suffisant pour que les moustiques fassent un carnage sur mes pauvres jambes, nous repartons. Et là je découvre que nous nous sommes trompés et que c'est le cimetière juif actuel (enfin depuis le 18e siècle). Nous finissons par trouver le vieux cimetière, mais il est clos et nous n'avons pas le courage de retourner à l'autre demander au gardien (qui était bizarre) s'il peut nous l'ouvrir. Pour faire plaisir à mon frère, je lui dis qu'on peut aller à la plage vu que le Lido donne sur l'Adriatique. Nous traversons l'île pour atteindre le côté mer et là, dans la série entubage, les plages étaient payantes et c'était très cher. Donc nous avons renoncé. Au final, le Lido c'est vraiment "la playa", l'intérêt est très relatif. Nous sommes retournés sur Venise à la recherche du Disney Store (oui oui, on ne se refait pas!), mais malheureusement, ils étaient en train de le transférer donc il était fermé. Nous sommes donc retournés dîner au McDo qui était encore pire que l'avant-veille. Mais nous étions trop crevés pour chercher autre chose. On a su en rentrant qu'il avait fait 38°c ce jour-là, ça explique mes épaules complètement cramées. Nous sommes retournés vers le bus en passant par les jardins Papadopoli, vantés par mon guide. Au final, c'est à peine plus grand et digne d'intérêt qu'un square de quartier dans la banlieue parisienne!

Le lendemain matin, nous avons repris l'avion. Contrairement à l'aller où il s'était shooté à l'anxiolytique, mon frère a vaillamment supporté le voyage sans rien prendre comme il devait conduire après. Il m'a quand même avoué que le matin du départ, il avait pleuré et ne voulait plus venir tellement il avait peur de l'avion. J'ai été gentille et je n'ai pas ri!

Au final, Venise c'est magnifique, ça vaut vraiment le coup! Je conseillerais juste aux gens qui voudraient d'y aller d'éviter l'été, parce que la chaleur et la foule, ce n'est pas le top. Moi j'ai envie d'y retourner fin novembre pour avoir de la brume et des vrais Vénitiens dans les rues!

Les photos, même si les gens sur facebook les ont déjà vues :

Venise 1
Venise 2
Venise 3
Venise 4
 
 
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Current Music: Iggy Pop & The Stooges - Your Pretty Face is Going to Hell
 
 
Sande
04 August 2009 @ 07:08 pm
La petite Hélène est allée faire ses courses de rentrée avec sa maman :

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Il faut vraiment m'éloigner des supermarchés en période de rentrée, je crains un max.
 
 
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Sande
29 July 2009 @ 12:44 pm
Sorties bouquins:
02/09 - Jean-Christophe Grangé - La forêt des Mânes (21,76€)
10/09 - Richard Montanari - Funérailles (7,41€)
17/09 - Kitty Sewell - Fleur de glace (Sortie format poche - 7,41€)


Sorties CD:
14/09 - Miossec - Finistériens (14,99€)
14/09 - Muse - The Resistance (22,99€)

Concerts:
20/10 - La Laiterie - Mucc (Place déjà achetée)
22/10 - Le Zénith - Expatriate + Placebo (41,80€)
21/11 - La Laiterie - Alan Corbel + Miossec (23,90€)
27/11 - La Laiterie - Emilie Simon (21,90€)

J'achète la place pour Expatriate et Placebo début août, ça devrait passer grâce à un bon mois en Bretagne sans avoir à faire de courses. Mais bon, ça craint pour le mois de septembre, je ne suis même pas sure de pouvoir m'acheter les CDs + les livres vu que ce sera le mois des factures et que je ne serai vraisemblablement pas payée avant octobre pour mon job de vacataire. Et après, ils s'étonnent qu'on télécharge...

Pourquoi les livres coûtent les yeux de la tête à leur sortie pour coûter trois fois moins cher en sortant en poche deux ans plus tard? Le contenu est le même et j'ai du mal à croire que la différence de format, de qualité de papier et d'impression justifie une telle différence de prix. Reste que je ne suis pas assez patiente pour attendre qu'un Grangé sorte en poche.

Et les places au Zénith, c'est exorbitant. Mais que voulez-vous, quand j'avais 15 ans je voulais me marier avec Brian Molko et le dernier album de Placebo m'a redonné foi en eux.

Je viens de me rappeler que j'avais précommandé le nouvel album d'High and Mighty Color pour septembre aussi. Je n'achète quasiment plus de disques japonais (J, Mucc et eux en gros), mais il faut que ça tombe ce mois-là.

La culture et le divertissement, ça devient vraiment un truc de riches dans le fond...
 
 
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Sande
28 July 2009 @ 03:10 pm
J'ai à peu près autant envie de bosser ma communication pour le colloque que de me tirer une balle dans le pied.

Il fait enfin (presque) beau, j'ai étrenné la nouvelle table de jardin pour mon petit-déjeuner ce matin (midi).

Je veux aller dans le jardin lire le tome 1 de Millenium. Je ne suis pas plus impressionnée que ça par ce fameux best-seller, mais ça a l'avantage de divertir comme un bon polar de vacances. Il faut quand même surmonter les 150 premières pages avant que ça démarre vraiment. Reste que je ferais bien comme le héros, m'enfouir en plein hiver par moins 20°c au fin fond de la Suède, je suis sure que j'écrirais ma communication en 2 jours.

J'ai commencé à préparer le programme pour Venise. Je vais tuer mon frère vu le nombre de musées que je veux voir.

Bon, allez, je vais essayer de m'y mettre. Je vais écrire une bouse, je souffrirai 30 minutes devant plein de gens intelligents qui seront terrassés par ma stupidité, je rentrerai chez moi me cacher sous ma couette avec un bon film et j'oublierai. C'est réconfortant de se dire qu'on peut survivre à tout. Mais ça ne m'aide pas à me sortir de cet état de procrastination. Le vrai miracle, ce serait qu'on passe en niveau 6 pour le virus H1N1 : plus de vols extérieurs --> annulation du colloque --> soulagement & béatitude.

