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Sande Nocturne

Je vois le monde en rouge

7/7/09 11:46 am - Voir Venise...

Je vais à Venise!!!

Je suis trop contente, depuis le temps que je veux aller en Italie. Mais je ne trouve jamais personne pour partir avec moi. Et là, mon frère en a enfin assez de sa vie de patachon, et il veut voir le monde. Il faut dire qu'il a une peur bleue de l'avion et son copain aussi, lequel est en plus claustrophobe et agoraphobe. Ça ne pousse pas aux voyages lointains. Ceci étant, cela fait plusieurs mois qu'on se dit avec Clém qu'on devrait faire un truc ensemble pour les vacances et on avait parlé du futuroscope. Avant-hier, je le vois déprimer sur facebook, il attend les résultats du concours de gendarmerie qu'il a passé fin juin (et il doit attendre jusque fin août je crois), son copain bosse en août et il ne sait pas comment occuper son temps libre, il ne supporte pas d'être seul. Dans ma grande bonté, je lui rappelle nos projets de vacances tous les deux et on se met à parler Vendée, Ile de Ré, etc. Le futuroscope en août, c'est du suicide. Et puis on lorgne sur la Tunisie parce qu'il aime le soleil (moi pas trop, mais bon, si c'est côté désert et non plage) et finalement, hier matin, il me propose Venise. Là, je pense qu'on est tombé d'accord direct. Soleil et chaleur pour lui, monuments historiques pour moi, bingo! Mine de rien, on est totalement différents et s'entendre sur un lieu de vacances sans que l'autre ait à faire trop de concessions, c'est un miracle. Les endroits que j'ai préférés au cours de mes voyages, ça reste le Japon et l'Islande, lui, l'Espagne et Saint-Tropez. Si vous voyez ce que je veux dire...

Donc voilà, j'ai promis de lui tenir la main dans l'avion (ou de l'assommer), j'ai comparé les sites, lu des kilomètres d'avis sur les hôtels et fini par trouver le voyage repéré chez certains voyagistes en vente sur le site de la SNCF. A force de regarder les émissions M6 du genre "les arnaques de vos vacances", je suis légèrement parano. Je pense qu'il est plus facile au besoin de se retourner contre la SNCF que contre un voyagiste du genre "la bourse aux voyages". Sur un séjour avion + hôtel, ça devrait aller je pense. On part de Nantes le 9 août, retour à Nantes le 13 août avec un vol charter. Le transport aéroport/hôtel est assuré, ça c'est cool parce que ça me saoule toujours de jongler avec les transports. Et on sera logés à Mestre, soit à 25 minutes de bus ou 10 minutes de train du centre de Venise. Les navettes sont gratuites et le train coûte dans les un euro, donc ça va. Après le reste, je vais nous concocter un programme de visites (j'ai déjà repéré un guide à la fnac), j'ai déjà regardé les prix des musées, monuments, du vaporetto, des gondoles (ouch, là je crois qu'il faudra laisser tomber). Mon frère est halluciné de la vitesse avec laquelle j'organise tout. Mais je déteste partir sans avoir tout réglé. Et l'Italie, ça fait trop longtemps que j'en rêve pour me priver du plaisir de tout préparer dans les détails.

Bon sinon, je pense que pour la bourse pour le Japon, c'est mort, vu qu'on est le 7 juillet et que je n'ai toujours pas de nouvelles. Mais je m'en doutais. Le test de japonais était démentiellement compliqué. 20 textes d'environ une demie à une page, il fallait les lire et répondre à une question à chaque fois. Tout ça en 1h soit 3 minutes par texte. Et des textes parfois super complexes sans dico. Du genre de la psycho, etc. Je lis déjà lentement, alors bon... L'anglais, je pense que j'ai cartonné, mais ça n'a pas dû suffire. Et l'entretien... Le pire moment de ma vie je crois. Sept personnes face à moi. J'arrive et on me dit de parler. Je ne m'attendais pas à devoir parler 10 minutes de but en blanc. En plus de préférence en japonais. Impossible de parler de mes recherches en japonais, j'ai donc attaqué en français. J'ai été assommée de questions après. J'ai eu l'impression que mon projet de thèse se faisait traîner dans la boue, je n'avais pas le répondant que j'aurais voulu face aux critiques. En sortant, je me suis dit que j'aurais dû leur dire que de toute façon, avec ou sans bourse, en allant ou non au Japon et quoi qu'ils en pensent, cette thèse j'allais la mener à bien, alors que chercher à juger maintenant de son intérêt ou de ma capacité à l'écrire, ce n'était plus d'actualité, mais que l'essentiel c'était de savoir comment faire pour qu'elle soit de la meilleure qualité possible. Mais bon, que voulez-vous, je suis de Strasbourg et non de certaines universités parisiennes dont venaient pas mal de candidats et de membres du jury si vous voyez ce que je veux dire, et apparemment les universités contactées au Japon n'étaient pas assez bien pour eux. Je suis sortie vidée, me sentant comme une merde. J'ai eu du mal à me relancer pour commencer à écrire mon intervention pour le colloque de septembre. Je n'ai plus trop goût à ça depuis et il va falloir que je me secoue.

Je pars en Bretagne jeudi et ça va me faire du bien j'espère. Je ne me supporte pas en ce moment. Je suis molle, fatiguée, j'ai juste envie de regarder des comédies romantiques et des séries policières, et de bouquiner. En plus je me sens bizarre, j'ai le ventre très gonflé depuis deux semaines et ça commence à me saouler. Mais j'ai la flemme d'aller chez le médecin pour qu'il me dise que c'est rien. N'empêche qu'hier je pensais exploser dans mon slim. Et ma balance me dit que j'ai perdu 2 kilos pourtant, c'est juste trop bizarre alors que j'ai l'impression de gonfler de partout. J'ai acheté des Activia, mais ça ne marche pas et c'est dégueu. Et dans le fond, Wataru ne doit pas être étranger à mon état. Je suis définitivement sure que mon problème, ce n'est pas que les mecs ne s'intéressent pas à moi, mais que je ne suis pas prête à accepter quelqu'un dans ma vie bien rangée, à moins que cette personne soit une évidence. Quand quelqu'un me dit je t'aime alors que je le connais à peine de mon point de vue, je me sens trahie et rabaissée. Il ne sait pas qui je suis, ce qu'il aime c'est ce qu'il voit et il est loin du compte. Ce n'est pas ça que je veux voir aimé chez moi. Et j'ai juste envie d'exploser mon téléphone contre un mur quand il m'appelle pour me demander "tu m'aimes?" ou "pourquoi tu m'aimes?" alors que je me refuse à lui dire que je l'aime... Parce que je ne l'aime pas. Je l'aime bien. Et j'ai l'impression qu'il essaye de devenir ce qu'il croit que j'attends de lui, et je déteste ça. Je n'aimerai jamais quelqu'un qui croit qu'il doit changer pour moi. Ses mails avec des "que dois-je faire pour devenir une personne bien pour toi" me donnent des sueurs froides. En conclusion, il n'a rien compris. On aurait pu avoir une histoire sympa, être en contact, et aviser quand on se voit. Mais il veut me garder pour lui depuis l'autre bout du monde en me proclamant sa petite amie, en m'appelant 5 ou 6 fois par jour jusqu'à ce que je décroche, en m'envoyant des mails paniqués si je ne réponds pas pendant une journée alors qu'avec le décalage horaire et les trucs que j'ai à faire, je ne suis pas derrière mon ordi 24/24 ou j'ai la flemme d'écrire. Tout ce qu'il gagne, c'est que je l'ai bloqué sur mon portable parce que je ne supportais plus ses appels bizarres et me sentais harcelée, et je lui envoie grand maximum un mail par jour parce que je ne supporte pas d'être étouffée par un type vivant à 10 000 bornes de moi. S'envoyer en l'air une fois ou deux avec moi ne donne pas le droit de me bouffer la vie. Tout ce que je veux, c'est rencontrer une personne avec qui je m'accorde, quelqu'un qui avec qui je peux vivre et qui peut vivre avec moi. Dans 9 mois, j'aurai 25 ans. J'ai toujours pensé que j'aurai un boulot et que je commencerai à fonder ma famille à cet âge-là. Ma grand-mère a eu ma mère à 25 ans, ma mère m'a eue à 25 ans. Je sais que c'est sans doute hormonal, mais je crois que je déprime de voir que mes beaux plans ne se sont pas déroulés comme prévus. Et je suis aussi déprimée de voir que ça ne peut pas marcher avec le premier venu qui s'intéresse à moi, que ce n'est pas aussi simple. Il y a forcément un type avec qui je pourrais être bien, avec qui je pourrais construire quelque chose. Je voudrais juste bien le trouver.

Bon, pour me remonter le moral, je me suis enfin acheté mon nouvel ordi portable. Un beau MacBook Pro 13". J'ai eu un nouvel iPod quasi gratos avec en plus. Enfin, entre mon voyage au Japon en mai, ça et bientôt Venise (même si Venise ce n'est pas cher du tout quand même), je suis en train de tuer mon livret bleu. Heureusement, j'avance un peu côté recherche de boulot. J'ai eu un entretien pour un poste d'adjoint du patrimoine dans un centre culturel le week-end, mais ça n'a pas abouti. Heureusement, vu qu'au final c'était un poste partagé et c'était très compliqué pour moi d'aller dans le patelin où se trouvait le centre. J'aurais presque dépensé le salaire en transport. Et hier, j'avais un entretien pour bosser comme vacataire à la fac en septembre et octobre. Ça s'est bien passé et la responsable m'a dit qu'à priori, c'est bon elle me prend. Elle doit me reconfirmer ça en fin de semaine. Et peut-être même que ça pourrait se prolonger un peu en novembre. Deux mois à temps plein au smic, ça me permettra de voir un peu venir avant de trouver autre chose.

Et sur ce, je m'arrête. Je devrais poster plus régulièrement, ça éviterait les romans.

6/24/09 12:36 am - Japon 2009

Bien à la bourre, mais un court (ou long en fait) résumé de mon séjour au Japon.

Je suis donc partie le samedi 16 mai, en ayant dormi à peine 45 minutes. En effet, comme je suis toujours bien à la bourre, j'ai fini mon dossier de candidature pour la bourse monbusho vers 1h30 du matin. Au final, il faisait quand même 145 pages et m'a coûté une cartouche d'encre, une ramette de papier et un envoi en colissimo livre. Tout cela n'aura pas été vain puisque j'ai été convoquée aux tests de langue et à un entretien à l'ambassade la semaine dernière. Pour ces épisodes, je ferai un autre poste si le courage ne m'abandonne pas.

Bref, je n'ai donc pas vraiment dormi puisque j'ai commencé ma valise à 1h30, et encore, Khym avait aimablement repassé mon linge, et que je l'ai finie vers 3h15. Je me suis couchée et relevée à 4h pour aller prendre le bus Lufthansa à la gare. Là encore, Khym m'a accompagnée. Je tiens à dire d'ailleurs que la Lufthansa ce sont des blaireaux, le lieu qu'ils indiquent sur le ticket, il est juste à l'extrême opposé de l'endroit d'où part le bus et ça m'a bien stressée. Je passe la suite, bus, aéroport de Francfort que je trouve un peu fouillis et trop plein d'Allemands et autres gens bizarres, vol long sans écrans individuels, mais avec un jeune voisin japonais charmant qui, à défaut de m'adresser la moindre parole, ne s'est pas gêné pour se vautrer sur moi en dormant, non que je m'en sois offusquée d'ailleurs...

Douze heures plus tard, après le passage à la caméra thermique pour le contrôle sanitaire anti-grippe des porcinets et le passage à l'immigration, j'échappe à la fouille de la valise quand le charmant douanier repère mon ancien visa étudiant et il commence à me tailler la bavette avec son masque en parlant super vite... Heu du calme mon gars, je n'ai pas trop pratiqué le japonais depuis 9 mois.

Je sors de l'aéroport et prends le train qui a augmenté de 10 yen, je tiens à le dire, comme si déjà le cours du yen et de l'euro n'était pas devenu plus désavantageux. Arrivée à Nagoya même, je prends le métro et au bout de cinq minutes, j'ai l'impression de n'avoir jamais quitté la ville. Je rentre à la maison, c'est ma ville Nagoya.

Je finis par arriver chez Marie, et c'est comme si on s'était quittées la veille et non il y a presque dix mois. On bavarde, on bavarde encore, je me douche, je fais une petite sieste, et puis on rejoint Mélisande à la sortie de son boulot à Sakae et on va manger des okonomiyaki.

Le lendemain, comme les filles sont prises toutes les deux, je me balade seule dans Sakae, et là le drame, je me lâche au 100 yen shop, au loft, et je ne sais où encore. Les gadgets c'est terrible, surtout après des mois d'abstinence, je ne résiste pas à Stitch. Le deuxième jour rebelotte à Osu et Sakae avec Mélisande. Le troisième jour encore, à Osu avec Marie cette fois.

Après ces trois jours de shopping intense, je pars le jeudi pour Osaka afin d'aller voir sixx! Et Osaka que je ne connais pas par la même occasion. La journée se passe entre chasse aux temples à Tennôji, chasse aux CDs à Denden Town, restau d'omu-raisu, karaoké qui déchire sa race et quelques verres au bar du quartier avec Amandine qui nous a rejointes. Le lendemain, le réveil est sympa, avec M. Internet, jeune homme physiquement intelligent, qui débarque alors que nous sommes toutes en pyjama. Je manque de louper mon bus pour rentrer à Nagoya parce que mon plan est pourri et qu'il pleut, mais j'arrive finalement à bon port et j'aide Marie à renvoyer ses derniers cartons. Le soir, fête d'adieu de Marie qui doit rentrer en France le lundi suivant. Je suis fatiguée et il y a trop de gens que je ne connais pas (dont une Américaine, du genre à faire le grand écart en plein bar), alors je ne suis pas d'humeur charmante. Et puis bar = clopes et moi j'ai la gorge assassinée par la clim. D'ailleurs, vu les quintes de toux que je me suis envoyées dans le métro (allergie au produit de la clim ? Je toussais dès que je mettais un pied dans une rame), j'ai cru qu'ils allaient finir par me reconduire à la frontière, des fois que j'ai la grippe du cochonou.

Le samedi, on met du temps à bouger avec Mélisande. Au final, on a juste le temps de repasser par Osu avant d'aller au concert de D'espairsRay. Très bon concert quoi que très très long, près de 2h30. Le nouvel album passe très bien en live, même l'ignoble chanson pop vers la fin dont j'ai oublié le nom. Dommage que je n'ai plus de sous pour retourner les voir à Paris en juillet. Après le concert, Marie nous retrouve chez Mélisande pour manger, puis nous partons Mélisande et moi à Tokyo avec le bus de nuit.

Le dimanche, arrivées aux aurores à Tokyo, nous nous rendons chez Patrick, un ami de Mélisande chez qui nous avions déjà dormi l'an dernier. Nous allons prendre le brunch, qui s'est d'ailleurs transformé en déjeuner, sur la Omote Sando. Le reste de la journée se passe entre Harajuku et Shibuya. Le lendemain, visite culturelle : le nouveau musée d'art de Roppongi. Ce jour-là, on a eu un bol absolu, entre une gamine qui nous a filé des billet pour l'expo d'objets du Louvres sur l'enfant dans l'art et le papi qui nous a faites rentrer gratos à l'un des étages. Au final, on a payé 300 yen au lieu de 1800 yen! Le soir, restau indien à Ueno.

