5/7/08 03:21 pm - L'alcool, c'est mal.
Autrefois, à l'époque reculée où j'avais seize ou dix-sept ans, après quelques cuites et des nuits entières disparues de ma mémoire, j'ai juré de ne plus jamais me saouler et je m'étais tenue sans trop de problèmes à cette promesse. Hier soir, j'ai failli et j'ai compris combien ma vieille résolution était sage.
Quelques considérations sur l'expérience:
1/ Je parle japonais assez couramment, il faut juste que je perde 90% de ma lucidité pour le comprendre. Espérons que ça va me donner confiance en ma capacité à communiquer avec mes amis les Japonais.
2/ Je vais finir au couvent, ma malchance sentimentale frise l'acharnement divin à ce stade.
Bon, je crois que là, je dois quelques explications du pourquoi du comment à un auditoire qui n'aurait pas tout suivi.
J'avais parlé des cuistots mignons du restau où bosse Mélisande. Jeudi dernier, nous sommes allées déjeuner au restau avec Marie et Mélisande, avec la table pile en face des cuisines ouvertes. Là, un charmant cuistot nous a fixées pendant tout le repas. Il avait d'ailleurs changé ses jours de congé exprès pour être là quand on viendrait. Renseignement pris, il est célibataire, depuis cinq ans même. Comme quoi, je ne suis pas un cas désespéré encore. Avec Mélisande, nous montons donc une opération kamikaze intitulée : Izayaka et karaoké avec le personnel de chez Robuchon. Oui, pour bien faire, on a invité tous ceux qui voulaient venir. Le dit charmant cuistot que nous appellerons Monsieur T. est super emballé à l'idée de venir et sourit bêtement au boulot toute la journée de dimanche, racontant à ses copains cuistots qu'il est célibataire depuis cinq ans. Mélisande, dans sa grande bonté, cafte qu'il me plaît. Bref, la soirée s'annonce sympathique.
Donc hier soir, toutes pimpantes, Marie, Mélisande et moi, ainsi que Martin, nous nous rendons à l'izakaya où les autres nous rejoignent au compte goutte. Bientôt, nous sommes presque quinze dans la salle, les Japonais sont happys de bavarder avec des Français, surtout que certains ont fait des stages dans des restaus français bref, le courant passe tout de suite très bien. Mais déjà, Monsieur T. s'arrange pour ne pas se mettre près de moi parce que c'est vrai, je fais peur, ce qui ne l'empêche pas de me regarder un peu bêtement en souriant, mais avec la table entre nous, ce n'était pas terrible pour la conversation. Mon voisin était aussi très charmant et assez bavard et la plupart des autres garçons se sont tous arrangés pour venir me parler. Sauf lui. Lui, il me remplissait mon verre de bière sans arrêt le fourbe. En me souriant bêtement.
Bref, deux heures plus tard, tout le monde est déjà bien pompette et nous décidons d'aller faire un karaoké. La plupart des Japonais bossant à 8h le lendemain, seulement trois, dont Monsieur T., viennent avec enthousiasme. Je me dis que c'est enfin l'occasion, d'autant plus qu'il s'assoit direct près de moi. Mais au bout de cinq minutes, il sort avec son téléphone avant de revenir en disant qu'il doit partir.
Là j'avoue, j'étais verte. Mais déjà trop imbibée pour que ça me plombe la soirée. Et c'était encore boisson à volonté au karaoké. Je pense que les deux cassis citron après la dizaine de bières, c'était déjà une erreur, mais c'est le verre de whisky pur qui m'a achevée. Mes papilles étaient parties ailleurs pour le coup, je n'ai su qu'il était pur que quand Martin me l'a dit. Alors que je l'avais bu. Bref. Honnêtement, je suis juste contente d'avoir réussi à ne pas me pisser dessus en oubliant d'aller au toilettes. Je ne sais pas trop ce qu'on a chanté, mais on a chanté. Des trucs en japonais. Que je ne réussis jamais. J'ai fait un super duo sur One Ok Rock avec l'un des Japonais, même qu'on était contents de connaître tous les deux. Il paraît qu'on a massacré Libra encore. Je me souviens de Hurt et Rosier de Luna Sea. Une vague tentative sur I hate you de J. Beaucoup de Offsprings, Good Charlotte, KoRn and co. Je crois qu'on les a tués les deux Japs survivants, on était déchaînés, mais un truc de malade, on sautait partout, on beuglait. Des vrais sauvages.