Et si j'allais seulement bosser au lieu d'écrire ici.
 
 
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Sande
17 July 2009 @ 01:21 pm
Oh, je viens de recevoir un gentil mail de l'ambassade, qui dit qu'ils sont au regret de m'annoncer qu'ils n'ont pu me recommander auprès du ministère de l'éducation japonais. Je ne m'en doutais pas du tout, du tout, du tout. Le pire, c'est que je crois que je m'en tape vraiment.

Après tout, j'ai solutionné pour un temps le problème financier, vu que je suis embauchée comme vacataire à la fac du 31 août à fin octobre, et peut-être même un peu novembre. J'ai calculé qu'en deux mois, je vais gagner exactement l'équivalent d'un an de bourse du CROUS + la différence d'APL (puisque moins tu as de sous, moins on t'en donne, logique bien française, pleurons aussi sur le taux du livret A au passage, ou comment avoir trois fois moins d'intérêts annuels en ayant autant d'économies...). Donc après, il faudra trouver autre chose si je veux m'émanciper un peu financièrement de mes parents, mais l'honneur est sauf, je n'aurai pas à leur demander plus.

Ce matin, par curiosité, j'ai regardé un peu ce que les concours de la fonction publique avaient à m'offrir. Plus les jours passent, plus je doute de mon avenir, et de mon envie d'avenir dans l'éducation nationale. Bref, j'ai trouvé des trucs insoupçonnés. Des trucs qui pourraient même m'intéresser. En général, ce sont les concours avec trois postes tous les cinq ans bien sûr. Enfin bref, analyste des débats du Sénat, je trouve que ça a l'air super. Ce sont les personnes qui en séance prennent des notes et rédigent au fur et à mesure les rapports mis en ligne sur le site du Sénat. Étrangement, ça n'a pas l'air d'être un concours passé spécialement par des gens qui font des études en sciences politiques, mais plutôt par des gens ayant fait des études littéraires. L'essentiel, c'est de savoir bien rédiger. Bene, Bene. Tout ça pour dire que je vais fouiller longuement dans le tas de concours existants, je finirai peut-être par trouver mon bonheur. Je peux aussi passer celui de l'Ecole du Patrimoine à l'occasion.

Je veux sortir de cette voie sans issue dans laquelle je me suis joyeusement engouffrée.

Sur ce, je vais me doucher avant d'aller faire 150 bornes en vélo dans les Vosges... Par coureurs du Tour de France interposés!
 
 
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Sande
16 July 2009 @ 06:17 pm
C'est fou comme je suis douée pour ne rien faire. Je culpabilise à peine en pensant que je dois finir d'écrire ma communication pour le colloque d'ici début août et que je n'ai encore rien fait. Enfin si, j'ai traduit le résumé (j'adore écrire le résumé de ce que je n'ai pas encore écrit) en japonais. Je l'ai envoyé au prof qui gère ça au Japon et il m'a dit "c'était difficile, hein". Je ne sais pas si c'était pour me dire "merci de l'avoir fait à ma place" ou "omfg, ça n'a ni queue ni tête ce que tu as écrit ma pauvre". Bah, je verrai bien les corrections dans le livret du colloque. Je pense juste "communication dans un colloque = 10h sur 36h de validées pour l'année" et "colloque = actes du colloque = peut-être considéré comme publication = peut-être 24h sur 36h de validées pour l'année prochaine". Et j'oublie qu'on m'a dit qu'il y aurait le fils cadet de l'empereur et sa femme, et j'espère que c'était une blague, ou qu'il ne pourra pas venir parce qu'il aura chopé le virus H1N1. On peut mourir de stress et de ridicule? Je n'espère pas.

A part ça, je suis toujours gonflée comme une barrique. Je suis allée voir le médecin, elle ne savait pas trop. Je sais juste qu'à priori ce n'est ni une hernie, ni une infection urinaire. Bref, j'ai des médocs et si d'ici la fin du traitement, ça ne change pas, je gagne une échographie. Pas que ce soit douloureux en soit, mais je voudrais retrouver mon ventre plat et ne plus hésiter à manger un bout de pain de peur de me sentir prête à exploser.

Cet aprem, profitant de l'inintérêt relatif de l'étape du Tour de France (oui, parce que je passe mes aprems vissée à la télé, ça n'aide pas à bosser, je surkiffe le tour et demain, il y a une bonne étape de malade avec un enchaînement de côtes et de cols comme je les aime!!), je suis allée en ville chercher un cadeau pour les 18 ans de ma cousine. Je pensais prendre une jolie écharpe, mais je n'en ai pas trouvée. On a fait les magasins de bijoux fantaisies du coup avec ma mère, et on a fini par trouver un chouette pendentif du créateur La Lutine. Il y avait plein de trucs sympathiques et j'ai craqué sur un bracelet pour moi alors que je n'ai pas un rond. Normal. Mais comment résister:



Donc voilà, je ne fous rien, je dépense les sous que je n'ai pas, je mange des bonnes tartes au citron, c'est le pied!! Il sera bien temps de s'inquiéter de tout ce qui ne va pas en rentrant fin août.
 
 
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Sande
07 July 2009 @ 11:46 am
Je vais à Venise!!!