Le mardi, Daikanyama, Omote Sando et la rencontre avec Wataru, Shinjuku, puis soirée avec Wataru. Mercredi, Asakusa, puis de là, nous rejoignons Odaiba en bateau. Très chouette balade qui nous permet de nous reposer après des jours de marche. Ça donne une autre vue de Tokyo. A Odaiba, c'était un peu désert. Le front de mer est joli, la statue de la liberté marrante. Le soir, repas dans une crêperie à Ginza, tenue par un Français évidemment. C'était bon, mais très cher. Donc je me suis contentée d'une complète. Chez moi, la galette c'est le repas des moments de dèche, quand le frigo est vide et que Maman a vraiment la flemme. Je me vois mal payer presque 20 euros la galette, c'est contre ma nature de Bretonne!

Le jeudi, retour à Nagoya en bus de jour et concert de Mucc. Très bien comme d'hab'. Très jolis décors à l'image de la pochette du dernier album. Moins intense que le live de l'an dernier peut-être, je trouvais Shion plus habité. Quand ils jouent Sanbika, le décor projeté derrière est vraiment beau, des vitraux. Comme dit Mélisande, à voir Tatsurô chanter, on aurait presque un regain de foi. Enfin, c'est beau, mais c'est kitch quand même. Reste aussi qu'il se merde dans les aigus du début de la chanson et qu'il baisse le Ave Maria d'une octave pour réussir à le chanter. Il faudrait voir à ne pas faire des chansons qu'il ne peut même pas chanter. Ça me rappelle Anjelier en live, une belle rigolade. Enfin bref, Tatsurô, ta mission d'ici le concert d'octobre à Strasbourg : couper tes cheveux mon gars, ça choque mon sens esthétique et ça manque de virilité.

Le vendredi, j'ai rendez-vous le matin avec un prof de l'université de Nagoya. Le midi, on mange avec lui Mélisande et moi, c'est déjà la deuxième fois qu'il nous offre le restau. L'après-midi, je vais faire quelques derniers achats, puis je rentre chez Mélisande faire ma valise avant de la rejoindre en fin de journée pour aller dans un restaurant okinawaien, souvenirs souvenirs.

Le samedi, je rentre. Ou plutôt, j'étais censée rentrer, mais c'est là qu'intervient l'épisode des quinze heures de retard de l'avion. Et là c'était long. Arrivée à Francfort le lendemain très tôt (même si le pilote a dû aller jusque Saarbrücken et faire demi-tour pour occuper le temps en attendant l'ouverture de l'aéroport, sisi), j'ai réussi à attraper le premier bus pour Strasbourg et je suis arrivée vers midi, près de 40h après m'être levée. Ça met en forme.

Quelques photos du séjour sur facebook:
Album Facebook


Raconté comme ça avec trois semaines de recul, cela semble un peu froid ce séjour, mais c'est surtout pour ne pas oublier ce que j'ai fait. Je sais bien combien chaque moment était magique. J'ai tellement envie d'y retourner. Mais là tout me semble compliqué et incertain en ce moment. Ça me fait bizarre l'idée de ne pas retourner en cours en septembre, de chercher vraiment un boulot pour ne pas dépendre plus de mes parents que je ne le fais déjà. Et je sens poindre le premier gros échec de ma vie. Bref, il faudra que je parle de tout le reste plus tard, j'ai sommeil.

6/3/09 09:09 pm - Cherche Français, normal, pas prise de tête...

Je vais le tueeeer!

Bon, en une semaine, l'ami Wataru a déjà réussi à user ma patience, sisi. Ce n'est pas Dieu possible d'être aussi... Japonais.

Mardi prochain, on se rejoint à Paris. Jusque là tout va bien, il s'est même démerdé pour ses billets d'eurostar comme un grand. Nous avons donc élaboré le programme qui consiste en gros à aller où il veut parce que bon, moi je kiffe les musées et je ne me sens pas de lui imposer une longuuuueee visite à 12 euros l'entrée pour lui et gratos pour moi parce que j'ai moins de 26 ans nananah, et que de toute façon, Paris j'y vais quand je veux, peut-être même d'ici 2 semaines de nouveau si je suis convoquée pour l'entretien à l'ambassade pour la bourse monbusho. Donc en gros, Notre-Dame, un salon de thé qui coûte les yeux de la tête où il est allé la dernière fois et la Tour Eiffel by night.

Une fois tout ceci organisé, je lui demande où il compte dormir. Et lui de me répondre "bah je chercherai un hôtel en arrivant"... Youhou jeune homme, tu viens à Paris là! Après moult mails échangés qui ne faisaient pas avancer les choses, du genre "on ne peut pas dormir chez tes amis?" (Sixx, à trois dans ton "une pièce-cuisine"? XD) ou "mais toi tu dors chez tes amis?" (mais non, je ne vais pas te faire deux fois le coup du "je dois rentrer dormir"), il me sort "mais en fait je ne sais pas si j'ai de l'argent pour payer l'hôtel"... Alors qu'il veut aller dans un salon de thé à 15 euros le gâteau microminuscule...

ZEN!

Ça fait deux jours et environ 15 mails qu'on s'emmerde avec cette histoire, et j'en ai ma claque. Je vais finir par réserver et lui dire que s'il n'a pas l'argent tant pis je paye tout, mais que non mon grand, Paris ce n'est pas Tokyo, tu ne peux pas passer la nuit à traîner dehors. Il m'a trop saoulée là, à me répondre sans me répondre par des questions ou en utilisant des mots que même mon dico ne comprend pas et en plus, comme il trouve que j'assure en japonais, il a arrêté de mettre des sujets, je ne sais jamais s'il parle de moi ou de lui.

Et puis, je commence à me demander si en fait il n'est pas homo là. Non mais sans dec', comment il fait son difficile pour une simple chambre d'hôtel! J'ai failli mettre un "t'inquiète je ne compte pas te violer", mais j'ai des doutes sur l'humour japonais.

Heureusement qu'il est adorable, parce que sinon je lâcherais l'affaire. Il va piger que les Françaises ça n'aime pas se prendre la tête avec des détails réglables en cinq minutes.

5/30/09 10:10 am - Lost in airport

Bon, décidément, ma vie est trépidante en ce moment. J'aurais peut-être dû éviter de répéter pendant deux jours que je ne voulais pas rentrer en France. J'étais censée décoller à 10h30 heure japonaise ce matin et... Après nous avoir fait poirauter 5h devant la porte d'embarquement, on nous a enfin dit que l'avion aurait QUINZE HEURES DE RETARD!

Ouais, ouais. Ils ont cassé une pièce et du coup ils doivent la faire venir de Tokyo, la remplacer et refaire le contrôle technique. Donc voilà, je suis levée depuis 4h du mat, je ne décolle qu'à 00h15, j'ai 12h10 de vol de prévu et aucune idée de comment va être assurée ma correspondance pour Strasbourg à l'aéroport Francfort. Si j'ai du bol, je serai chez moi dimanche midi, au lieu de samedi en début de soirée.

Après le long poirautage, la Lufthansa nous a filé des chambres d'hôtel gratuites au Toyoko Inn de l'aéroport. Et ça ça claque: internet, baignoire, thé! Quitte à attendre hein. Je crois que je vais aller bouquiner dans le bain et faire la sieste parce que le temps que j'arrive en France ça fera plus de 35h que je suis debout. Je sens que je vais avoir du mal à me remettre du voyage entre le manque de sommeil et le décalage horaire.

Bon, au moins j'ai pu voir que Wataru m'avait envoyé deux mails ce matin pour me souhaiter bon voyage, me dire de faire gaffe à moi, et patati patata XD

5/26/09 08:02 pm - Drama life

Bon, je sais que je n'ai encore rien raconté de mon voyage, mais le 26 mai 2009 aura été la journée de ma vie où mon horoscope devait sans doute indiquer "méga jour de chance qui déchire sa race, des rencontres hallucinantes, fonce quéquette!", alors je passe ça en priorité!

Tout à commencé sur la Omote Sando où j'ai croisé Shô, le chanteur d'Alice Nine, qui est ma foi pas mal du tout en vrai. Me voyant le fixer, il s'est enfui dans une ruelle avec la grâce d'un Bambi acculé à la lisière de la forêt par de gros chasseurs ventrus et poilus. Si tu savais mon brave comme il n'y avait aucun risque que je m'approche de toi à moins de 10 mètres...

Bref, après j'ai cherché vainement la boutique de vêtements vintages où bosse un mec mignon en photo dans les streestyles du site arena (oui, oui, j'assume), puis j'ai cherché tout aussi vainement des cadeaux pour mes frangins avant de décider, de guerre lasse, de migrer vers Shinjuku. En chemin, alors que j'attendais à un feu rouge, on me tape dans le dos et un jeune homme charmant me dit qu'il est coiffeur et qu'il surkiffe mes cheveux et qu'il veut me prendre en photo. On part dans une ruelle (celle de Bambi Shô), mais il y a plein de vent. Alors il me demande si je suis libre ce soir, et après avoir discuté avec Mélisande, je décide de la laisser aller diner avec ses amis et de rejoindre coiffeur à Daikanyama (d'où je revenais soit dit en passant) à 18h30. En gros, c'est le quartier des créateurs et des coiffeurs branchouilles.

Entre temps, je vais quand même à Shinjuku et là, je trouve pour Khym un single de meth. que je cherchais depuis genre deux ans sans espoir. En retournant à Daikanyama, croyez-le ou non, je me fais alpaguer par un deuxième coiffeur qui trouve mes cheveux "beautiful" et "amazing". Désolé Coco, je suis bookée.

Comme je me perds en chemin, je demande ma route à un type super looké visualeux qui fume sur un mur, il me fait une explication hypra détaillée pour m'expliquer que je dois faire 20 mètres tout droit, le tout avec un sourire de malade. Ok, normal, 26 mai quoi.

Wataru (le coiffeur) me rejoint peu après et m'emmène dans son salon désert parce que jour de repos, et que qui plus est, ils sont en train de refaire la peinture. Il me recoiffe et maquille un peu et se met à me prendre en photo avec toutes les mimiques et poses possibles. Là, je crois qu'il a vite pigé ma non photogénie, mais il s'est acharné durant 2h30.

Après, il me raccompagne à Ebisu prendre le métro, mais on est tellement lancé dans notre discussion qu'il finit par m'inviter à diner. On va à Meguro à pieds et il m'offre un restau de sushi cher et super bon. Puis il me ramène au métro et oh... Balot, le dernier part dans une minute. Le Wataru me sort innocemment: "je me suis planté"... Mhh. Il me fait : "je veux encore parler avec toi, c'est trop bien". Bon, pendant les photos j'ai aussi eu le droit au 50 000 "tu es trop mignonne, tes yeux sont superbes, je ne peux pas croire que les Japonais ne te disent pas tous que tu es belle, ils sont tous aveugles". Finalement, comme il me sort des trucs avec changements méga compliqués pour me dissuader de rentrer, je lui dis qu'on n'a qu'à aller à Shibuya à pieds prendre la yamanote. Là, il m'entraîne dans des rues improbables et finit par me ramener à bon port. Une fois encore, on n'arrive pas à se quitter, on échange nos emails, nos numéros de téléphone... Et d'un coup, il me dit "mais j'habite à Meguro, je prends la yamanote aussi". On attrape donc le dernier métro. Dailleurs, je n'ai pas compris du coup pourquoi en partant de Naka-meguro, on est remontés sur Shibuya pour revenir à Meguro. Il fait exprès de louper sa station, je ne dis rien. Il m'accompagne jusque Shinigawa. Il profite de la correspondance qui arrive soit disant pour me choper le poignet et ne plus trop me le lâcher.

J'avais trop mal au coeur de le laisser, mais en même temps, je ne sais pas. Passer toute la nuit avec un inconnu comme ça... Déjà, je me suis bien déchirée en acceptant ses photos.

Ce qui m'a tuée, c'est quand il m'a dit qu'il m'avait croisée quatre fois dans Tokyo depuis dimanche, mais qu'il y avait toujours trop de monde pour qu'il m'aborde.

Demain il travaille jusque minuit, donc on ne peut pas se voir.

Mais, le mois prochain, il vient quelques jours à Londres et Paris et... Il a une soudaine envie de voir Strasbourg XD

Voilà, c'est surréaliste cette journée, un vrai drama. En plus, il ne fume pas, il écoute du rock, ses parents sont séparés et il aime voyager!

Bref, je ne sais pas ce que ça peut donner tout ça, mais depuis que je suis rentrée (il y a deux heures), il m'a déjà envoyé 4 emails, et dans le dernier il me disait qu'il m'en enverrait d'autres demain!

4/29/09 07:49 pm - Trois mariages et pas d'enterrement

Il y a de cela deux ou trois semaines, je commentais avec Mélisande les mariages de miyavi et Mizushima Hiro, déplorant leur perte pour le marché des célibataires. Je lançais même, bravache, qu'il ne manquerait plus que J se marie, non mais oh! Ce à quoi Mélisande me répondit : "ne dis pas ça, il pourrait s'être marié à ton insu"... J'arguais alors que non, vraiment non, un mec qui écrit des chansons pour son chien mort, c'est incasable...

Si j'avais su alors ô combien j'avais tort. Je commence à penser que j'ai une influence sur les couples et les mariages, sisi! Rappelez-vous l'an dernier, l'infâme Matsuya, puis le cuisto Mister T. Si je m'intéresse à un mec, il se trouve une copine dans la semaine. Il a suffi que je blague sur le mariage de J et apparemment... Le voilà marié. J! Le mec qui dans ses interviews ne semblait pas franchement pressé (malgré son grand âge!) de se faire passer la corde au cou.

Bilan, je vais ouvrir une agence matrimoniale d'un genre nouveau, ma richesse est assurée! Copine dans la semaine, mariage dans le mois!

J'ai quand même deux objections à émettre quant au sujet du mariage de notre ami J :
1/ Je vais devoir fantasmer sur un homme marié à présent, ce qui est totalement en dehors de mes principes.
2/ On attend toujours son fameux DVD du printemps et pour la première fois en facilement 11 ans, pas de tournée en mai, mis à part les trois concerts du fan club, donc je vous le demande, what the fuck ? J, ne laisse pas le mariage t'amollir! Au boulot!!!

Voilà, en conclusion, j'aimerais que les gens arrêtent de se marier là comme ça, ou alors si mon karma amoureux pouvait lui aussi atteindre sa pleine réalisation en 2009.... Je m'en fous qu'ils se marient dans le fond, et même pas dans le fond d'ailleurs, mais je commence à être aigrie de voir les gens se marier alors que moi je vis dans la solitude amoureuse la plus pathétique. That's the point!

3/3/09 06:43 pm - Discussion technologico-futile

Je ne sais pas si cela vous arrive des fois, que tout semble se liguer pour vous empêcher de faire quelque chose. J'ai failli virer paranoïaque depuis deux jours.