Vers 4h du mat, on a quand même voulu rentrer. C'est que j'avais cours à 8h45. Plus de métros et à la warrior, Mélisande, Martin et moi, on décide de... rentrer à pieds. Non, mais là vraiment, il fallait être fin bourrés parce qu'il y a genre 3h de marche mini. Au bout d'1h, on a pris un taxi qui passait par là. Entre temps, Mélisande m'a dit que l'un des Japonais lui avait dit quand Monsieur T. est parti: il se serait trouvé une copine.
J'ai le démon là. Le mec célibataire depuis cinq ans se trouve une copine en deux jours dès que je m'intéresse à lui! Si c'est vrai, je crois que le couvent m'appelle. Il est vraiment mignon et il cuisine bien quoi.
En rentrant, j'ai cassé mon collier papillon que ma maman m'a offert pour mes 22 ans. Je suis trop malheureuse. Je vais essayer de le faire réparer et/ou de le racheter. Ca m'a tuée sur le coup. Juste en l'enlevant, je l'ai cogné contre la télé.
J'ai fini par me coucher à 6h, dans un état lamentable physiquement et nerveusement. Au passage, il faisait plein jour depuis 4h45. On a vu le soleil se lever en marchant, huhu. Bref, à 7h, déjà 25°c. Et la migraine, soif, impossible de dormir. Je décide donc... D'aller en cours. Sisi. En plus, j'avais un test de compréhension orale sur les keigô. Je suis donc allée en cours à 10h30 (8h45, il ne fallait pas déconner non plus, hein) et je crois que j'ai fait peur aux gens avec mes cernes. Et honnêtement, je titubais encore un peu. Bref, le test s'est bien passé et j'ai comaté 1h30 comme une bienheureuse. Deux aspirines vitamine C, un jus d'orange et un café noir, ça ne fait aucun effet.
Et ce soir ma tête explose, je devrais aller dormir.
Je ne boirai plus jamais.
Pourquoi je ne trouve pas d'amoureux?
Quelques considérations sur l'expérience:
1/ Je parle japonais assez couramment, il faut juste que je perde 90% de ma lucidité pour le comprendre. Espérons que ça va me donner confiance en ma capacité à communiquer avec mes amis les Japonais.
2/ Je vais finir au couvent, ma malchance sentimentale frise l'acharnement divin à ce stade.
Bon, je crois que là, je dois quelques explications du pourquoi du comment à un auditoire qui n'aurait pas tout suivi.
J'avais parlé des cuistots mignons du restau où bosse Mélisande. Jeudi dernier, nous sommes allées déjeuner au restau avec Marie et Mélisande, avec la table pile en face des cuisines ouvertes. Là, un charmant cuistot nous a fixées pendant tout le repas. Il avait d'ailleurs changé ses jours de congé exprès pour être là quand on viendrait. Renseignement pris, il est célibataire, depuis cinq ans même. Comme quoi, je ne suis pas un cas désespéré encore. Avec Mélisande, nous montons donc une opération kamikaze intitulée : Izayaka et karaoké avec le personnel de chez Robuchon. Oui, pour bien faire, on a invité tous ceux qui voulaient venir. Le dit charmant cuistot que nous appellerons Monsieur T. est super emballé à l'idée de venir et sourit bêtement au boulot toute la journée de dimanche, racontant à ses copains cuistots qu'il est célibataire depuis cinq ans. Mélisande, dans sa grande bonté, cafte qu'il me plaît. Bref, la soirée s'annonce sympathique.