Je suis trop contente, depuis le temps que je veux aller en Italie. Mais je ne trouve jamais personne pour partir avec moi. Et là, mon frère en a enfin assez de sa vie de patachon, et il veut voir le monde. Il faut dire qu'il a une peur bleue de l'avion et son copain aussi, lequel est en plus claustrophobe et agoraphobe. Ça ne pousse pas aux voyages lointains. Ceci étant, cela fait plusieurs mois qu'on se dit avec Clém qu'on devrait faire un truc ensemble pour les vacances et on avait parlé du futuroscope. Avant-hier, je le vois déprimer sur facebook, il attend les résultats du concours de gendarmerie qu'il a passé fin juin (et il doit attendre jusque fin août je crois), son copain bosse en août et il ne sait pas comment occuper son temps libre, il ne supporte pas d'être seul. Dans ma grande bonté, je lui rappelle nos projets de vacances tous les deux et on se met à parler Vendée, Ile de Ré, etc. Le futuroscope en août, c'est du suicide. Et puis on lorgne sur la Tunisie parce qu'il aime le soleil (moi pas trop, mais bon, si c'est côté désert et non plage) et finalement, hier matin, il me propose Venise. Là, je pense qu'on est tombé d'accord direct. Soleil et chaleur pour lui, monuments historiques pour moi, bingo! Mine de rien, on est totalement différents et s'entendre sur un lieu de vacances sans que l'autre ait à faire trop de concessions, c'est un miracle. Les endroits que j'ai préférés au cours de mes voyages, ça reste le Japon et l'Islande, lui, l'Espagne et Saint-Tropez. Si vous voyez ce que je veux dire...

Donc voilà, j'ai promis de lui tenir la main dans l'avion (ou de l'assommer), j'ai comparé les sites, lu des kilomètres d'avis sur les hôtels et fini par trouver le voyage repéré chez certains voyagistes en vente sur le site de la SNCF. A force de regarder les émissions M6 du genre "les arnaques de vos vacances", je suis légèrement parano. Je pense qu'il est plus facile au besoin de se retourner contre la SNCF que contre un voyagiste du genre "la bourse aux voyages". Sur un séjour avion + hôtel, ça devrait aller je pense. On part de Nantes le 9 août, retour à Nantes le 13 août avec un vol charter. Le transport aéroport/hôtel est assuré, ça c'est cool parce que ça me saoule toujours de jongler avec les transports. Et on sera logés à Mestre, soit à 25 minutes de bus ou 10 minutes de train du centre de Venise. Les navettes sont gratuites et le train coûte dans les un euro, donc ça va. Après le reste, je vais nous concocter un programme de visites (j'ai déjà repéré un guide à la fnac), j'ai déjà regardé les prix des musées, monuments, du vaporetto, des gondoles (ouch, là je crois qu'il faudra laisser tomber). Mon frère est halluciné de la vitesse avec laquelle j'organise tout. Mais je déteste partir sans avoir tout réglé. Et l'Italie, ça fait trop longtemps que j'en rêve pour me priver du plaisir de tout préparer dans les détails.

Bon sinon, je pense que pour la bourse pour le Japon, c'est mort, vu qu'on est le 7 juillet et que je n'ai toujours pas de nouvelles. Mais je m'en doutais. Le test de japonais était démentiellement compliqué. 20 textes d'environ une demie à une page, il fallait les lire et répondre à une question à chaque fois. Tout ça en 1h soit 3 minutes par texte. Et des textes parfois super complexes sans dico. Du genre de la psycho, etc. Je lis déjà lentement, alors bon... L'anglais, je pense que j'ai cartonné, mais ça n'a pas dû suffire. Et l'entretien... Le pire moment de ma vie je crois. Sept personnes face à moi. J'arrive et on me dit de parler. Je ne m'attendais pas à devoir parler 10 minutes de but en blanc. En plus de préférence en japonais. Impossible de parler de mes recherches en japonais, j'ai donc attaqué en français. J'ai été assommée de questions après. J'ai eu l'impression que mon projet de thèse se faisait traîner dans la boue, je n'avais pas le répondant que j'aurais voulu face aux critiques. En sortant, je me suis dit que j'aurais dû leur dire que de toute façon, avec ou sans bourse, en allant ou non au Japon et quoi qu'ils en pensent, cette thèse j'allais la mener à bien, alors que chercher à juger maintenant de son intérêt ou de ma capacité à l'écrire, ce n'était plus d'actualité, mais que l'essentiel c'était de savoir comment faire pour qu'elle soit de la meilleure qualité possible. Mais bon, que voulez-vous, je suis de Strasbourg et non de certaines universités parisiennes dont venaient pas mal de candidats et de membres du jury si vous voyez ce que je veux dire, et apparemment les universités contactées au Japon n'étaient pas assez bien pour eux. Je suis sortie vidée, me sentant comme une merde. J'ai eu du mal à me relancer pour commencer à écrire mon intervention pour le colloque de septembre. Je n'ai plus trop goût à ça depuis et il va falloir que je me secoue.