J'ai décidé de m'acheter un nouveau téléphone portable. Pur caprice vu que le mien fonctionne très bien, mais s'il fallait attendre qu'il casse, vu que je suis du genre à bien prendre soin de mes affaires, ça pourrait prendre du temps. Au bout de plus de trois ans, il n'a pas une rayure, jamais le moindre problème, rien. Je l'aime en plus mon petit Samsung E360e. Je le préférais même à mon portable Docomo, c'est dire. Mais voilà, je suis humaine, je convoite ce dont je n'ai pas besoin au point d'en devenir infidèle. Et j'ai enfin 2400 points orange, ce qui me donne une grosse réduction. Comme j'ai super honte, je mets une photo du superbe design de mon fidèle compagnon:

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Me voilà donc ces derniers jours en quête du nouveau portable qui me rendra heureuse et là, j'ai failli renoncer. En effet, en l'espace de trois ans, quasi disparition des portables à clapet, et c'est pourtant ce que je préfère. Je déteste les portables coulissants ou les portables trop petits qui donnent l'impression de parler dans le vide. En outre, je ne veux pas de portable tactile : manque de bol, c'est la grande mode. Dans le tactile, soyons lucide, ce qui se fait de mieux, c'est l'iPhone, mais je n'ai pas l'argent pour me payer le forfait et j'ai déjà un iPod touch très performant. A cela s'ajoute le fait que j'ai du mal à concevoir que mon téléphone soit aussi mon lecteur mp3, etc. En gros, je suis une vraie chieuse. Pourquoi ne pas garder le mien qui semble réunir tous les critères pour faire mon bonheur ? J'aime les applications gadgets et mon E360e ne dépasse pas le stade du réveil et de l'enregistreur vocal. En plus, je veux un portable sur lequel je pourrais lire et envoyer mes mails. Qui fasse wifi et 3G. Et qui soit quadribande pour le cas où je voyagerais beaucoup les prochaines années. Bref, un vrai smartphone, un portable élégant, pas trop petit, pas trop multimédia, pas tactile, finalement plus un portable professionnel, mais avec quelques gadgets sympathiques comme un agenda performant, un bon lecteur de mails, etc...

Alors, à force d'heures de recherches, mon dévolu s'est jeté sur un Nokia. Après 6 ans de fidélité à Samsung, me voilà donc repartie vers la première marque que j'ai testée. Je me rappelle mon "sublime" premier portable, le Nokia 3210 et son jeu du serpent et de la pomme. Je me la jouais au lycée avec ça. Allez, je vous ai retrouvé une photo de cette merveille pour la peine, admirez la couleur que je trouvais méga chic :



Mon futur nouveau joujou ne concourt par dans la même catégorie. Voici donc le sublimement magnifiquement classe Nokia E71 sur lequel j'ai jeté mon dévolu :

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J'avais encore des doutes malgré la lecture d'environ 50 000 tests sur le net qui me confirmaient que pour l'utilisation que je compte en faire, c'était déjà bien plus qu'il ne m'en fallait, mais hier je l'ai vu en vrai. Et j'ai même cru que j'allais l'avoir. Je le voulais, j'en aurais trépigné dans la boutique orange. Et c'est là qu'ont commencé mes malheurs : j'apprends avec horreur que je n'ai que 2003 points en boutique, que je dois commander sur le net, car ils offrent les 400 points qui me manquent. Résignée, je rentre chez moi et me jette sur le site d'orange. Et re-horreur : le portable est out of stock alors que la veille, ils en avaient. Je suis désespérée. Ce matin, je me reconnecte et miracle, le revoilà. Je m'apprête à le commander, et un nouveau coup du sort : le site est en maintenance. Je prends mon mal en patience, recommence plus tard. Et vous n'allez pas me croire, ce con de site me demande mon code secret qui se trouve sur mes factures. Factures que je n'ai pas puisque la ligne est toujours au nom de ma mère depuis mes 15 ans... Après une bonne demie-heure de recherches, je retrouve finalement la facture du précédent portable avec le numéro de client dessus qui me permet de re-créer un code secret. Plus rien ne devrait m'empêcher de commander mon précieux. Plus rien? Mais c'est sans compter le site d'orange qui plante encore une fois.

Quelqu'un d'un peu lucide se serait dit que sa bonne étoile essayait de le prévenir contre cet achat compulsif. Mais moi je dis fuck le destin. Le Nokia E71 viendra donc frapper à ma porte d'ici le week-end.

2/22/09 07:13 pm - Indiana Jones wannabe

C'est fou comment un film, de moindre intérêt qui plus est, peut mettre de bonne humeur. Je viens de regarder la première partie d'un téléfilm américain (I think) historico-aventuro-policier qui s'intitule The Last Templar. Tout à fait le genre de trucs que je regarde en pleurant sur le contenu historique navrant, mais que j'adore quand même. J'ai même regardé The Da Vinci Code qui reste quand même ce qui se fait de pire niveau conneries historico-religio-révélationnistes.

Le fait est qu'en regardant ces trucs, je me rappelle enfin pourquoi j'étudie l'histoire. Parce que je veux devenir Indiana Jones. J'oublie des fois, je me demande ce que je fiche là. Mais c'est ça! Oh que c'est bon, une jeune archéologue (dans les 30 ans, mère, et déjà super reconnue, youpi, elle a écrit sa thèse au collège et a eu sa fille au lycée, or what?), un super trésor archéologique (les templiers, pour ne pas changer... Le jour où les scénaristes pigeront que les templiers possédaient pour le mieux une richesse foncière), un agent du FBI qui la surprend toujours dans des situations délicates et qui tente de la coffrer 50 fois avant de l'aider et probablement de l'inviter à diner à la fin, des fouilles dans le désert en Jimmy Choo et robe de lin crème (non je suis méchante, elle a sa paire de rangers là, d'ailleurs il y a toute une symbolique de la chaussure dans ce truc)...

En réalité, il y a presque six ans, je me destinais dur comme fer à faire maths sup' tout en subissant une légère pression morale de mon prof d'histoire de term, de mon grand-père qui avait rêvé de devenir prof d'histoire, mais était devenu prof de physique-chimie (en entrant à la fac en 44, le choix des matières n'était pas large) et de ma moyenne en maths qui dégringolait face à un prof plus investi en politique que dans l'enseignement (aucuns devoirs en term S en maths, c'est fort). Et puis j'ai vu Jeanne d'Arc de Besson à la télé un soir, j'ai décidé de devenir Jeanne Jones ou Indiana d'Arc et j'ai changé l'ordre de mes voeux de prépa... La suite on la connait, Prépa Chartes, fac d'histoire...

Je ne deviendrai sans doute pas Indiana Jones, ni Jeanne d'Arc, mais ressentir encore cette euphorie, même en regardant un soap invraisemblable, même en lisant les pires livres dans la veine du Da Vinci Code, c'est tellement grisant. Ça me donne envie de plonger dans mes bouquins.

Sauf que ce soir, c'est révision des partiels de japonais, on ne peut pas tout avoir...

2/21/09 06:01 pm - C'est quand l'été ?

Rah sa race, je n'arrive pas à bosser. Putain d'examens à la con. Je craque. Je donnerais n'importe quoi pour avoir déjà fini cette année. C'est comme si tout se liguait contre ma bonne humeur. Entre les grèves, les colloques des profs, les gens qui ne viennent jamais en cours sauf une semaine avant l'exam pour le faire repousser, je me trouve avec la moitié des exams la semaine qui vient et l'autre moitié après les vacances, non, mais non, non, NON! C'est quoi ce délire de me pourrir MA SEMAINE DE VACANCES avec des révisions à la con. Je voulais dormir et bosser ma thèse, ma putain de thèse que je n'ai pas commencée, lire tous les milliers de pages de super documents sources en latin que j'ai trouvés à la BNU.

Non, mais l'hiver en plus. C'est quoi ce délire de températures qui ne remontent plus au-dessus de 5°c??? La météo te dit "oui oui, il va faire 7°c" et tu sors, et il fait genre 2°c si tu as du bol. L'autre matin, je pars en cours à 7h30, il faisait -7°c. La veille, je rentre à 19h, -4°c. Le lundi, il nous est tombé de la neige à ne plus savoir qu'en faire. Le mardi, paye toi des trombes d'eau sur la tronche toute la journée. JE PROTESTE! Deux mois de froid, c'est inhumain, on est à Strasbourg, pas en Sibérie. Ma facture de gaz quoi. Enfin bref, fuck sa race, il fait 17°c à Nagoya lundi, je devrais peut-être ré-émigrer.

Dans mon malheur, en allant chercher mes cartouches EPSON chez Surcouf (31 euros et quelques cents les quatre, bien fait pour ta gueule la FNAC et tes 36 euros les trois...), j'ai trouvé des répliques quasi conformes de Minnetonka à 29 euros chez New Look. Il faut bien se remonter le moral.



C'est que je vais finir par devenir fashionista en plus.

Edit> Je suis grave trop vulgaire aujourd'hui, sorry.

Edit 2> D'ailleurs, j'ai trop fait ma salope ce matin, j'avais RDV à la banque et je n'y suis pas allée parce que le conseiller a une tête qui ne me revient pas et je voulais dormir, et quand il m'a appelée, je n'ai pas répondu. Mais bon, on m'avait fixé un RDV que je n'avais pas demandé la semaine dernière et je me lève pour m'entendre dire arrivée à la banque "vous n'avez pas RDV, on n'a rien noté" et m'en faire refourguer un autre. Tout ça pour me vendre un super compte rémunéré, genre prenez-moi pour une conne.

2/9/09 06:02 pm - Nagoya, me revoilà!!

Et Tokyo aussi.

Ça y est, j'ai enfin sauté le pas, pris ma petite carte visa, et réservé mon billet d'avion. J'ai mis du temps à me décider. D'abord, j'avais trouvé des billets d'avion très peu chers chez JAL (760 euros), mais au moment où j'allais réserver, j'apprends que le copain de Mélisande ne veut plus m'héberger. J'avoue que ça a remis en cause le voyage vu le prix de l'hôtel. Et entre temps, les billets JAL sont passés à 1 000 euros et des poussières.

Après moult réflexions, au final, on va chez un ami de Mélisande à Tokyo pendant 5 jours et pour le reste du temps, soit Marie sera encore à Nagoya et me loge, soit Marie sera repartie en France et je dois me payer 6 nuit d'hôtel. J'aime mieux la première solution.

Heureusement, comme je suis radine et adepte du meilleur prix, j'ai entrepris un ratissage en règles de toutes les compagnies aériennes et je suis même allée voir auprès de plusieurs agences de voyage pour obtenir un prix honnête. Comme les agences de Strasbourg me proposaient toutes des vols par la Lufthansa à des prix déjà intéressants, j'ai poussé le vice jusqu'à chercher sur le site de la Lufthansa en tapant "Strasbourg-Nagoya"... Et là le miracle! Non, pas de vol direct, n'exagérons pas, mais la Lufthansa affrète des bus Strasbourg-Aéroport de Francfort (2h30 de trajet, soit Strasbourg-Paris en train), puis vol direct Francfort-Nagoya. Au final Strasbourg-Nagoya, aller-retour, bus + avion = 696,47 euros! Là, je suis satisfaite (et mon compte en banque aussi). Ça me revient au bas mot à 115 euros de moins que par JAL puisque j'aurais dû rajouter au minimum 50 euros de train (en espérant avoir des prem's). Donc si je dois payer l'hôtel, ça me fait à peu près le prix de deux nuits d'hôtel (oui parce que Nagoya = pas touristique = hôtels chers dans l'ensemble).

Bénis soit mon stage qui, malgré un mois de non-vie à traduire 200 articles sur les collections Marithé et François Girbaud 1985-86-87, les stratégies de vente de leurs intermédiaires au Japon et que sais-je encore (j'ai appris toutes les rues du quartier de la Place des Victoires à Paris grâce à cela, un comble), m'a rapporté 398 euros, soit plus de la moitié de ce billet d'avion. Je n'ai jamais tant aimé travailler!

J'avais du mal à me décider à retourner au Japon, mon année là-bas reste tellement magique que ça me fait peur d'y remettre les pieds. C'était tellement parfait globalement, malgré les difficultés et les moments de blues. Et je sais que ce sera différent. Contrairement à beaucoup de gens qui ont l'air de ne plus vivre en revenant de là-bas parce que "la France c'est pourri" et qu'ils se sentent brimés les pauvres petits, je ne pense pas vouloir y retourner un an. J'ai adoré l'expérience, mais je me sens mieux à vivre au quotidien en France. Ne serait-ce que pour la nourriture. J'aime le Japon, j'adore le Japon. Mais ma vie est ici. En plus, une année d'étude, ça reste un cadre à part. Je n'aimerais pas travailler là-bas. Je pense qu'y retourner en vacances, ou même pour les études, mais autour de 3 mois, ou régulièrement de courts séjours dans le cadre d'un boulot, c'est ce qui me convient le plus. Que ça reste magique, que ça ne devienne pas le quotidien. Que je ne finisse pas blasée par les "mauvais côtés". Bref, me décider à y retourner, en sachant que je vais encore y vivre quelque chose de différent de mon premier séjour avec ma belle-soeurette (qui reste fabuleux et vraiment spécial comme toutes les premières fois), quelque chose de différent de mon année là-bas (comme je l'ai dit, une expérience magique, avec l'épreuve du vrai quotidien), j'avais du mal à sauter le pas. Je crois que je vais retrouver Nagoya comme on retrouve une vieille amie : avec plaisir et nostalgie. Et je vais revoir Mélisande, et sans doute Marie, et peut-être Eri. J'irai dire bonjour aux gens de la fac qui ont toujours été tellement sympas avec moi. J'irai manger un maguro-tataki-don à la cafète. J'irai à la bibliothèque chercher des documents pour ma thèse. J'irai arpenter les rues d'Osu-Kannon un dimanche après-midi, j'irai m'avachir dans les fauteuils du Starbucks à côté du Loft. Le 23 mai, on s'est prévu un live de D'espairs, dans la même salle où je les ai vus le 17 mai dernier. On croise les doigts pour que Mucc repasse par là aux bonnes dates. Je n'ai pas envie de me creuser et être originale, j'ai juste envie de revoir encore ces groupes avec Mélisande, en souvenir de l'an dernier. Et parce que je ne m'en lasse pas. Enfin, si J voulait faire un effort...

Bref, ça y est, maintenant que j'ai acheté ce billet, je suis euphorique, heureuse, j'ai hâte d'y être, je n'ai plus d'appréhension. Plus que 95 jours!

2/6/09 12:16 pm - A tous les néandertarliens...

Je suis écœurée, écœurée par la connerie crasse de mes concitoyens. Finalement, la France le mérite bien ce président qui étale à l'envie sa grossièreté et son ignorance.

Les commentaires de cet article m'ont faite bondir au plafond : http://www.20minutes.fr/article/297529/France-Moi-Julie-enseignante-chercheur-et-fiere-de-l-etre.php

Les gens sont effarants. Je sais bien qu'on tape toujours sur les profs, ces fonctionnaires feignants payés à ne rien foutre, qui ont des tonnes de vacances et qui trouvent encore des raisons de se plaindre, mais je crois que le matraquage en règle des enseignants-chercheurs atteint des sommets.