Donc hier soir, toutes pimpantes, Marie, Mélisande et moi, ainsi que Martin, nous nous rendons à l'izakaya où les autres nous rejoignent au compte goutte. Bientôt, nous sommes presque quinze dans la salle, les Japonais sont happys de bavarder avec des Français, surtout que certains ont fait des stages dans des restaus français bref, le courant passe tout de suite très bien. Mais déjà, Monsieur T. s'arrange pour ne pas se mettre près de moi parce que c'est vrai, je fais peur, ce qui ne l'empêche pas de me regarder un peu bêtement en souriant, mais avec la table entre nous, ce n'était pas terrible pour la conversation. Mon voisin était aussi très charmant et assez bavard et la plupart des autres garçons se sont tous arrangés pour venir me parler. Sauf lui. Lui, il me remplissait mon verre de bière sans arrêt le fourbe. En me souriant bêtement.
Bref, deux heures plus tard, tout le monde est déjà bien pompette et nous décidons d'aller faire un karaoké. La plupart des Japonais bossant à 8h le lendemain, seulement trois, dont Monsieur T., viennent avec enthousiasme. Je me dis que c'est enfin l'occasion, d'autant plus qu'il s'assoit direct près de moi. Mais au bout de cinq minutes, il sort avec son téléphone avant de revenir en disant qu'il doit partir.
Là j'avoue, j'étais verte. Mais déjà trop imbibée pour que ça me plombe la soirée. Et c'était encore boisson à volonté au karaoké. Je pense que les deux cassis citron après la dizaine de bières, c'était déjà une erreur, mais c'est le verre de whisky pur qui m'a achevée. Mes papilles étaient parties ailleurs pour le coup, je n'ai su qu'il était pur que quand Martin me l'a dit. Alors que je l'avais bu. Bref. Honnêtement, je suis juste contente d'avoir réussi à ne pas me pisser dessus en oubliant d'aller au toilettes. Je ne sais pas trop ce qu'on a chanté, mais on a chanté. Des trucs en japonais. Que je ne réussis jamais. J'ai fait un super duo sur One Ok Rock avec l'un des Japonais, même qu'on était contents de connaître tous les deux. Il paraît qu'on a massacré Libra encore. Je me souviens de Hurt et Rosier de Luna Sea. Une vague tentative sur I hate you de J. Beaucoup de Offsprings, Good Charlotte, KoRn and co. Je crois qu'on les a tués les deux Japs survivants, on était déchaînés, mais un truc de malade, on sautait partout, on beuglait. Des vrais sauvages.
Vers 4h du mat, on a quand même voulu rentrer. C'est que j'avais cours à 8h45. Plus de métros et à la warrior, Mélisande, Martin et moi, on décide de... rentrer à pieds. Non, mais là vraiment, il fallait être fin bourrés parce qu'il y a genre 3h de marche mini. Au bout d'1h, on a pris un taxi qui passait par là. Entre temps, Mélisande m'a dit que l'un des Japonais lui avait dit quand Monsieur T. est parti: il se serait trouvé une copine.
J'ai le démon là. Le mec célibataire depuis cinq ans se trouve une copine en deux jours dès que je m'intéresse à lui! Si c'est vrai, je crois que le couvent m'appelle. Il est vraiment mignon et il cuisine bien quoi.
En rentrant, j'ai cassé mon collier papillon que ma maman m'a offert pour mes 22 ans. Je suis trop malheureuse. Je vais essayer de le faire réparer et/ou de le racheter. Ca m'a tuée sur le coup. Juste en l'enlevant, je l'ai cogné contre la télé.
J'ai fini par me coucher à 6h, dans un état lamentable physiquement et nerveusement. Au passage, il faisait plein jour depuis 4h45. On a vu le soleil se lever en marchant, huhu. Bref, à 7h, déjà 25°c. Et la migraine, soif, impossible de dormir. Je décide donc... D'aller en cours. Sisi. En plus, j'avais un test de compréhension orale sur les keigô. Je suis donc allée en cours à 10h30 (8h45, il ne fallait pas déconner non plus, hein) et je crois que j'ai fait peur aux gens avec mes cernes. Et honnêtement, je titubais encore un peu. Bref, le test s'est bien passé et j'ai comaté 1h30 comme une bienheureuse. Deux aspirines vitamine C, un jus d'orange et un café noir, ça ne fait aucun effet.
Et ce soir ma tête explose, je devrais aller dormir.
Je ne boirai plus jamais.
Pourquoi je ne trouve pas d'amoureux?

