Je pars en Bretagne jeudi et ça va me faire du bien j'espère. Je ne me supporte pas en ce moment. Je suis molle, fatiguée, j'ai juste envie de regarder des comédies romantiques et des séries policières, et de bouquiner. En plus je me sens bizarre, j'ai le ventre très gonflé depuis deux semaines et ça commence à me saouler. Mais j'ai la flemme d'aller chez le médecin pour qu'il me dise que c'est rien. N'empêche qu'hier je pensais exploser dans mon slim. Et ma balance me dit que j'ai perdu 2 kilos pourtant, c'est juste trop bizarre alors que j'ai l'impression de gonfler de partout. J'ai acheté des Activia, mais ça ne marche pas et c'est dégueu. Et dans le fond, Wataru ne doit pas être étranger à mon état. Je suis définitivement sure que mon problème, ce n'est pas que les mecs ne s'intéressent pas à moi, mais que je ne suis pas prête à accepter quelqu'un dans ma vie bien rangée, à moins que cette personne soit une évidence. Quand quelqu'un me dit je t'aime alors que je le connais à peine de mon point de vue, je me sens trahie et rabaissée. Il ne sait pas qui je suis, ce qu'il aime c'est ce qu'il voit et il est loin du compte. Ce n'est pas ça que je veux voir aimé chez moi. Et j'ai juste envie d'exploser mon téléphone contre un mur quand il m'appelle pour me demander "tu m'aimes?" ou "pourquoi tu m'aimes?" alors que je me refuse à lui dire que je l'aime... Parce que je ne l'aime pas. Je l'aime bien. Et j'ai l'impression qu'il essaye de devenir ce qu'il croit que j'attends de lui, et je déteste ça. Je n'aimerai jamais quelqu'un qui croit qu'il doit changer pour moi. Ses mails avec des "que dois-je faire pour devenir une personne bien pour toi" me donnent des sueurs froides. En conclusion, il n'a rien compris. On aurait pu avoir une histoire sympa, être en contact, et aviser quand on se voit. Mais il veut me garder pour lui depuis l'autre bout du monde en me proclamant sa petite amie, en m'appelant 5 ou 6 fois par jour jusqu'à ce que je décroche, en m'envoyant des mails paniqués si je ne réponds pas pendant une journée alors qu'avec le décalage horaire et les trucs que j'ai à faire, je ne suis pas derrière mon ordi 24/24 ou j'ai la flemme d'écrire. Tout ce qu'il gagne, c'est que je l'ai bloqué sur mon portable parce que je ne supportais plus ses appels bizarres et me sentais harcelée, et je lui envoie grand maximum un mail par jour parce que je ne supporte pas d'être étouffée par un type vivant à 10 000 bornes de moi. S'envoyer en l'air une fois ou deux avec moi ne donne pas le droit de me bouffer la vie. Tout ce que je veux, c'est rencontrer une personne avec qui je m'accorde, quelqu'un qui avec qui je peux vivre et qui peut vivre avec moi. Dans 9 mois, j'aurai 25 ans. J'ai toujours pensé que j'aurai un boulot et que je commencerai à fonder ma famille à cet âge-là. Ma grand-mère a eu ma mère à 25 ans, ma mère m'a eue à 25 ans. Je sais que c'est sans doute hormonal, mais je crois que je déprime de voir que mes beaux plans ne se sont pas déroulés comme prévus. Et je suis aussi déprimée de voir que ça ne peut pas marcher avec le premier venu qui s'intéresse à moi, que ce n'est pas aussi simple. Il y a forcément un type avec qui je pourrais être bien, avec qui je pourrais construire quelque chose. Je voudrais juste bien le trouver.

Bon, pour me remonter le moral, je me suis enfin acheté mon nouvel ordi portable. Un beau MacBook Pro 13". J'ai eu un nouvel iPod quasi gratos avec en plus. Enfin, entre mon voyage au Japon en mai, ça et bientôt Venise (même si Venise ce n'est pas cher du tout quand même), je suis en train de tuer mon livret bleu. Heureusement, j'avance un peu côté recherche de boulot. J'ai eu un entretien pour un poste d'adjoint du patrimoine dans un centre culturel le week-end, mais ça n'a pas abouti. Heureusement, vu qu'au final c'était un poste partagé et c'était très compliqué pour moi d'aller dans le patelin où se trouvait le centre. J'aurais presque dépensé le salaire en transport. Et hier, j'avais un entretien pour bosser comme vacataire à la fac en septembre et octobre. Ça s'est bien passé et la responsable m'a dit qu'à priori, c'est bon elle me prend. Elle doit me reconfirmer ça en fin de semaine. Et peut-être même que ça pourrait se prolonger un peu en novembre. Deux mois à temps plein au smic, ça me permettra de voir un peu venir avant de trouver autre chose.

Et sur ce, je m'arrête. Je devrais poster plus régulièrement, ça éviterait les romans.
 
 
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Sande
24 June 2009 @ 12:36 am
Bien à la bourre, mais un court (ou long en fait) résumé de mon séjour au Japon.

Je suis donc partie le samedi 16 mai, en ayant dormi à peine 45 minutes. En effet, comme je suis toujours bien à la bourre, j'ai fini mon dossier de candidature pour la bourse monbusho vers 1h30 du matin. Au final, il faisait quand même 145 pages et m'a coûté une cartouche d'encre, une ramette de papier et un envoi en colissimo livre. Tout cela n'aura pas été vain puisque j'ai été convoquée aux tests de langue et à un entretien à l'ambassade la semaine dernière. Pour ces épisodes, je ferai un autre poste si le courage ne m'abandonne pas.

Bref, je n'ai donc pas vraiment dormi puisque j'ai commencé ma valise à 1h30, et encore, Khym avait aimablement repassé mon linge, et que je l'ai finie vers 3h15. Je me suis couchée et relevée à 4h pour aller prendre le bus Lufthansa à la gare. Là encore, Khym m'a accompagnée. Je tiens à dire d'ailleurs que la Lufthansa ce sont des blaireaux, le lieu qu'ils indiquent sur le ticket, il est juste à l'extrême opposé de l'endroit d'où part le bus et ça m'a bien stressée. Je passe la suite, bus, aéroport de Francfort que je trouve un peu fouillis et trop plein d'Allemands et autres gens bizarres, vol long sans écrans individuels, mais avec un jeune voisin japonais charmant qui, à défaut de m'adresser la moindre parole, ne s'est pas gêné pour se vautrer sur moi en dormant, non que je m'en sois offusquée d'ailleurs...

Douze heures plus tard, après le passage à la caméra thermique pour le contrôle sanitaire anti-grippe des porcinets et le passage à l'immigration, j'échappe à la fouille de la valise quand le charmant douanier repère mon ancien visa étudiant et il commence à me tailler la bavette avec son masque en parlant super vite... Heu du calme mon gars, je n'ai pas trop pratiqué le japonais depuis 9 mois.