Que dire de ces gens qui arguent qu'il est honteux de payer un prof pour faire des recherches sur la poésie anglaise parce que "ça n'apporte rien à la société / ça ne rapporte rien au pays économiquement". J'en ai entendu ces derniers temps, des critiques acerbes sur ces profs qui ne participent pas à l'augmentation du PIB de la France. Ces connards bac +8 payés la somme "mirobolante" de 2 000 euros.

Mais Dieu tout puissant, dans quel monde vivons-nous? Qu'un agent en assurances reçoive 2 000 euros de salaire en période de formation ne choque personne. Qu'un prof après huit ans d'études reçoive la même chose, si. Mon frère a eu son bac, puis il a fait un an de formation en immobilier en alternance, il a travaillé un an dans une agence au smic + prime, puis en a eu marre avec "la crise", a passé les tests des AGF et voilà, 2 000 euros de salaire alors qu'il est toujours en formation, et on lui promet 3 000 euros dans 6 mois. Il a 22 ans. Ma mère, bac +4, prof des écoles, après 25 ans de carrière, touche tout juste ces 2 000 euros.

Alors oui, un prof n'est pas un crève-misère, mais dire qu'il est sur-payé, il ne faut pas déconner non plus. En outre, si les profs de fac font remarquer que leur salaire n'est pas démentiel, c'est pour contrer la critique. Je n'ai jamais vu une grève des enseignants-chercheurs pour demander une augmentation des salaires.

Pourtant, je crois que ce qui me désole le plus, c'est qu'on puisse juger la recherche sans intérêt. J'entends par là, la recherche en sciences humaines. On ne tape pas sur les sciences, la sciences ça rapporte; aux entreprises, à l'État. Mais les sciences humaines... Oui, c'est contre productif bien-sûr. Les gens sont terrifiants. Pourquoi se soucier du passé? Pourquoi travailler sur des thématiques qui ne concernent pas notre pays? Oh oui, la littérature anglaise, on s'en balance (ne parlons-pas de l'évangélisation du Japon...)! Nous vivons dans une société faite d'ignorance et d'argent. Seul ce qui rapporte a de la valeur. Comment ose-t'on étudier la littérature anglaise pour 2 000 euros par mois alors que c'est la crise et que des gens au travail "utile" s'en sortent moins bien. Mais si tous ces décérébrés réfléchissaient deux secondes : cette crise est causée par l'argent. Elle est causée par des gens qui veulent que leur argent leur rapporte de l'argent, et non leur travail. C'est la crise de la finance, des banques, de l'immobilier, des petits boursicoteurs qui ne peuvent se contenter des intérêts de leur livret A.

Les gens ne réalisent pas que ces enseignants-chercheurs qu'ils lynchent à l'envie, ils enseignent à ceux qui deviendront les profs de leurs enfants. Mais après tout, ils veulent sans doute que leurs enfants restent dans la même ignorance qu'eux : pourquoi leur faire étudier l'histoire, la littérature, les langues : ils ne sortiront pas de leur bourgade plus d'une fois par an, si ce n'est pour aller à la mer l'été et au ski l'hiver, ils n'iront pas au musée parce que c'est cher et inutile, ils regarderont la star ac et secret story, d'ailleurs on ferait mieux de supprimer arte, ça prend de la place dans les canaux. Et ils écriront des commentaires à la hauteur de leur stupidité sur le site du 20 minutes dans un français plus que douteux.

Des fois je suis terrifiée. Parce que je suis doctorante, parce que je vais moi aussi sans doute devenir enseignant-chercheur. Des fois, j'ai envie de renoncer, de trouver un "boulot utile", de ne pas me dire que je vais toujours subir la connerie des gens. J'aurais dû faire des sciences comme je le voulais au début. Aujourd'hui je serais ingénieur et je gagnerais 3 000 euros par mois, tout le monde trouverait ça normal. Je suis doctorante, et je n'ai pas d'allocation pour ça. Mes parents font de gros efforts depuis 6 ans pour me soutenir parce que ce sont des gens intelligents qui savent que la culture, la recherche, c'est tout aussi important que la rentabilité. Je touche une bourse "mirobolante" de 158 euros de l'État. On est loin du RMI. Pourtant, je me tue au "travail". J'ai passé deux ans à me ruiner la santé en prépa, je fais un double cursus depuis 4 ans (mais j'avoue, j'atteins le comble des études inutiles entre histoire des religions et japonais). Il y a des RMIstes depuis 10 ans qui envoient une lettre de motivation tous les six mois pour donner l'illusion qu'ils cherchent du travail. Alors oui, je devrais mourir de honte de coûter si cher à l'État.

Depuis mon enfance, j'ai fréquenté des enseignants-chercheurs. J'ai toujours vu des gens passionnés par leur travail, des gens qui se démènent, qui écrivent des articles, des ouvrages, donnent des cours, vont faire des colloques partout dans le monde. Les gens disent que 78% des enseignants-chercheurs sont des feignants qui ne cherchent rien du tout et se contentent d'être payés pour quelques misérables heures de cours ? Ah bon. Moi j'ai plus souvent croisé des gens tellement investis dans leurs recherches que c'est plutôt les cours qu'ils mettaient au second plan.

Aussi loin que remontent mes souvenirs, j'ai toujours vu mon père travailler du lever au coucher, derrière son bureau, entouré de bouquins. Du lundi au dimanche. En période scolaire et durant les vacances. Les jours de fête. Même quand il quitte son bureau, il est toujours ailleurs, dans ses recherches. Il écrit des articles, il écrit des livres, il dirige une collection. Il organise des colloques, il participe à des colloques. En France et à l'étranger.

Mais il est sûr pour la France qu'il vaudrait mieux qu'il soit médecin, banquier, ou même ouvrier...

A bon entendeur...

1/2/09 10:46 pm - Bonne année!

Oye oye oye!

Bonne année 2009 un peu en retard! Je me suis dis qu'il était temps de faire une note pour fêter l'occasion. Je viens de voir que la dernière datait d'octobre. Il faut dire que dès que j'ai un truc intéressant à dire, j'ai aussi souvent des photos, mais comme j'ai la flemme de les mettre sur le net, je repousse ma note, etc.

Donc en gros pour résumer ces deux derniers fois...Bon bah je me suis enfin inscrite en doctorat. Mais comme la licence de jap' c'est du délire total niveau boulot (oui toi aussi apprends par coeur la liste et le contenu de tous les monogatari du XIII, XIV, XVe siècle, c'est utile), je n'ai pas commencé ne serait-ce qu'à penser à ma thèse. Heureusement que j'ai 15 pages de projet de thèse pour me rappelermon sujet... Mais l'année finit le 16 avril en japonais, donc j'aurai encore 5 mois pour avancer et boucler mes 36 heures de séminaires, etc.

Sinon, la 1ère semaine de décembre, Eri, une de mes amies de Nagoya, est venue à Strasbourg 4 jours avec une de ses amies allemandes. C'était sympa, on a fait le marché de noël et visité Strasbourg. C'est drôle de visiter sa propre ville en touriste, j'ai fait des trucs que je n'avais jamais trouvé le temps de faire : monter au sommet de la cathédrale, faire le tour de l'Ill en bateau, etc. J'ai des photos, mais comme dit, avant de trouver le courage de les mettre en ligne. Surtout qu'elles sont à Strasbourg et moi en Bretagne, heh!

Je suis arrivée ici le 19 décembre et je ne rentre à Strasbourg que le 8 janvier. Enfin, au bout de plus d'un an et demi, j'ai pu rester en Bretagne plus d'une semaine. Du coup, j'ai fait plein de choses, vu plein de gens. Notamment, j'ai vu pas mal mon frère pour une fois. Je suis même allée dormir chez lui pour la première fois depuis qu'on a quitté la maison. Il a une grande baraque trop classe pas loin de la mer avec son copain.

Sinon, le Père Nono était un peu à la dèche cette année, mais j'ai eu quelques chouettes cadeaux, dont un presse-purée électrique (ouais on ne rit pas, c'est trop cool pour faire la soupe) et le jeu de PSP Indiana Jones Lego, mais j'ai oublié ma PSP à Strasbourg, donc je ne l'ai pas essayé encore. Le personnage de Ratatouille en peluche et deux ou trois bouquins aussi. Et ma mère-grand m'a payé le coiffeur. J'ai refait une permanente comme il y a deux ans. Sauf que l'apprentie qui me l'a faite le matin a loupé son coup et je n'avais pas une boucle... J'ai dû retourner l'aprem la refaire. Donc 5h chez le coiffeur dans la journée!

Et là, depuis hier, je suis en stage, mais en télétravail. Je traduis des articles de presse du japonais au français pour la marque Marithé & François Girbaud. Comme c'est rémunéré, ça me payera une partie du macbook que je veux acheter ou de mon billet d'avion pour retourner à Nagoya fin mai.

Voilà, en gros c'est tout. En espérant que je trouve la motivation d'écrire plus vite la prochaine fois!

10/30/08 06:32 pm - Mon corps, mes dents, ma vie & moi.

Mhh, je n'arrive vraiment pas à écrire régulièrement ici depuis mon retour. D'un côté, je fais plein de trucs biens, d'un autre côté, ce n'est rien d'assez exceptionnel pour être raconté ici. On va essayer quand même.

Pour commencer, je vais à la piscine le lundi! Parce que je ne veux pas devenir vieille et molle avant l'âge, alors avec Adeline, on va se faire des corps de déesses à la piscine en nageant un kilomètre par semaine. Mine de rien, ça fait un bien fou. Ça détend et puis on culpabilise moins de s'envoyer un camembert entier en rentrant. Et peut-être que j'ai envie de plaire à quelqu'un en fait, et j'aime mieux avoir des cuisses parfaites quand je me lance dans ce genre d'entreprise trop souvent vouée à l'échec. J'ai repéré la robe parfaite pour l'approche. Je dois aller l'essayer et si elle me va, ma maman me l'offre! C'est gentil de sa part d'avoir pitié de ma vie sentimentale lamentable.

Bon, toujours dans l'esprit "je prends soin de mon corps de rêve", Adeline m'a fait découvrir Lush et je kiffe... Nan je SUR-kiffe. Mon porte-monnaie beaucoup moins. Pour l'instant j'ai un savon pour le visage, un pain pour le bain, un masque frais à l'ail donné par Adeline qui ne supporte pas l'odeur et enfin the must, le gel douche Ghost spécial Halloween qui sent le lys et l'orchidée. Je l'aime tellement que je me suis lavée les cheveux avec aujourd'hui.

Là c'était ma vie au pays des Bisounours. J'ai quand même plein de malheurs. Genre les partiels de japonais la semaine prochaine et une pure flemme de bosser. Et le prochain qui me dit : "mais après un an passé au Japon, ça doit être facile", je lui démonte sa tête. Non, ce n'est pas facile. C'est PLUS facile qu'avant, mais ça reste difficile. La langue ça va, mais reste que j'ai quatre cours de littérature et histoire, donc il faut apprendre par coeur des dates, des noms, des événements, des titres de bouquins. Et ça, ça saoule, croyez moi. Du coup, je n'ai même pas commencé ma thèse. Je me dis que j'ai encore trois ans devant moi. Je la sens mal cette affaire...

Mais le vrai drame de ma vie, ce sont mes dents. Depuis deux mois, j'ai mal aux dents. D'abord mal au froid et au sucré, puis au chaud. Sans parler des saignements à toute heure de la journée. Comme j'ai très peur d'aller chez le dentiste, j'ai attendu de revenir en Bretagne (parce que je suis en Bretagne là, et même que j'ai repeint le plafond de la salle de bain de ma maman cet aprem, bref), pour aller chez mon dentiste gentil et tout et tout. Je pensais que c'était la première carie de ma vie. Que nenni. J'ai une grosse gingivite et c'est infecté. Il va falloir me faire un curetage sous la gencive sinon mes gencives et mes os vont disparaître et mes dents se déchausser... Apparemment ça risque de prendre genre 4 ou 5 séances et comme c'est méga douloureux, il faudra des anesthésies non remboursées par la sécu... Du coup, le dentiste m'a dit d'aller à la faculté dentaire de Strasbourg parce que si tu tombes sur un dentiste véreux, il te fait taxer un max sur ce genre de soins et si c'est salopé, tes dents sont mortes. J'adore, ce n'est pas inquiétant du tout. Bref, lundi matin je vais me faire charcuter pour la première fois par des apprentis dentistes. Moi qui ait une peur panique du dentiste et des piqures. Je n'ai qu'un conseil les enfants, ne faîtes pas comme moi et allez vous faire détartrer les dents une à deux fois par an.

Sur ce, je vais réviser un peu de littérature! Ciao!

PS: J'ai trop hâte de recevoir mes albums de Girugamesh et ONE OK ROCK, ils promettent sacrement.
PS2: Je veux le nouveau MacBook alu trop beau avec le rétro-éclairage du clavier!!!

10/3/08 11:11 pm - Les débuts de l'automne.

Mhh, il commence à être temps que je poste ici, mais chaque fois je renonce. Trop de choses à raconter, mais pas non plus envie de clore la page "Nagoya" de ce LJ. Mon retour à la "réalité" s'est pourtant bien passé. Tellement de choses à faire. La vie reprend simplement son cours. Ou pas. Parce qu'on me dit que j'ai changé, en bien. Parce que j'ai envie de faire des efforts, de ne pas laisser les choses revenir en arrière. Une impression de me sentir soudain adulte, bizarrement.

Concrètement, depuis mon retour : la Bretagne et la nouvelle jolie maison de ma maman, et surtout ma chambre rose. Et puis le mémoire fini dans l'urgence, le sentiment d'avoir bâclé et accouché d'un bébé difforme, et enfin la soutenance. Un peu déçue de n'avoir que 15 tout en sachant que j'aurais pu faire mieux, même par moi-même, mais aussi qu'on m'a un peu laissée me débrouiller et que c'est bien 15. Parce que je fais toujours trop de choses à la fois. La reprise des cours en japonais et le sentiment amer d'un retour en arrière. Et pourtant non. Et maintenant l'urgence du projet de thèse à rendre avant le 15 octobre. Cela semble irréel le doctorat. Et quand mon mini-frère me demande : "Tu feras quoi quand tu seras grande ?", m'entendre répondre : "Comme papa". Mon complexe d'œdipe a la vie dure.

Pas grand chose à raconter dans le fond. Des sorties : le café, le restau, le ciné. Et aussi porter des robes. Juste une petite blessure au fond du cœur, celle de ne plus être là-bas. Mais Nagoya restera toujours un peu mon "chez moi". Malgré la distance, je ne m'en sens pas loin.

Il suffit d'avancer un peu tous les jours.

8/18/08 01:03 pm - Dernier soir à Nagoya.

Bon, un petit mot sur mes derniers concerts sinon je n'aurai jamais plus le temps ou l'envie une fois rentrée.

Le 8 août, je suis allée voir miyavi. Honnêtement, j'ai été déçue. Autant les chansons j'aimais bien, mais tout le bazar autour avec les Kabuki Boyz, ça m'a vite ennuyée. Au final, ça a duré très longtemps et je n'ai pas eu l'impression d'entendre beaucoup de chansons. Pour 2h30 non-stop... J'ai cru mourir à la fin, il ne s'arrêtait plus, il y avait toujours quelqu'un sur scène. Ah si, j'ai bien aimé le mix du DJ. Bref, je préfère en CD. Mais j'ai rencontrée une Italienne super sympa au concert, donc j'ai tout de même passé une bonne soirée.

Le 16 août, J. Que dire, J, c'est J! Il avait encore une pêche d'enfer, un sourire colgate collé au visage. J'ai l'impression qu'il a joué grosso-modo la même chose qu'en avril. Une fois de plus, Speed of Love, Final Call, addiction, Snake Beat, island, Ray of Light, j'ai adoré. Ride est vraiment un album génial en live. Même que je n'écoute jamais I feel you en CD, je commence toujours à la deux, et là je me suis dit que je devrais l'écouter plus souvent. Le seul truc dommage c'est que je n'avais pas mangé avant le live et j'ai passé plus de temps à prier pour ne pas tourner de l'oeil qu'à vraiment apprécier le concert. Et les goodies étaient encore bien laids, le t-shirt encore pire qu'en avril, je ne pensais pas ça possible. Merci J, grâce à cette économie de 4 000 yen, j'ai pu envoyer un dernier colis! Enfin, J, je l'aime. Vous en doutiez encore? PS fangirlistique: il s'est mis torse nu cette fois!

Le 17 août, High & Mighty Color, J, abingdon boys schools. A cause d'un stupide mauvais calcul de ma part, je suis arrivée cinq minutes à la bourre et j'ai loupé la première chanson de H&MC. Dégoutée de la vie. Surtout que si j'adore en CD, là j'ai surkiffé les enfants. Quel son! Quelle énergie! Quel chanteur canon! Euh non, je n'ai rien dit. Mais j'ai un faible pour Yuusuke, le type qui ne fait pas du tout meuble dans les clips et qui compense par une rebellitude plus crédible tu meurs. Il me fait penser à Maru de bis. La classe au-dessus. Bref, là je me télécharge les deux albums d'eux que je n'ai pas pour le voyage demain. Oui, quand je découvre un groupe, j'aime bien ne pas tout écouter d'un coup. Après je vais les voir en live et j'entends des chansons que je ne connais pas et du coup je me jette sur le reste de la discographie. Bref, j'ai adoré le titre Energie que je n'avais jamais écouté. Il parait bien mou en CD à côté du live, ça envoyait la patate! Enfin bref, dommage que la chanteuse se barre à la fin de l'année.

Après ça, re-J. Je ne sais pas ce qu'il avait bu, mais il pétait la forme, un truc de malade. Et que je pose (balance) ma basse pour aller récupérer les slammeurs, et que je cours partout, bref à fond dedans. J'étais bien contente qu'il joue en second, du coup je n'avais pas trop mal au dos. Mais décidément son sourire. Moi ça me donne envie de sourire bêtement. Et le J est sympa, il donne de l'eau à ses fans pour qu'ils ne meurent pas. La setlist, bah certains morceaux de la veille. Plus concentré sur les anciens morceaux que sur Ride.

Et enfin, abingdon boys school. La bonne surprise, mieux que ce que je pensais. Le TM est un peu bizarre, mais bon. Sur un titre, un rapeur est venu faire le duo, ça rendait super bien. Je dirais juste que TM, il raconte trop sa vie en parlant super vite ce qui enlève beaucoup d'intérêt pour moi, surtout quand j'ai mal au dos. Ah et pendant le live, je lève la tête et qui vois-je au balcon juste au-dessus de moi? Tiens, J!

Au final, un event vraiment génial. C'était un peu dommage d'y être seule du coup.

Aujourd'hui, journée marathon : renvoyer le modem, annuler le portable, aller faxer des trucs à la fac, faire la valise, le ménage, etc. Je me suis levée à 7h, je suis vannée. Je pense que la valise fermera, mais j'ai trois tonnes de sacs de cabine, espérons que ça passera... Je n'arrive pas à réaliser que je rentre demain, c'est surréaliste. Je me dis, ouah super, je vais faire ci, ou ça. Mais ça ne semble pas vrai. Je pense que je vais verser ma petite larme quand l'avion va décoller. Je ne peux pas imaginer que demain à quasi cette heure-ci, je serai en France, entourée de Français, etc. Je pense que les premiers temps, je vais me sentir bizarre. Bref, nous verrons bien.

Niveau bilan, que dire. Si les deux premiers jours ont été difficiles et que j'ai eu un petit coup de blues autour de Noël; je me suis super bien habituée. J'ai l'impression que tout ça, c'est ma vie normale. Je ne veux pas rentrer et oublier. J'ai rencontré plein de gens, appris plein de choses, fait plein de choses. Ca restera l'une des meilleures années de ma vie. J'adore Nagoya, j'adore les Japonais (enfin pas tous), même s'ils sont difficiles à suivre. C'est passé vite onze mois, trop vite. Maintenant rentrer, peaufiner le mémoire, le soutenir, m'inscrire en thèse si on me laisse faire... J'ai 23 ans et je ne sais pas trop où je vais en ce moment, mais j'y vais. J'aimerais trouver ma voie. J'ai eu un an hors du temps, hors de tout, maintenant tout ça me rattrape un peu.

La bonne nouvelle, c'est que j'ai un sublime iMac qui m'attend à la maison, payé avec un an d'économies mensuelles de bourse!! Voilà de quoi me ragaillardir. J'avais besoin de nouveauté et comme je passe 10h par jour au bas mot devant l'ordi. Après Yogolo le PC, Phoenix l'iBook, ce sera Sori l'iMac! Je vous présenterai la bête une fois que je l'aurai rencontrée. Et oui, je trépigne d'impatience depuis des mois pour l'avoir, encore plus depuis lundi dernier que je l'ai commandé. Je suis moins enthousiaste à l'idée de voir mon relevé de compte... Ah demain, je vais enfin savoir si la vie est devenue si chère! A côté du Japon, je sens que je vais avoir peur. Mes premiers achats prévus : un sandwich au camembert de chez Paul à l'aéroport et un magazine tout en FRANCAIS! Peut-être celui d'histoire, je verrai.

Bon, je vais essayer de me reconnecter sur le lobby pour poster ça, mon iBook m'a claqué au nez tout à l'heure. Ca m'inquiète que la batterie tienne 55 minutes au lieu de 2h. Elle n'a que 14 mois...

Sur ce, les amis, je vous dis à demain en France!

8/6/08 11:06 am - Ma vie est un drama, parfois.

Aujourd'hui, un miracle est arrivé. Je me suis faite draguer. Par un Japonais. Un Japonais très canon. J'imagine que c'est un peu comme le passage de la comète de Halley, ça arrive une fois le siècle.

En plus, c'était digne d'un drama. Je sortais du lawson avec les bras chargés de mes courses de la journée, j'étais habillée méga pouilleuse, genre un débardeur, un vieux jean, des tongs... Et il me pleuvait dessus parce que je n'avais pas mon parapluie (merci la météo d'oublier de prévoir la pluie). Je marchais donc dans la rue en me dépêchant pour avoir le feu quand soudain, j'entends qu'on m'interpelle à plusieurs reprises (le temps que je pige que c'était moi). Je me retourne et je vois un 4x4 (rien que ça, ouais) garé au bord du trottoir et un jeune homme qui me sourit en me tendant un papier. Je me dis super un guignol qui fait encore de la pub pour sa boite d'host (bah ouais, il était hyper mignon et bien sapé genre chemise noire, cheveux un peu longs, etc.), mais comme je suis curieuse je prends le papier et dessus il y avait... Son adresse email de portable. J'ai bugué parce que celle-là, on ne me l'avait jamais faite au Japon, vraiment jamais. Le grand maximum que j'ai eu c'est "tu viens d'où" et "on peut faire une photo ensemble". Et là beau jeune homme canon me fait "tu me contactes hein"... Je prends un air de poisson mort : "gneuh?"... Et il insiste: "contacte moi!" et comme je n'avais pas l'air emballée (non, mais je ne suis pas habituée moi), il me demande : "t'as déjà un petit ami?"... Euh du calme jeune homme... Bon, je lui dis que non, mais que je rentre bientôt dans mon pays, alors voilà quoi. Il me demande quand, je réponds dans une semaine et là : "ah bah c'est bon, on a le temps d'aller manger tous les deux"... GNEUH??? Et puis comme il me pleuvait toujours dessus, il me propose : "monte, je te ramène chez toi". En bonne paranoïaque, je me suis dis que 1/ si c'était un violeur tueur pervers en série, c'était une très mauvaise idée et que 2/ dans le cas où le 1/ serait vrai, mais qu'il déciderait de ne pas me tuer tout de suite, je ferais mieux de ne pas lui filer mon adresse quand même. Donc j'ai refusé et j'ai fait mine de m'en aller. Il me crie encore : "contacte moi!" et comme je lui réponds "peut-être", il me fait "hein, tu ne veux pas?", et je lui ai fait un sourire en empochant son adresse et je suis partie.

Oui, c'était comme dans les drama. Sauf que dans les drama, la fille ne se dit pas que ce mec est louche juste parce qu'il la drague. Je n'y peux rien, tout ce que je me dis intérieurement dans ce genre de moments rarissimes c'est : "n'en fais pas trop mon grand, j'ai bien pigé que tu voulais juste t'envoyer en l'air". J'ai honte. Enfin c'est sûrement sa motivation première à 90%, mais bon. Il était bien canon celui-là, j'aurais dû en profiter. J'ai toujours son adresse remarquez. En plus, il avait un 4x4 quoi. Alors, juste un Japonais avec un peu plus de courage que les autres qui ose draguer une fille qu'il trouve mignonne (MOI!), pervers violeur tueur en série, host qui a oublié de me dire que le repas ce serait dans sa boite à hosts, fils à papa qui se fait chier?

Enfin voilà, le plus drôle c'est qu'avant j'étais à l'Apple Store acheter des iPods shuffle pour mes frères,
et le charmant vendeur en a fait vraiment beaucoup lui aussi. Je dégageais des phéromones aujourd'hui ou quoi?

Bref... Rien n'est désespéré. Je finirai par trouver!

8/5/08 03:15 am - J'affirme que les êtres humains peuvent fondre.

Raaaah! Je deviens folle. Hier, 38°c!! C'est du délire. C'est irrespirable. Même sans bouger je dégouline de sueur. Je suis en train de fondre littéralement. Et cette nuit, au moment le plus "frais", la température n'est tombée qu'à 28°c... Autant dire que mes draps sont à essorer le matin. J'adore.

Au moins, ça me donne envie de rentrer en France et surtout, d'aller passer deux semaines en Bretagne, où la météo me promet 11°c au point de rosée. Ah ma Bretagne, on ne la changera pas. Le monde peut crever sous la canicule, là-bas c'est toujours "suzushii" à souhait. J'espère quand même pouvoir un peu profiter du jardin de la nouvelle maison de ma maman que je vais enfin voir. Oui, la fameuse maison que je voulais qu'elle achète il y a un an, chose qu'elle a faite en octobre. Là, elle me fait enfin ma chambre qui servait jusqu'alors de débarras. Bon, je ne sais pas ce que ça donnera, on a eu de grandes conversations sur les couleurs par skype. Parties d'un jaune coquille d'oeuf sur les murs avec un lino clair imitation plancher au sol, on est passées par du ocre jaune et lino bambou, puis du rose fushia + rose pale sur les murs avec le lino clair, et aussi du ocre rouge italien avec je ne sais plus quoi. Au final, Mère a décrété que j'aurai la surprise. Mhh... Si elle veut me faire plaisir, elle aura choisi les murs roses, mais je sens comme un truc orangé, parce qu'elle met invariablement du orangé partout et comme en plus elle veut toujours de la peinture bio, les couleurs sont souvent bien ternes. Bref, surprise, surprise.

J-15 avant le plateau de fromage les amis. Je me sens bizarre à l'idée de rentrer. J'en ai envie, mais envie comme on peut avoir envie d'un truc irréel. Je repense à ma vie en France et j'ai l'impression que ça appartient à une autre vie. J'ai passé trop de temps ici, j'ai mon train-train, ma routine. En fait, j'ai l'impression que je vais en vacances en France et qu'après je vais revenir ici. En même temps, je pense que même si je vais être triste et que plein de gens et plein de choses vont me manquer du Japon, ça va me faire du bien de rentrer. Déjà, je deviens folle dans ma chambre, c'est trop petit. Il y fait trop froid l'hiver, trop chaud l'été. La bouffe japonaise me sort par les yeux, j'ai besoin, je veux dire physiquement besoin, de bouffe français. Je ne mange pas assez gras, pas assez de fruits, etc. Bizarrement, la télé ne me manque pas vraiment, je me suis bien sevrée. Je télécharge (bouh, c'est mal) un film par jour pour regarder le soir à 21h, histoire de structurer ma soirée (oui, la télé c'est structurant, j'étais perdue au début le soir sans film, ni deuxième partie de soirée) et moi qui suis toujours à la ramasse niveau ciné, je me suis refait une culture cinématographique. Enfin j'avoue, je vais être contente de retrouver Plus belle la vie! On ne rit pas!

N'empêche, Mélisande est partie jeudi dernier, et ça m'a fait un choc. On s'est vraiment bien trouvées. On se voyait quasiment tous les jours, on faisait plein de trucs ensemble, aller bosser à la bibliothèque, shopping, etc. Comme elle revient au Japon fin août pour encore un an, on ne va pas pouvoir se voir beaucoup. Je me sens perdue toute seule ici. D'habitude le soir, j'entends le bruit de ses tongs dans le couloir et je sais qu'elle vient bavarder avant de dormir. Ça me rappelle quand je passe voir Khym le soir avant de me coucher... Et qu'en général, on bavarde une heure et je me couche toujours super tard. D'ailleurs, Khym, prépare toi, je compte recommencer à t'opprimer XD Enfin voilà, on était tellement tristes de se quitter avec Mélisande qu'on est en train de prévoir que je revienne deux semaines en janvier, pour bosser à la bibliothèque sur mon hypothétique thèse, bien sûr. En plus, elle a trouvé un appart plus grand, donc elle pourra m'héberger. Donc en gros, il me faudra "juste" payer le billet d'avion et à manger sur place... Et prévoir pour acheter plein de conneries au Loft, à Jusco, au Disney Store... Nos incontournables. Mélisande avec Miss Bunny, moi avec Stitch et Pinky Monkey... Genre ça peut donner ça:



Oui, j'ai enfin craqué pour la PSP. Grâce au prix japonais et à mes points Biccamera, j'ai payé la PSP + la housse + les protections d'écran + la memory stick 2GO + le jeu... 120 euros. J'ai regardé en France, c'est 179 euros la console. Ca fait plaisir. Surtout que j'ai pris la PSP parme et elle est trop belle. En rentrant, je veux le jeu Indiana Jones Lego!!! J'hésitais avec Final Fantasy VII Crisis Core, mais j'en ai trois à finir des FF sur ma DS.