Je sors de l'aéroport et prends le train qui a augmenté de 10 yen, je tiens à le dire, comme si déjà le cours du yen et de l'euro n'était pas devenu plus désavantageux. Arrivée à Nagoya même, je prends le métro et au bout de cinq minutes, j'ai l'impression de n'avoir jamais quitté la ville. Je rentre à la maison, c'est ma ville Nagoya.

Je finis par arriver chez Marie, et c'est comme si on s'était quittées la veille et non il y a presque dix mois. On bavarde, on bavarde encore, je me douche, je fais une petite sieste, et puis on rejoint Mélisande à la sortie de son boulot à Sakae et on va manger des okonomiyaki.

Le lendemain, comme les filles sont prises toutes les deux, je me balade seule dans Sakae, et là le drame, je me lâche au 100 yen shop, au loft, et je ne sais où encore. Les gadgets c'est terrible, surtout après des mois d'abstinence, je ne résiste pas à Stitch. Le deuxième jour rebelotte à Osu et Sakae avec Mélisande. Le troisième jour encore, à Osu avec Marie cette fois.

Après ces trois jours de shopping intense, je pars le jeudi pour Osaka afin d'aller voir sixx! Et Osaka que je ne connais pas par la même occasion. La journée se passe entre chasse aux temples à Tennôji, chasse aux CDs à Denden Town, restau d'omu-raisu, karaoké qui déchire sa race et quelques verres au bar du quartier avec Amandine qui nous a rejointes. Le lendemain, le réveil est sympa, avec M. Internet, jeune homme physiquement intelligent, qui débarque alors que nous sommes toutes en pyjama. Je manque de louper mon bus pour rentrer à Nagoya parce que mon plan est pourri et qu'il pleut, mais j'arrive finalement à bon port et j'aide Marie à renvoyer ses derniers cartons. Le soir, fête d'adieu de Marie qui doit rentrer en France le lundi suivant. Je suis fatiguée et il y a trop de gens que je ne connais pas (dont une Américaine, du genre à faire le grand écart en plein bar), alors je ne suis pas d'humeur charmante. Et puis bar = clopes et moi j'ai la gorge assassinée par la clim. D'ailleurs, vu les quintes de toux que je me suis envoyées dans le métro (allergie au produit de la clim ? Je toussais dès que je mettais un pied dans une rame), j'ai cru qu'ils allaient finir par me reconduire à la frontière, des fois que j'ai la grippe du cochonou.

Le samedi, on met du temps à bouger avec Mélisande. Au final, on a juste le temps de repasser par Osu avant d'aller au concert de D'espairsRay. Très bon concert quoi que très très long, près de 2h30. Le nouvel album passe très bien en live, même l'ignoble chanson pop vers la fin dont j'ai oublié le nom. Dommage que je n'ai plus de sous pour retourner les voir à Paris en juillet. Après le concert, Marie nous retrouve chez Mélisande pour manger, puis nous partons Mélisande et moi à Tokyo avec le bus de nuit.

Le dimanche, arrivées aux aurores à Tokyo, nous nous rendons chez Patrick, un ami de Mélisande chez qui nous avions déjà dormi l'an dernier. Nous allons prendre le brunch, qui s'est d'ailleurs transformé en déjeuner, sur la Omote Sando. Le reste de la journée se passe entre Harajuku et Shibuya. Le lendemain, visite culturelle : le nouveau musée d'art de Roppongi. Ce jour-là, on a eu un bol absolu, entre une gamine qui nous a filé des billet pour l'expo d'objets du Louvres sur l'enfant dans l'art et le papi qui nous a faites rentrer gratos à l'un des étages. Au final, on a payé 300 yen au lieu de 1800 yen! Le soir, restau indien à Ueno.

Le mardi, Daikanyama, Omote Sando et la rencontre avec Wataru, Shinjuku, puis soirée avec Wataru. Mercredi, Asakusa, puis de là, nous rejoignons Odaiba en bateau. Très chouette balade qui nous permet de nous reposer après des jours de marche. Ça donne une autre vue de Tokyo. A Odaiba, c'était un peu désert. Le front de mer est joli, la statue de la liberté marrante. Le soir, repas dans une crêperie à Ginza, tenue par un Français évidemment. C'était bon, mais très cher. Donc je me suis contentée d'une complète. Chez moi, la galette c'est le repas des moments de dèche, quand le frigo est vide et que Maman a vraiment la flemme. Je me vois mal payer presque 20 euros la galette, c'est contre ma nature de Bretonne!

Le jeudi, retour à Nagoya en bus de jour et concert de Mucc. Très bien comme d'hab'. Très jolis décors à l'image de la pochette du dernier album. Moins intense que le live de l'an dernier peut-être, je trouvais Shion plus habité. Quand ils jouent Sanbika, le décor projeté derrière est vraiment beau, des vitraux. Comme dit Mélisande, à voir Tatsurô chanter, on aurait presque un regain de foi. Enfin, c'est beau, mais c'est kitch quand même. Reste aussi qu'il se merde dans les aigus du début de la chanson et qu'il baisse le Ave Maria d'une octave pour réussir à le chanter. Il faudrait voir à ne pas faire des chansons qu'il ne peut même pas chanter. Ça me rappelle Anjelier en live, une belle rigolade. Enfin bref, Tatsurô, ta mission d'ici le concert d'octobre à Strasbourg : couper tes cheveux mon gars, ça choque mon sens esthétique et ça manque de virilité.

Le vendredi, j'ai rendez-vous le matin avec un prof de l'université de Nagoya. Le midi, on mange avec lui Mélisande et moi, c'est déjà la deuxième fois qu'il nous offre le restau. L'après-midi, je vais faire quelques derniers achats, puis je rentre chez Mélisande faire ma valise avant de la rejoindre en fin de journée pour aller dans un restaurant okinawaien, souvenirs souvenirs.