N'empêche, je flippe un peu avec mes cartons, j'ai l'impression d'envoyer, envoyer, et que la chambre ne se vide pas. Je vais aller chercher des sacs pour mettre les vêtements sous-vide au 100 yen shop, comme ça je pourrai faire ma valise pour voir ce qui ne tient pas dedans. Le truc, c'est que j'ai encore tous les bouquins pour mon mémoire que je dois attendre le dernier moment pour renvoyer et du coup ça fait plein sur les étagères avec aussi ceux de la bibliothèque. Raaah, je veux finir ce mémoire. Pourquoi ce sont les derniers passages, le peaufinage et la mise en page le plus difficile? Je dois rendre avant le 24 août puisque je pars en Bretagne.

Sinon, pour mes dernières expériences japonaises, je suis allée voir des combats de sumo. Bon, en général, j'adore les sports un peu chiants pour le commun des mortels, genre le tennis, le tour de France... Et j'adore regarder le sumo à la télé. Et bien en vrai, j'ai aussi trouvé ça super fun, je suis restée 4h! Même si en fait, je ne comprends rien aux règles. Les moins bonnes catégories, les combats sont rapides, ça enchaîne. Mais quand ce sont les meilleurs, ils passent deux ou trois minutes à se tourner autour, jeter du sel, etc. Pour se foutre dix secondes sur la tronche, c'est bien viril. Mais ce n'est pas grave, je kiffe. J'avais oublié mon appareil photo, alors j'ai fait ce que j'ai pu avec mon keitai. On était assez loin en plus, donc ce n'est pas si mal pour un téléphone:







Oh et sinon, comme souvenir bien japonais, je me suis fait faire un hankô, vous savez, les tampons avec le nom. Heureusement, pour "Hélène"... Enfin "Eren" ici, j'ai du choix de kanji. En général, je l'écris 江蓮, le "e" c'est celui qui veut dire "baie", genre "baie de Tokyo", le "ren" c'est "hasu", le lotus. Le même que Ren dans le manga Nana, ouais j'avoue. Enfin bref, les Japonais sont trop fous de la combinaison chaque fois que je leur demande si c'est compréhensible. Ils sont toujours "ahhh, ii imi da ne!". Ok, la signification est positive. Comme je suis née près de la mer en plus. Bon, en hankô, ça donne ça:



Bon, je crois que je vais m'arrêter là. Je dois regarder le JT d'hier soir et prendre une douche avant de bosser le mémoire. Aujourd'hui au programme, le concept de la Trinité dans le Tenchi. Mhh, bonheur!

7/20/08 03:17 am - 暑いね。。。

Ohlala, déjà trois semaines depuis Tokyo, ça passe trop vite là. Aujourd'hui, dimanche, réveillée à 7h par les beuglements du tournoi de tennis à 50 mètres de mes fenêtres. Je ne pige pas du tout le concept du tournoi de tennis à 7h un dimanche matin. Surtout qu'ils passent déjà 1h avant à faire des sortes de chants bizarres à mi-chemin entre chants bouddhistes et chants de guerre. Flippant et horripilant quand toi tu veux dormir parce que c'est le seul jour de la semaine où tu peux, en théorie, le faire. Et après, les hurlements des amis, pompom girls, etc. pendant trois heures. Je les hais. Le samedi matin, c'est la maternelle juste sous mon balcon qui laisse joyeusement s'ébattre les petits gamins dehors dès l'aurore... Je dois d'ailleurs dire que les petits Japonais sont de vrais rustres, il ne faut pas se fier à leur apparence mignonne. J'en ai vu deux bousculer une petite fille comme des sauvages en lui balançant des "urusai" juste parce qu'elle voulait jouer avec eux et les suivait en essayant de leur parler. A tout casser, ils avaient 5 ans hein.

A tout malheur quelque chose est bon, du coup j'étais levée pour la mise en vente des places pour le live J/High & Mighty Color/Abingdon Boys School. Quand l'horloge du site a tourné à 10h, j'ai commandé la place immédiatement. A 10h05, je retourne sur la page du concert, le 1F du ZEPP est déjà sold-out, il reste juste les places debout du 2F (les places assises ont toutes été vendues avec la loterie pour changer). Donc voilà, moi qui hésitait, j'ai bien fait de me dire que non, non, non, deux fois J en deux jours, ce n'est pas trop. Par contre, j'arrête pour les lives, ce sera donc Miyavi le 8 août, J le 16 août et J/High & Mighty Color/Abingdon Boys School le 17 août, parce que financièrement, le mois prochain sera difficile. Déjà, ce mois-ci l'est depuis Tokyo.

Mais là, j'ai commencé à renvoyer mes cartons et ça, ça douille. 16 200 yen avant-hier pour renvoyer 10kg de fringues. Arrivé à un tel poids, c'est par EMS ou par bateau parce que airmail est plus cher qu'EMS et SAL juste 2 000 yen de moins. Bateau non merci, ça peut prendre 3 mois et j'ai besoin de mes fringues avant. Donc EMS. Et j'ai les livres pour mon mémoire que je devrai encore renvoyer par EMS et deux autres cartons de fringues. Le reste ça ira par bateau ou SAL parce que sinon, c'est trop cher. Je me demande chaque jour comment j'ai pu amasser autant de trucs en un an, surtout les fringues et les livres. Je crois qu'il ne faudra pas compter que je ramène des cadeaux aux gens, c'est impossible malheureusement. Surtout que pour solder mes points Bic Camera, près de 6 000 yen, je veux m'acheter une PSP. Elle me coûtera 14 000 yen du coup, soit 84 euros au lieu de 179 euros en France. Ça reste super inutile, je l'admets. Mais bon, par rapport aux autres étudiants étrangers, je passe mon temps à faire méga gaffe, je ne prends plus de boissons dans les distributeurs automatiques (ça c'est vraiment le moyen de claquer 15 euros dans la semaine sans s'en rendre compte), je prends les tailles S de plats à la cafète, parce que M c'est juste par gourmandise. Les gens sont vraiment inconscients ici, ils claquent plus de 1 000 euros par mois pour certains. Ici, on dépense au compte-goutte, mais très souvent. J'ai l'impression de manquer de contrôle, surtout à payer toujours en liquide. Je ne sais jamais ce que j'ai dans mon porte-feuille. Ça me fera du bien de rentrer en France, le pays où la vie est méga chère, huhu. Au moins, plus de dépenses inconsidérées.

Bon je dis ça, mais avant de mettre toutes mes bonnes résolutions en pratique, mes achats de Tokyo quand même, héhé. Beaucoup de gadgets pour changer...



Et la photo d'un cappuccino que j'ai bu à la terrasse d'un restau italien à Yuurakuchô. Près du Bic Camera qui nous a coupablement détournées de la bibliothèque où nous ne sommes finalement allées qu'une journée. No comment.



Et sinon, il y a dix jours, je suis allée chercher un yukata à Osu avec Marie parce que demain, on va voir un hanabi (feu d'artifice) sur le port et le yukata est de mise. On devrait aussi le ressortir pour le tournoi de sumo auquel on va le 26 juillet.







C'est moins ridicule sur moi que je ne l'aurais cru, mais quand même, je vais avoir du mal à sortir avec. Je trouve toujours que les Occidentaux en yukata/kimono ça fait un peu guignol. Mais Marie m'a vraiment saoulée pour que je le fasse. Bah, on me regardera juste un peu plus que d'habitude. Par contre, j'espère ne pas suer dedans comme une vache parce que le obi ça tient bien chaud vu qu'il y a quinze couches de ceintures cachées dessous et vu la chaleur en ce moment. Là, rien que d'être assise au bureau à taper, la sueur me dégouline dans le dos, sur les bras... Je me sens répugnante dès que je sors parce qu'après trois pas je suis trempée et rougeaude. Alors que les Japonais portent des manches longues et restent frais comme des gardons. Mais comment font-ils? Il fait presque 35°c tous les jours, 25°c toutes les nuits, moi je meurs. Comme il fait jour à 4h45, à 7h il fait déjà 30°c. Et ça monte de jours en jours. On m'a dit qu'entre le 10 et le 20 août, un petit 40°c tous les jours c'était courant à Nagoya. Pourquoi tant de haine. Les prévisions du week-end et de la semaine:



Sur ce, je vais me passer sous une douche froide, je n'en peux plus.

EDIT> Ah, j'ai oublié de dire, hier j'étais à un mois pile de mon retour. Maintenant ça va, je suis contente de rentrer. Je ne veux pas quitter le Japon parce que j'adore ce pays même quand les Japonais me rendent folle, mais je suis contente de rentrer. C'est 50/50 on va dire. Juste que niveau nourriture, la bouffe jap' me sort par les yeux, rien que de voir un grain de riz, j'ai envie de pleurer. Je veux manger du fromage, de la charcuterie, du pain, avoir le choix entre plus de trois sortes de yaourt, trouver du beurre sans faire trois magasins à cause de la pénurie... Lundi, je suis retournée manger au restau Robuchon encore avec Eri et Hyeseon, et franchement, la nourriture française, c'est bon. Je me suis gavée de pain jusqu'à l'indigestion. Hâte de retrouver mon lit aussi. J'ai mal au dos avec leur sofa. Et ma famille et mes amis, accessoirement, héhé. Je sais bien que je reviendrai ici, même si c'est pour moins longtemps, pour les vacances ou pour les études, j'ai peut-être un projet en cours avec des profs japs. J'en parlerai en temps voulu si cela fonctionne. Il est sûr en tout cas que venir ici m'aura servi "professionnellement", j'ai rencontré les bonnes personnes déjà... Bref, comme je le disais, une douche froide s'impose!

6/30/08 04:10 pm - American Syndrome in Japan

Yo!

Je suis à Tokyo. C'est trop cool, ça me rappelle les vacances. Il n'y a pas à dire, le Japon, ce n'est pas le même effet au quotidien et en vacances. C'est pour ça que j'aime bien ne pas vivre à Tokyo, ça garde un effet magique chaque fois que j'y vais.

Bon, parlons peu, mais parlons bien. L'event D'espairs/Mucc/the Underneath. Ohlala... Génial, vraiment. Bon, the Underneath, le son était un peu fort et c'est un peu toujours pareil. J'ai trouvé ça plus punchy qu'en cd, mais sans plus quand même. D'espairsray c'était encore très bien, comme d'hab. J'ai bien aimé le prochain single kamikaze. Et ils ont joué la chanson du single Gemini que j'adore, alors... Mucc, ils avaient la patate, un truc de ma-la-de! Sur Shion et surtout Libra, déchaîné le Tatsurou. Et bavard contrairement au live de mai. Bon, il ne racontait rien de bien palpitant. Et vestimentairement la cata, il avait son immense t-shirt pyjama de rappeur, je déteste. Sans parler des cheveux trop longs qui pendaient lamentablement et du noir sur les yeux. Tsuut. Donc voilà, les trois lives étaient très bien, mais c'est surtout la suite qui a tué. Non, je vous rassure, on n'est pas allés se faire une bouffe ensemble, hein.

Donc après beaucoup d'attente après Mucc, on apprend enfin qu'ils font faire des groupes de session en mélangeant les groupes. Trop fort. Le premier groupe, c'était Miya, Zero, le guitariste et le chanteur de the underneath (désolé pour eux je ne connais pas leurs noms) et Satochi, si mes souvenirs sont bons. Il y avait aussi un vieux avec une voix de tapette que je ne connais pas. Bref, ils ont joué un truc métal sympatoche. Puis re-attente, et deuxième groupe avec Yukke, Hizumi, Tsukasa et le guitariste mignon de the underneath (dont je ne connais pas non plus le nom). Ils avaient des lunettes noires et ils ont chanté une chanson de variété jap. La chanson était bof, mais c'était fun. Puis re-re-attente et groupe de session avec Tatsurou, Karyu, le bassiste et le batteur de the underneath. Et là... Le duo Tatsurou/Karyu, ça sentait le truc fumeux, mais là... Ils ont repris... les Kattun u_u Bah je dois dire que chanté par Tatsurou, ça s'écoute. S'ils avaient pu éviter de se trémousser comme le groupe original... C'était... ridicule, huhu! Mais j'avoue que Karyu avec sa chemise genre premier de la classe et ses lunettes...

Mais le meilleur reste encore le final, après une énième longue attente (en tout, on aura passé plus de cinq heures dans la salle quand même), ils sont tous revenus et ont joué X. De X-Japan, bien-sûr. Tout le monde sait que j'ai un inintérêt profond pour ce groupe, mais j'avoue qu'en regardant la vidéo du final du live en mémoire d'hide (pour J, évidemment..), j'avais trouvé que ça en jetait ce titre. Et c'était vraiment énorme hier soir. J'ai été impressionnée par Tsukasa à la batterie, je me disais qu'il serait mort après dix minutes à ce rythme, mais non, il est descendu comme de rien après. Zero le pauvre, il ne servait à rien à part agiter son drapeau du Japon (de même pour le batteur de the underneath qui agitait celui des USA). Karyu ne se sentait plus, les chanteurs s'explosaient la voix. Et le public qui sautait en faisant les X. Non, je n'étais pas euphorique au point de les imiter non plus. Et les jets de feu sur le devant de la scène, et de serpentins dorés. J'étais vraiment plus qu'heureuse d'avoir trouvé des places. J'ai adoré ce moment. Puis à la fin, ils ont fait une photo avec le public en fond et se sont très virilement, hum, étreints les uns les autres... Inoubliable, vraiment!

Aujourd'hui, le réveil fut difficile vu qu'on était rentrées tard chez l'ami de Mélisande qui nous héberge. On a fini par aller à la bibliothèque nationale (le but officiel de notre venue à Tokyo). J'ai bossé quatre heures sur mon commentaire pendant que Mélisande courrait après les bouquins. Un jeune homme pas trop dégueu s'est mis en face de moi comme de par hasard (il a changé de table méga discrètement) et après il essayait de lire mes textes en japonais. Bon, lui il lisait des bouquins de physique et électricité... Puis direction Harajuku. Rah, je suis blasée. Rien acheté à Closed Child, ni chez Sex Pot et même à Kiddy Land, bof. Ils ont remanié les étages et il y a moins de trucs, j'ai trouvé. Je me suis juste acheté un micro parapluie parce que mon grand me saoule et un puchi-puchi, les trucs qui imitent le papier-bulle. C'est inutile, je sais.

Bon, et sinon, j'ai croisé ça, le truc en rose:

Je descendais les escalier à la station d'Harajuku et lui les montait. Merveilleux. Je l'ai reconnu grâce à sa sublime chevelure rose, son t-shirt violet et son chapeau noir. Il avait un masque anti-microbes, des fois qu'on le reconnaisse... Genre guitariste de Phantasmagoria, c'est trop la classe, hinhin... J'avoue, il est physiquement intelligent en vrai et plus grand que moi... Et voilà, c'était palpitant. C'est juste bizarre parce que juste avant que je parte à Tokyo, Khym m'a montré des photos de lui. J'avoue que sans les cheveux roses, je ne l'aurais jamais reconnu.

Ce soir, on est allés manger avec le pote de Mélisande dans un restau bien chic à Shibuya, on s'est gavés de fromage, c'était trop bon. Et en rentrant, on a regardé un film espagnol dont j'ai zappé le nom. C'est tourné en caméra amateur, l'histoire d'une journaliste qui suit une équipe de pompiers et ils se retrouvent enfermés dans un immeuble où il se passe des trucs glauques. J'avoue, flippant, surtout à la fin.

Sur ce, je suis naze! Dodo!

6/27/08 01:48 pm - Post inutile pour faire passer le temps.

Yo!

Je suis à la fac et je m'ennuie. J'attends mes amis frenchies qui sont en cours pour aller boire un café. Il fait chaud et humide, on dirait que ça ralentit le temps. En plus, je tape à l'aveugle sur un qwerty pourri. Juste pour les accents. Bref. En fait, je suis censée imprimer la traduction du texte pour mon mémoire afin de faire le commentaire quand je serai à Tokyo. Yeah, plus que le commentaire, l'intro, la conclusion et la mise en page!

Je vais donc à Tokyo de dimanche à mercredi. Du coup, hier, j'ai dû passer tous mes exams de la semaine prochaine en avance et ces connards de profs de jap' m'ont fait un vieux coup de pute. Un quart du devoir de compréhension orale, c'était le cours du matin même. Donc je n'avais pas pu apprendre le vocabulaire, ni comprendre en détail le contenu et c'était deux minutes de blabla sur les jours néfastes pour les mariages, genre que dire à ta fille si elle décide de se marier un jour néfaste contre ta volonté, le tout exposé par le professeur bidule machin... J'ai kiffé u_u

Bref, pour en revenir à Tokyo, ce sera sûrement la dernière fois avant de rentrer en France. Ca va faire bizarre. Me dire que je ne sais pas quand j'y retournerai. En plus, j'y vais le 29 juin. Un an jour pour jour après notre arrivée avec ma Belle-soeurette pour les vacances. Nostalgie quand tu nous tiens. Je revois encore notre premier soir à nous perdre à cinq mètres de la guest house ou le lendemain à errer dans Shinjuku pour trouver la salle de concert et après, Maru et sa serviette!!! Mhh... En parlant de concert, j'ai réussi à avoir des places pour l'évent Mucc/D'espairs/the Underneath au final. Je ne sais pas pourquoi, mardi soir, je me suis rappelée que pour un live de D'espairs qui a lieu en juillet, c'était mis sold-out un jour et plus le surlendemain. Je regarde sur le site de pia et miracle, il reste quelques places à nouveau. J'imagine que ce sont les gens qui ont gagné la réservation de la place à la loterie et ne l'ont jamais payée. Bref, le lendemain, j'ai foncé au Family Mart du campus et j'ai eu mes places. J'ai été trop inspirée parce que la vente s'arrêtait le jour même à 18h. Ah, je suis contente. J'avais encore envie de revoir Mucc et D'espairs pour la cinq-millième fois.

Et sinon, au programme, Kiddy Land bien-sûr! Je vais me lâcher sur Pinky Monkey, c'est ma nouvelle mascotte du moment, un singe rose qui est l'égérie de la marque de bonbons Pinky. J'ai le porte-mine, les crayons de papier, l'enrouleur de scotch, les post-its... Oui, je sais. Mais je profite, en France ces conneries ça coûte trop cher.

Bon, je vais aller m'occuper de ma traduction, il ne me reste plus que vingt-cinq minutes en fait!

6/20/08 12:50 am - Muggy afternoon.

Yo!

Je me suis dit que j'allais bien vous faire partager quelques-unes de mes profondes réflexions de fin de semaine pour ne pas donner l'impression que mon LJ se meurt. Bon, en fait, à part pour mon mémoire et mes stratégies d'achats de billets de concert, je ne me sers pas trop de mes méninges récemment.

Bon je commence par le mémoire. Mon mémoire va bien. Non je dis ça, j'ai l'impression de me sentir un peu trop soulagée d'atteindre peu à peu les soixante-dix pages de plein texte sans compter les dizaines de pages de traduction. J'ai presque fini la traduction du texte en japonais ancien. Comme je déteste ça, la grammaire est aléatoire. A partir de la semaine prochaine, je dois faire le commentaire, l'intro, la conclusion, et ce sera prêt à la mise en page. J'espère avoir fini dans un mois pile. J'ai hate d'avoir fini parce qu'après avoir bossé dessus intensément pendant trois mois avec les cours de japonais en plus, je deviens cinglée. Et dire que je vais remettre le couvert pour trois ans... En même temps, à part une thèse, je ne vois pas quoi faire. Ne pas savoir quoi faire à 18 ans, c'était normal. Ça l'était déjà moins à 21 ans en finissant ma licence. Là, ça vire au dramatique. J'ai 23 ans, plein de diplômes et aucune idée particulière de ce que j'aimerais faire quand déjà tant de gens de mon âge ont un métier. Je me dis que c'est super avec un bac +5, je vais pouvoir en passer des concours formidables. Mais moi et les concours... Rien que l'agreg... Je suis persuadée d'être incapable de l'avoir. Je ne pense pas être quelqu'un de stupide, mais c'est le type de concours hors de ma portée. Je ne peux pas digérer des tonnes d'informations sur des trucs qui me barbent royalement et encore moins les ressortir de façon scolaire pendant 6 ou 7 heures de dissertation. Il y a des gens très doués pour ça, mais moi carrément pas. Tous les trucs de conservations, bibliothèques, etc., ça pourrait m'intéresser, mais c'est pareil, concours avec très peu de postes et pas très adaptés au fonctionnement de mon cerveau. Le concours de secrétaire des affaires étrangères, ça pourrait être fun, mais malgré des progrès conséquents en japonais, mon niveau reste insuffisant je pense. J'avoue qu'en fait, prof de fac ça me plairait. Tu bosses sur ce qui te plait, tu as quand même des horaires pas trop harassants et des vacances assez longues. Le salaire est honnête aussi, je n'ai pas trop d'ambition de ce point de vue, tant que je peux vivre sans me priver. Quand j'étais petite, je voulais être Indiana Jones, au moins j'aurai fait la moitié du chemin. Il ne me restera plus qu'à m'acheter le chapeau et le lasso! Quelle ironie, tant d'années à avoir répété à qui mieux mieux que ce serait tout sauf prof, et au final, ce sera sans doute prof ou rien. Ceci étant dit, on en reparlera dans trois ans!

Passons à l'aspect ludique de ma vie quotidienne, les concerts. Après mes déconvenues pour Kiyoharu et l'event Mucc/D'espairs/the Underneath, j'ai pu acheter ma place pour le live de J le 16 août! Et comme J est décidément le meilleur, qui en douterait, il participe à un event à Nagoya le 17 août avec High and Mighty Color et abingdon boys school. Bon, H&MC je n'avais jamais écouté tout en connaissant de nom et ABS j'avais écouté quelques trucs à leur début, j'avais trouvé ça pas trop mal, mais pas transcendant. Bien que la présence de J à cet event justifie en soi que je prenne un ticket, chacun en conviendra, j'ai fait l'effort d'écouter les deux autres. Je dois dire que je trouve H&MC plutôt très sympa, il faut que j'écoute plus, et ABS meilleur que dans mon souvenir. C'est juste dommage de devoir encore y aller seule comme une sans-ami. Remarquez, vu que tous mes amis quittent Nagoya avant le 10 août, je serai à proprement parler une sans-ami. J'ai donc quasiment décidé d'y aller, faisant taire la petite voix qui me soufflait vilement que J deux fois en deux jours, c'était peut-être abuser des bonnes choses. Le 17, ce sera mon avant-dernier soir à Nagoya, alors autant fêter ça dignement. Le lendemain soir, il faudra que je me couche avec les poules pour un super lever à 5h du mat' le 19. Bref, je vais tenter la loterie parce que je ne veux pas encore me prendre un sold-out au nez. Ça a bien marché pour J. Pour l'instant, j'en suis donc à miyavi le 8 août, J le 16 août et sans doute J/H&MC/ABS le 17 août. Sans vouloir abuser, j'envisage aussi lynch./Mix Speaker's.Inc. le 13 août et Girugamesh/Deathgaze le 24 juillet. Je n'ai pas envie de regretter de ne pas être allée voir certains groupes et claquer après 100 euros pour aller les voir s'ils passent en France. Enfin, mon seul vrai regret restera Kiyoharu. Par contre, je renonce à aller voir Angelo dans dix jours. De une parce que ça finit par coûter cher, de deux parce que j'ai failli m'endormir d'ennui devant leur dernier clip. C'est vraiment en dents de scie leurs sorties.

Sur ces bonnes paroles, je m'en vais traduire un peu!

6/6/08 07:24 am - How is the taste of dream? It's addiction.

Oulala, je me suis laissée aller bloguement parlant.

En ce moment, le temps passe vite, trop vite, et j'ai trop de boulot. En général, de 8h45 à midi, je suis en cours de japonais et de 13h à 18h30 à la bibliothèque. Je rentre le soir, je mange, je fais mes devoirs de japonais et dodo. Le week-end, reboulot et ménage/lessive.

Je prends quand même le temps de me faire plaisir, je vous rassure, hein! Récemment, je suis allée voir Sel'm, D'espairsRay et Mucc en live. J'ai été agréablement surprise par Sel'm. Enfin non, pas surprise, je m'attendais à de bonnes choses, mais des fois on a la surprise inverse avec les groupes indies. Bref, ils se défendent carrément bien en live, je les recommande à tout le monde. D'espairs, c'était beaucoup plus sympa que les lives en France. Hizumi est du genre bavard au Japon. Trop bavard même, il n'arrêtait plus les MC. Les Américains en ont pris pour leur grade. Je suppose qu'ils essayaient de se faire pardonner leurs deux mois d'absence auprès de leurs fans japs. Bref. En tout cas, c'était très bien, sans doute le meilleur des quatre lives que j'ai faits d'eux. Hollow m'a rappelé le live à Tokyo l'été dernier avec ma belle-soeurette. Nostalgie, quand tu nous tiens. Bon et Mucc, grandiose comme toujours. Tatsurou était... Fuh, fuh, fuh. Passons cette seconde fangirl. Par contre, il s'est lamentablement ridiculisé sur Anjelier. On a eu un bon fou rire avec Mélisande. Il commence le refrain bien dans les graves, monte, monte... Et ah bah zut, plus de voix. Il forçait comme un malade, mais rien ne sortait, il remuait les lèvres dans le vide. Au bas mot, il n'a pas pu chanter la moitié de la chanson. J'ai comme l'impression qu'ils ne vont plus la retenter en live.

Enfin, c'était quand même tellement bien qu'on va à Tokyo avec Mélisande à la fin du mois pour les revoir, avec Despairs et the Underneath. On en profitera pour aller à la bibliothèque nationale. Ou c'est l'inverse, on va à la bibliothèque et on en profite pour aller au live. C'est plus sérieux dit comme ça. Je viens aussi d'acheter mon billet pour miyavi en août. Et de tenter la pré-vente tirage au sort pour le live de J. J'adore leurs méthodes de vente pas du tout débiles. C'est comme ça que je n'ai pas pu avoir de places pour Kiyoharu, à l'ouverture de la pré-vente... Il n'y avait déjà plus rien à vendre. J'étais écoeurée. Et les places se revendent à 25 000 yen sur yahoo auction. J'adore Kiyoharu, mais pas au point d'y mettre 150 euros. Je préfère m'acheter une barrette de ram en plus sur mon futur magnifique iMac que je compte m'offrir en rentrant. Pour Kiyoharu, j'achèterai le DVD. On dira qu'on n'était pas destinés à se voir cette année. Mais comme j'espère revenir un an en 2009... Et puis si je vois J une deuxième fois, sachant qu'en plus j'ai eu l'immense bonheur de lui serrer la paluche en avril, de quoi puis-je me plaindre?

Sinon, hier je suis retournée manger au restau Joël Robuchon avec Mélisande, Marie, Martin et Mathieu (je ne traine qu'avec des M). Ils avaient refait le menu et c'était encore bon à se damner. J'ai honte de dire qu'un micro morceau de parmesan ou de jambon de parme m'arrache presque des larmes. Je dois encore y retourner avec Hyeseon, une copine coréenne du cours de jap, et Eri, la Japonaise à qui je donne des cours de conversation française. J'avoue que la bouffe me manque encore, mais de moins en moins. A vrai dire, je ne veux pas rentrer en France. J'en fais des cauchemars toutes les nuits depuis un moment. C'est pourtant inéluctable. J'ai fait tant d'efforts pour vivre ici, maintenant que je me suis fait une petite place, ça me rend malade de tout abandonner. Je me sens bien, j'adore la fac, la ville, mes amis et tous les Japonais qui peuplent mon quotidien à leur insu. M. Gillet, M. Bonnet, M. Je dors sous les ponts, Cléopâtre, Maths Man, Ukiyoe vivant... Les longues aprems à la bibli avec Mélisande, nos pauses cafés près des bassins aux carpes à faire la police du mauvais goût vestimentaire... Le maguro tataki don de la cafète... Ça va être dur de rentrer, surtout avec Mélisande et Marie qui restent encore un an. Je vais me sentir perdue à Strasbourg. Les choses auront changé, les gens auront changé, j'aurai changé, mais il faudra reprendre la vie "comme avant". Ici, je me sens tellement vivante, j'ai toujours tellement de choses à faire. Je suis addicted. Ça me tue.

Bref, dans trente minutes, je dois rejoindre Marie pour aller faire un tour au festival de la fac. J'ai déjà entendu quelques groupes jouer en passant. Je crois qu'on ne renouvellera pas le rock japonais avec les talents de Meidai. Mais l'effort est louable. Il doit bien y avoir des trucs à manger aussi!

5/7/08 03:21 pm - L'alcool, c'est mal.

Autrefois, à l'époque reculée où j'avais seize ou dix-sept ans, après quelques cuites et des nuits entières disparues de ma mémoire, j'ai juré de ne plus jamais me saouler et je m'étais tenue sans trop de problèmes à cette promesse. Hier soir, j'ai failli et j'ai compris combien ma vieille résolution était sage.

Quelques considérations sur l'expérience:
1/ Je parle japonais assez couramment, il faut juste que je perde 90% de ma lucidité pour le comprendre. Espérons que ça va me donner confiance en ma capacité à communiquer avec mes amis les Japonais.
2/ Je vais finir au couvent, ma malchance sentimentale frise l'acharnement divin à ce stade.

Bon, je crois que là, je dois quelques explications du pourquoi du comment à un auditoire qui n'aurait pas tout suivi.

J'avais parlé des cuistots mignons du restau où bosse Mélisande. Jeudi dernier, nous sommes allées déjeuner au restau avec Marie et Mélisande, avec la table pile en face des cuisines ouvertes. Là, un charmant cuistot nous a fixées pendant tout le repas. Il avait d'ailleurs changé ses jours de congé exprès pour être là quand on viendrait. Renseignement pris, il est célibataire, depuis cinq ans même. Comme quoi, je ne suis pas un cas désespéré encore. Avec Mélisande, nous montons donc une opération kamikaze intitulée : Izayaka et karaoké avec le personnel de chez Robuchon. Oui, pour bien faire, on a invité tous ceux qui voulaient venir. Le dit charmant cuistot que nous appellerons Monsieur T. est super emballé à l'idée de venir et sourit bêtement au boulot toute la journée de dimanche, racontant à ses copains cuistots qu'il est célibataire depuis cinq ans. Mélisande, dans sa grande bonté, cafte qu'il me plaît. Bref, la soirée s'annonce sympathique.