Le samedi, je rentre. Ou plutôt, j'étais censée rentrer, mais c'est là qu'intervient l'épisode des quinze heures de retard de l'avion. Et là c'était long. Arrivée à Francfort le lendemain très tôt (même si le pilote a dû aller jusque Saarbrücken et faire demi-tour pour occuper le temps en attendant l'ouverture de l'aéroport, sisi), j'ai réussi à attraper le premier bus pour Strasbourg et je suis arrivée vers midi, près de 40h après m'être levée. Ça met en forme.

Quelques photos du séjour sur facebook:
Album Facebook


Raconté comme ça avec trois semaines de recul, cela semble un peu froid ce séjour, mais c'est surtout pour ne pas oublier ce que j'ai fait. Je sais bien combien chaque moment était magique. J'ai tellement envie d'y retourner. Mais là tout me semble compliqué et incertain en ce moment. Ça me fait bizarre l'idée de ne pas retourner en cours en septembre, de chercher vraiment un boulot pour ne pas dépendre plus de mes parents que je ne le fais déjà. Et je sens poindre le premier gros échec de ma vie. Bref, il faudra que je parle de tout le reste plus tard, j'ai sommeil.
 
 
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Sande
Je vais le tueeeer!

Bon, en une semaine, l'ami Wataru a déjà réussi à user ma patience, sisi. Ce n'est pas Dieu possible d'être aussi... Japonais.

Mardi prochain, on se rejoint à Paris. Jusque là tout va bien, il s'est même démerdé pour ses billets d'eurostar comme un grand. Nous avons donc élaboré le programme qui consiste en gros à aller où il veut parce que bon, moi je kiffe les musées et je ne me sens pas de lui imposer une longuuuueee visite à 12 euros l'entrée pour lui et gratos pour moi parce que j'ai moins de 26 ans nananah, et que de toute façon, Paris j'y vais quand je veux, peut-être même d'ici 2 semaines de nouveau si je suis convoquée pour l'entretien à l'ambassade pour la bourse monbusho. Donc en gros, Notre-Dame, un salon de thé qui coûte les yeux de la tête où il est allé la dernière fois et la Tour Eiffel by night.

Une fois tout ceci organisé, je lui demande où il compte dormir. Et lui de me répondre "bah je chercherai un hôtel en arrivant"... Youhou jeune homme, tu viens à Paris là! Après moult mails échangés qui ne faisaient pas avancer les choses, du genre "on ne peut pas dormir chez tes amis?" (Sixx, à trois dans ton "une pièce-cuisine"? XD) ou "mais toi tu dors chez tes amis?" (mais non, je ne vais pas te faire deux fois le coup du "je dois rentrer dormir"), il me sort "mais en fait je ne sais pas si j'ai de l'argent pour payer l'hôtel"... Alors qu'il veut aller dans un salon de thé à 15 euros le gâteau microminuscule...

ZEN!

Ça fait deux jours et environ 15 mails qu'on s'emmerde avec cette histoire, et j'en ai ma claque. Je vais finir par réserver et lui dire que s'il n'a pas l'argent tant pis je paye tout, mais que non mon grand, Paris ce n'est pas Tokyo, tu ne peux pas passer la nuit à traîner dehors. Il m'a trop saoulée là, à me répondre sans me répondre par des questions ou en utilisant des mots que même mon dico ne comprend pas et en plus, comme il trouve que j'assure en japonais, il a arrêté de mettre des sujets, je ne sais jamais s'il parle de moi ou de lui.

Et puis, je commence à me demander si en fait il n'est pas homo là. Non mais sans dec', comment il fait son difficile pour une simple chambre d'hôtel! J'ai failli mettre un "t'inquiète je ne compte pas te violer", mais j'ai des doutes sur l'humour japonais.

Heureusement qu'il est adorable, parce que sinon je lâcherais l'affaire. Il va piger que les Françaises ça n'aime pas se prendre la tête avec des détails réglables en cinq minutes.
 
 
Current Location: Strasbourg
 
 
Sande
30 May 2009 @ 10:10 am
Bon, décidément, ma vie est trépidante en ce moment. J'aurais peut-être dû éviter de répéter pendant deux jours que je ne voulais pas rentrer en France. J'étais censée décoller à 10h30 heure japonaise ce matin et... Après nous avoir fait poirauter 5h devant la porte d'embarquement, on nous a enfin dit que l'avion aurait QUINZE HEURES DE RETARD!

Ouais, ouais. Ils ont cassé une pièce et du coup ils doivent la faire venir de Tokyo, la remplacer et refaire le contrôle technique. Donc voilà, je suis levée depuis 4h du mat, je ne décolle qu'à 00h15, j'ai 12h10 de vol de prévu et aucune idée de comment va être assurée ma correspondance pour Strasbourg à l'aéroport Francfort. Si j'ai du bol, je serai chez moi dimanche midi, au lieu de samedi en début de soirée.

Après le long poirautage, la Lufthansa nous a filé des chambres d'hôtel gratuites au Toyoko Inn de l'aéroport. Et ça ça claque: internet, baignoire, thé! Quitte à attendre hein. Je crois que je vais aller bouquiner dans le bain et faire la sieste parce que le temps que j'arrive en France ça fera plus de 35h que je suis debout. Je sens que je vais avoir du mal à me remettre du voyage entre le manque de sommeil et le décalage horaire.

Bon, au moins j'ai pu voir que Wataru m'avait envoyé deux mails ce matin pour me souhaiter bon voyage, me dire de faire gaffe à moi, et patati patata XD
 
 
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Sande
26 May 2009 @ 08:02 pm
Bon, je sais que je n'ai encore rien raconté de mon voyage, mais le 26 mai 2009 aura été la journée de ma vie où mon horoscope devait sans doute indiquer "méga jour de chance qui déchire sa race, des rencontres hallucinantes, fonce quéquette!", alors je passe ça en priorité!

Tout à commencé sur la Omote Sando où j'ai croisé Shô, le chanteur d'Alice Nine, qui est ma foi pas mal du tout en vrai. Me voyant le fixer, il s'est enfui dans une ruelle avec la grâce d'un Bambi acculé à la lisière de la forêt par de gros chasseurs ventrus et poilus. Si tu savais mon brave comme il n'y avait aucun risque que je m'approche de toi à moins de 10 mètres...

Bref, après j'ai cherché vainement la boutique de vêtements vintages où bosse un mec mignon en photo dans les streestyles du site arena (oui, oui, j'assume), puis j'ai cherché tout aussi vainement des cadeaux pour mes frangins avant de décider, de guerre lasse, de migrer vers Shinjuku. En chemin, alors que j'attendais à un feu rouge, on me tape dans le dos et un jeune homme charmant me dit qu'il est coiffeur et qu'il surkiffe mes cheveux et qu'il veut me prendre en photo. On part dans une ruelle (celle de Bambi Shô), mais il y a plein de vent. Alors il me demande si je suis libre ce soir, et après avoir discuté avec Mélisande, je décide de la laisser aller diner avec ses amis et de rejoindre coiffeur à Daikanyama (d'où je revenais soit dit en passant) à 18h30. En gros, c'est le quartier des créateurs et des coiffeurs branchouilles.

Entre temps, je vais quand même à Shinjuku et là, je trouve pour Khym un single de meth. que je cherchais depuis genre deux ans sans espoir. En retournant à Daikanyama, croyez-le ou non, je me fais alpaguer par un deuxième coiffeur qui trouve mes cheveux "beautiful" et "amazing". Désolé Coco, je suis bookée.

Comme je me perds en chemin, je demande ma route à un type super looké visualeux qui fume sur un mur, il me fait une explication hypra détaillée pour m'expliquer que je dois faire 20 mètres tout droit, le tout avec un sourire de malade. Ok, normal, 26 mai quoi.

Wataru (le coiffeur) me rejoint peu après et m'emmène dans son salon désert parce que jour de repos, et que qui plus est, ils sont en train de refaire la peinture. Il me recoiffe et maquille un peu et se met à me prendre en photo avec toutes les mimiques et poses possibles. Là, je crois qu'il a vite pigé ma non photogénie, mais il s'est acharné durant 2h30.

Après, il me raccompagne à Ebisu prendre le métro, mais on est tellement lancé dans notre discussion qu'il finit par m'inviter à diner. On va à Meguro à pieds et il m'offre un restau de sushi cher et super bon. Puis il me ramène au métro et oh... Balot, le dernier part dans une minute. Le Wataru me sort innocemment: "je me suis planté"... Mhh. Il me fait : "je veux encore parler avec toi, c'est trop bien". Bon, pendant les photos j'ai aussi eu le droit au 50 000 "tu es trop mignonne, tes yeux sont superbes, je ne peux pas croire que les Japonais ne te disent pas tous que tu es belle, ils sont tous aveugles". Finalement, comme il me sort des trucs avec changements méga compliqués pour me dissuader de rentrer, je lui dis qu'on n'a qu'à aller à Shibuya à pieds prendre la yamanote. Là, il m'entraîne dans des rues improbables et finit par me ramener à bon port. Une fois encore, on n'arrive pas à se quitter, on échange nos emails, nos numéros de téléphone... Et d'un coup, il me dit "mais j'habite à Meguro, je prends la yamanote aussi". On attrape donc le dernier métro. Dailleurs, je n'ai pas compris du coup pourquoi en partant de Naka-meguro, on est remontés sur Shibuya pour revenir à Meguro. Il fait exprès de louper sa station, je ne dis rien. Il m'accompagne jusque Shinigawa. Il profite de la correspondance qui arrive soit disant pour me choper le poignet et ne plus trop me le lâcher.

J'avais trop mal au coeur de le laisser, mais en même temps, je ne sais pas. Passer toute la nuit avec un inconnu comme ça... Déjà, je me suis bien déchirée en acceptant ses photos.

Ce qui m'a tuée, c'est quand il m'a dit qu'il m'avait croisée quatre fois dans Tokyo depuis dimanche, mais qu'il y avait toujours trop de monde pour qu'il m'aborde.

Demain il travaille jusque minuit, donc on ne peut pas se voir.

Mais, le mois prochain, il vient quelques jours à Londres et Paris et... Il a une soudaine envie de voir Strasbourg XD

Voilà, c'est surréaliste cette journée, un vrai drama. En plus, il ne fume pas, il écoute du rock, ses parents sont séparés et il aime voyager!

Bref, je ne sais pas ce que ça peut donner tout ça, mais depuis que je suis rentrée (il y a deux heures), il m'a déjà envoyé 4 emails, et dans le dernier il me disait qu'il m'en enverrait d'autres demain!
 
 
Current Location: Tôkyô
 
 
Sande
29 April 2009 @ 07:49 pm
Il y a de cela deux ou trois semaines, je commentais avec Mélisande les mariages de miyavi et Mizushima Hiro, déplorant leur perte pour le marché des célibataires. Je lançais même, bravache, qu'il ne manquerait plus que J se marie, non mais oh! Ce à quoi Mélisande me répondit : "ne dis pas ça, il pourrait s'être marié à ton insu"... J'arguais alors que non, vraiment non, un mec qui écrit des chansons pour son chien mort, c'est incasable...

Si j'avais su alors ô combien j'avais tort. Je commence à penser que j'ai une influence sur les couples et les mariages, sisi! Rappelez-vous l'an dernier, l'infâme Matsuya, puis le cuisto Mister T. Si je m'intéresse à un mec, il se trouve une copine dans la semaine. Il a suffi que je blague sur le mariage de J et apparemment... Le voilà marié. J! Le mec qui dans ses interviews ne semblait pas franchement pressé (malgré son grand âge!) de se faire passer la corde au cou.

Bilan, je vais ouvrir une agence matrimoniale d'un genre nouveau, ma richesse est assurée! Copine dans la semaine, mariage dans le mois!

J'ai quand même deux objections à émettre quant au sujet du mariage de notre ami J :
1/ Je vais devoir fantasmer sur un homme marié à présent, ce qui est totalement en dehors de mes principes.
2/ On attend toujours son fameux DVD du printemps et pour la première fois en facilement 11 ans, pas de tournée en mai, mis à part les trois concerts du fan club, donc je vous le demande, what the fuck ? J, ne laisse pas le mariage t'amollir! Au boulot!!!

Voilà, en conclusion, j'aimerais que les gens arrêtent de se marier là comme ça, ou alors si mon karma amoureux pouvait lui aussi atteindre sa pleine réalisation en 2009.... Je m'en fous qu'ils se marient dans le fond, et même pas dans le fond d'ailleurs, mais je commence à être aigrie de voir les gens se marier alors que moi je vis dans la solitude amoureuse la plus pathétique. That's the point!
 
 
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Sande
03 March 2009 @ 06:43 pm
Je ne sais pas si cela vous arrive des fois, que tout semble se liguer pour vous empêcher de faire quelque chose. J'ai failli virer paranoïaque depuis deux jours.

J'ai décidé de m'acheter un nouveau téléphone portable. Pur caprice vu que le mien fonctionne très bien, mais s'il fallait attendre qu'il casse, vu que je suis du genre à bien prendre soin de mes affaires, ça pourrait prendre du temps. Au bout de plus de trois ans, il n'a pas une rayure, jamais le moindre problème, rien. Je l'aime en plus mon petit Samsung E360e. Je le préférais même à mon portable Docomo, c'est dire. Mais voilà, je suis humaine, je convoite ce dont je n'ai pas besoin au point d'en devenir infidèle. Et j'ai enfin 2400 points orange, ce qui me donne une grosse réduction. Comme j'ai super honte, je mets une photo du superbe design de mon fidèle compagnon:

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Me voilà donc ces derniers jours en quête du nouveau portable qui me rendra heureuse et là, j'ai failli renoncer. En effet, en l'espace de trois ans, quasi disparition des portables à clapet, et c'est pourtant ce que je préfère. Je déteste les portables coulissants ou les portables trop petits qui donnent l'impression de parler dans le vide. En outre, je ne veux pas de portable tactile : manque de bol, c'est la grande mode. Dans le tactile, soyons lucide, ce qui se fait de mieux, c'est l'iPhone, mais je n'ai pas l'argent pour me payer le forfait et j'ai déjà un iPod touch très performant. A cela s'ajoute le fait que j'ai du mal à concevoir que mon téléphone soit aussi mon lecteur mp3, etc. En gros, je suis une vraie chieuse. Pourquoi ne pas garder le mien qui semble réunir tous les critères pour faire mon bonheur ? J'aime les applications gadgets et mon E360e ne dépasse pas le stade du réveil et de l'enregistreur vocal. En plus, je veux un portable sur lequel je pourrais lire et envoyer mes mails. Qui fasse wifi et 3G. Et qui soit quadribande pour le cas où je voyagerais beaucoup les prochaines années. Bref, un vrai smartphone, un portable élégant, pas trop petit, pas trop multimédia, pas tactile, finalement plus un portable professionnel, mais avec quelques gadgets sympathiques comme un agenda performant, un bon lecteur de mails, etc...

Alors, à force d'heures de recherches, mon dévolu s'est jeté sur un Nokia. Après 6 ans de fidélité à Samsung, me voilà donc repartie vers la première marque que j'ai testée. Je me rappelle mon "sublime" premier portable, le Nokia 3210 et son jeu du serpent et de la pomme. Je me la jouais au lycée avec ça. Allez, je vous ai retrouvé une photo de cette merveille pour la peine, admirez la couleur que je trouvais méga chic :



Mon futur nouveau joujou ne concourt par dans la même catégorie. Voici donc le sublimement magnifiquement classe Nokia E71 sur lequel j'ai jeté mon dévolu :

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J'avais encore des doutes malgré la lecture d'environ 50 000 tests sur le net qui me confirmaient que pour l'utilisation que je compte en faire, c'était déjà bien plus qu'il ne m'en fallait, mais hier je l'ai vu en vrai. Et j'ai même cru que j'allais l'avoir. Je le voulais, j'en aurais trépigné dans la boutique orange. Et c'est là qu'ont commencé mes malheurs : j'apprends avec horreur que je n'ai que 2003 points en boutique, que je dois commander sur le net, car ils offrent les 400 points qui me manquent. Résignée, je rentre chez moi et me jette sur le site d'orange. Et re-horreur : le portable est out of stock alors que la veille, ils en avaient. Je suis désespérée. Ce matin, je me reconnecte et miracle, le revoilà. Je m'apprête à le commander, et un nouveau coup du sort : le site est en maintenance. Je prends mon mal en patience, recommence plus tard. Et vous n'allez pas me croire, ce con de site me demande mon code secret qui se trouve sur mes factures. Factures que je n'ai pas puisque la ligne est toujours au nom de ma mère depuis mes 15 ans... Après une bonne demie-heure de recherches, je retrouve finalement la facture du précédent portable avec le numéro de client dessus qui me permet de re-créer un code secret. Plus rien ne devrait m'empêcher de commander mon précieux. Plus rien? Mais c'est sans compter le site d'orange qui plante encore une fois.

Quelqu'un d'un peu lucide se serait dit que sa bonne étoile essayait de le prévenir contre cet achat compulsif. Mais moi je dis fuck le destin. Le Nokia E71 viendra donc frapper à ma porte d'ici le week-end.
 
 
Current Location: Strasbourg