Donc hier soir, toutes pimpantes, Marie, Mélisande et moi, ainsi que Martin, nous nous rendons à l'izakaya où les autres nous rejoignent au compte goutte. Bientôt, nous sommes presque quinze dans la salle, les Japonais sont happys de bavarder avec des Français, surtout que certains ont fait des stages dans des restaus français bref, le courant passe tout de suite très bien. Mais déjà, Monsieur T. s'arrange pour ne pas se mettre près de moi parce que c'est vrai, je fais peur, ce qui ne l'empêche pas de me regarder un peu bêtement en souriant, mais avec la table entre nous, ce n'était pas terrible pour la conversation. Mon voisin était aussi très charmant et assez bavard et la plupart des autres garçons se sont tous arrangés pour venir me parler. Sauf lui. Lui, il me remplissait mon verre de bière sans arrêt le fourbe. En me souriant bêtement.

Bref, deux heures plus tard, tout le monde est déjà bien pompette et nous décidons d'aller faire un karaoké. La plupart des Japonais bossant à 8h le lendemain, seulement trois, dont Monsieur T., viennent avec enthousiasme. Je me dis que c'est enfin l'occasion, d'autant plus qu'il s'assoit direct près de moi. Mais au bout de cinq minutes, il sort avec son téléphone avant de revenir en disant qu'il doit partir.

Là j'avoue, j'étais verte. Mais déjà trop imbibée pour que ça me plombe la soirée. Et c'était encore boisson à volonté au karaoké. Je pense que les deux cassis citron après la dizaine de bières, c'était déjà une erreur, mais c'est le verre de whisky pur qui m'a achevée. Mes papilles étaient parties ailleurs pour le coup, je n'ai su qu'il était pur que quand Martin me l'a dit. Alors que je l'avais bu. Bref. Honnêtement, je suis juste contente d'avoir réussi à ne pas me pisser dessus en oubliant d'aller au toilettes. Je ne sais pas trop ce qu'on a chanté, mais on a chanté. Des trucs en japonais. Que je ne réussis jamais. J'ai fait un super duo sur One Ok Rock avec l'un des Japonais, même qu'on était contents de connaître tous les deux. Il paraît qu'on a massacré Libra encore. Je me souviens de Hurt et Rosier de Luna Sea. Une vague tentative sur I hate you de J. Beaucoup de Offsprings, Good Charlotte, KoRn and co. Je crois qu'on les a tués les deux Japs survivants, on était déchaînés, mais un truc de malade, on sautait partout, on beuglait. Des vrais sauvages.

Vers 4h du mat, on a quand même voulu rentrer. C'est que j'avais cours à 8h45. Plus de métros et à la warrior, Mélisande, Martin et moi, on décide de... rentrer à pieds. Non, mais là vraiment, il fallait être fin bourrés parce qu'il y a genre 3h de marche mini. Au bout d'1h, on a pris un taxi qui passait par là. Entre temps, Mélisande m'a dit que l'un des Japonais lui avait dit quand Monsieur T. est parti: il se serait trouvé une copine.

J'ai le démon là. Le mec célibataire depuis cinq ans se trouve une copine en deux jours dès que je m'intéresse à lui! Si c'est vrai, je crois que le couvent m'appelle. Il est vraiment mignon et il cuisine bien quoi.

En rentrant, j'ai cassé mon collier papillon que ma maman m'a offert pour mes 22 ans. Je suis trop malheureuse. Je vais essayer de le faire réparer et/ou de le racheter. Ca m'a tuée sur le coup. Juste en l'enlevant, je l'ai cogné contre la télé.

J'ai fini par me coucher à 6h, dans un état lamentable physiquement et nerveusement. Au passage, il faisait plein jour depuis 4h45. On a vu le soleil se lever en marchant, huhu. Bref, à 7h, déjà 25°c. Et la migraine, soif, impossible de dormir. Je décide donc... D'aller en cours. Sisi. En plus, j'avais un test de compréhension orale sur les keigô. Je suis donc allée en cours à 10h30 (8h45, il ne fallait pas déconner non plus, hein) et je crois que j'ai fait peur aux gens avec mes cernes. Et honnêtement, je titubais encore un peu. Bref, le test s'est bien passé et j'ai comaté 1h30 comme une bienheureuse. Deux aspirines vitamine C, un jus d'orange et un café noir, ça ne fait aucun effet.

Et ce soir ma tête explose, je devrais aller dormir.

Je ne boirai plus jamais.

Pourquoi je ne trouve pas d'amoureux?

4/27/08 06:51 am - J 2008 SPRING TOUR - ATTACK08 - Nagoya Diamond Hall



My oh my!

Probablement l'un des meilleurs concerts de ma vie. J en live, c'est le pied. Le pied intégral. J'ai du mal à remettre la setlist en ordre, je me souviens juste qu'il a commencé en enchaînant I feel you, Final Call et BURN OUT, qu'il a fini en rappel avec PYROMANIA, Feel your Blaze et So High (plus sure que c'était bien ça le rappel, à part PYROMANIA) et au milieu en vrac : Never ever, Speed of love, Ray of light, island, addiction, Snake Beat, RECKLESS, nothing, BUT YOU SAID I'M USELESS, break, Go Charge et peut-être encore une autre, mais plus rien ne me vient.

Je n'étais pas super convaincue par le nouvel album, mais il y a quelques chansons qui explosent en live, genre Speed of love (oh mon dieu, cette ligne de basse), addiction et Snake Beat. J'ai adoré break, BURN OUT et BUT YOU SAID I'M USELESS dans les anciennes. J'aurais bien aimé Gabriel ou Die for you par contre, snif.

Musicalement, c'était donc le pied total, même si j'ai dû perdre dix décibels à chaque oreille! L'ambiance était survoltée, je n'ai jamais vu des Japonais se la jouer sauvage comme ça. Les pogos et les slams de la mort. Heureusement, je m'étais mise sur l'estrade au fond, mais comme la salle est tout en largeur, je n'étais pas bien loin de la scène et comme j'étais surélevée avec juste une Japonaise d'1m50 au garrot devant moi, j'avais une vue parfaitement dégagée sur J. Bon, bah si je l'ai trouvé incroyablement charmant vendredi soir, hier soir c'était encore pire. Je ne sais pas si c'est le fait d'avoir de belles dents refaites, mais il a sourit TOUT le concert. En permanence. Même en chantant. Qu'il est fort. Entre ça et sa chemise qui ne tenait plus que par un bouton, mais que non, il n'a pas enlevée. Il n'a pas non plus tombé le t-shirt au rappel. Abusé. En tout cas, quelle classe quand il joue de la basse. J'adore son mouvement d'épaules. En fait, il est surtout classe les moments où il joue sans chanter. Et le reste du groupe envoie sévère aussi. Masa fait le con, mais c'est marrant. Et le solo de batterie, il ne fait pas rigoler du tout, un truc de fou.

Et puis J, il était carrément content d'être là. J'ai rarement vu un artiste qui a l'air aussi sincèrement heureux d'être sur scène. Il regardait vraiment tout le monde dans le public, faisait coucou aux gens, tapait dans les mains des slammeurs. Il a parlé pas mal aussi, mais je comprenais seulement en gros parce qu'avec le son du micro, je perdais des mots en route. Mais j'ai compris l'essentiel qu'il fallait comprendre hier soir : Hey Nagoya! J'ai une surprise pour vous! On se revoit en août! Le 16 août! Là mon cerveau a commencé à marcher à 150 à l'heure... Oh putain de merde! Je rentre en France le 19 août! Je vais le revoir! Dire que j'ai failli prendre mon billet pour le 14 août, je me serais faite seppuku. Enfin, j'ai flippé toute la soirée parce que souvent je confonds 16 et 26, j'entends mal le "ni". Mais en allant voir sur le site de la boite qui organise les concerts sur Nagoya, j'ai pu voir que mes oreilles ne m'avaient pas trompée. Le 16 août au Club Quattro, j'aime bien cette salle en plus.

Voilà, je suis heureuse. J'ai enfin vu J et j'ai adoré. J'ai enfin vu J et je vais le revoir encore. Que demande le peuple?!

Pour les goodies, le t-shirt était trop moche avec un taureau et ma fan-attitude s'arrête là où commence le mauvais goût. Donc j'ai économisé 4000 yen. Enfin, je me suis vengée sur le wristband et le porte-clef quand même, il me fallait absolument un souvenir. Je verrai pour le t-shirt en août s'il est mieux.



Après le concert, nous sommes allées au Starbucks à Sakae avec Marie pour attendre Mélisande qui devait finir son boulot juste après. Au final, elle nous a appelées pour qu'on vienne la rejoindre devant son boulot. Elle bosse dans un restau et il y a plein de cuistots mignons et elle voulait qu'on les tope à la sortie pour aller boire un coup, mais quand ils sont sortis, une fille de son boulot lui tenait la jambe et elle n'a pas pu les inviter. Dommage parce que j'ai halluciné, ils étaient tous méga canons. De dépit, nous sommes allées boire de la bière dans un izakaya et faire quelques purikura avant de rentrer.

4/26/08 02:48 am - J'assume la fangirl qui est en moi!

Hier soir, j'ai eu le coup de foudre. J'ai eu le coup de foudre pour J.

Quoi de nouveau là-dedans me direz-vous? J'ai eu le coup de foudre parce qu'il m'a sourit, j'ai eu le coup de foudre parce qu'il a de grandes mains chaudes, j'ai eu le coup de foudre parce qu'il est si cool que j'ai réussi à ne pas rougir contrairement à d'habitude.

J'ai rencontré J pour de vrai, et je l'aime encore plus qu'avant, oui.

Pour résumer un peu, lundi soir j'ai réalisé qu'il faisait un event au Tower Record de Nagoya la veille du concert. Pour avoir un ticket, il fallait acheter son nouvel album au magasin Tower Record mercredi, sachant que les pré-commandes étaient prioritaires, donc je pensais qu'il n'y aurait déjà plus de tickets. En plus, CDJapan m'avait déjà envoyé mon album, donc ça me saoulait de l'acheter en double. A tout hasard, Marie est allée voir mardi après-midi et comme les cds sont souvent vendus la veille de la sortie, elle a pu en reprendre deux et nous avoir les préciiiieuuuuux tickets. Au passage, merci à Khym qui s'est dévouée pour devenir l'heureuse propriétaire de mon cd supplémentaire!

Donc hier soir, nous voilà au Tower Record juste avant l'heure dite, profitant de la super organisation des Japonais, qui fait qu'avec des numéros 16 et 17, même en arrivant comme des fleurs, on se retrouvait en début de queue. Heureusement parce que je crois que les numéros allaient jusqu'à 170 et quelques, et vu qu'ils ont déjà eu une bonne demi-heure de retard, ça m'aurait saoulée d'attendre trop longtemps parce qu'il faisait une chaleur à tuer un boeuf.

Le truc, c'est que Marie avait cru comprendre que c'était une dédicace, donc je m'étais dit que je n'aurais pas trop à causer. Que ce soit à la dédicace de Kagerou, il y a deux ans, ou à l'event des 176BIZ, l'été dernier, je n'ai jamais rien pu dire de plus inspiré que "bonjour". Je veux dire, les artistes, même si j'écoute leur musique, lis les interviews... Ça reste juste des étrangers pour moi, et comme je suis timide et pas très bavarde avec les inconnus. J'avoue que les BIZ, c'était limite le supplice avec le recul, parce qu'ils n'ont rien essayé de nous dire non plus, à part Setsuki et son "doko kara", et je crois que ça a été la minute la plus longue de ma vie, à serrer la main à des gens qui me fixaient sans ouvrir la bouche presque.

Bref, la mission d'hier consistait juste à ne pas devenir rouge cramoisie, parce que depuis que je suis au Japon, je rougis sans arrêt. Je crois que c'est le stress de ne pas comprendre quand on me parle en japonais. Mais en arrivant près du paravent derrière lequel J était caché, on a compris qu'il ne dédicaçait pas, qu'on allait juste avoir l'immense bonheur de... lui parler. J'avoue que j'ai eu un vieux coup de stress, qu'est-ce que je pouvais bien lui raconter sachant que je n'avais pensé à rien de spécial quoi. Marie est passée la première, je ne sais pas trop ce qu'elle lui a raconté vu qu'on devait passer un par un, mais des trucs genre qu'on venait de France et qu'on aimait sa musique, blabla et il lui a demandé combien de temps on restait au Japon. Le truc marrant, c'est qu'en parlant Marie n'arrêtait pas de se tourner pour me regarder donc J me regardait en même temps qu'elle à chaque fois, ahah, merci.

Et après, c'était mon tour, ahahah. Quand je suis stressée, ou j'y vais à fond, ou je n'y vais pas, donc je suis arrivée près de lui et je lui ai serré la main énergiquement avec un "konban wa" enjoué. Et comme il m'a sourit direct, j'ai enchaîné avec un "Eyh, mata kondo Furansu ni kite kudasai yo!" (Eyh, viens en France un de ces quatre, hein!) en insistant bien sur le "yo" parce que je kiffe les "yo". Et là... Il a explosé de rire et les deux types autour de lui aussi et il m'a répondu "mochiron" (bien sûr). Ok, pas contrariant le J. Après, j'étais un peu à cours d'inspiration, mais il a enchaîné comme un grand en switchant en anglais. Moi par contre, je suis restée bloquée en japonais. Je crois que tant que j'ai les mots en japonais, ça sort plus automatiquement que l'anglais où mon accent reste merdique. Il m'a donc demandé si je restais un an aussi, je lui ai répondu que oui, j'étais là pour étudier. Il me dit "Only study?". Bah oui. Après il m'a demandé si j'aimais le Japon, et si j'étais avec Marie. Bah oui, c'est mon amie. Là j'ai pas compris la logique de la question vu qu'il a su par elle que j'étais là pour un an. Bref, à la fin, on s'est re-serré la main, et là il me fait "Eyh, you come to the live tomorrow?". J'acquiesce et il me sourit "See you there, arigatô gozaimasu".

Je ne le remercierai jamais assez d'avoir meublé tout seul parce que moi je manquais d'inspiration. J'aurais pu le faire comme les Japonaises, genre "Ahhhh j'adore ta musique, t'es trop beauuuu!!" Mais bizarrement, ça ne sort pas ce genre de trucs.

Bon maintenant, la minute fangirl: putain qu'il est beau! Enfin, autant qu'on puisse être beau avec un bonnet et des lunettes de soleil greffés sur la tête. Non sérieusement, il est grand, il a une carrure sympathique, et il dégage vraiment quelque chose. J'aime bien sa façon de parler assez posée. Et puis c'est J quoi. J'avoue que c'est surtout son sourire qui m'a tuée. Il est super souriant et ça met tout de suite à l'aise. J'aime son sourire, voilà, c'est dit. Et son rire aussi.

Je crois que j'avais peur d'être déçue, parce que j'aime tellement sa musique que j'aurais détesté que le bonhomme soit banal ou pas très sympathique, mais là c'est un mec charmant et même si c'est juste son job de serrer la main des fans avec un joli sourire et quelques mots sympas, bah il le fait bien et ça me suffit. Je ne me suis pas sentie comme une fan stupide face à un mec qui s'en fout d'elle. Il a bien vu que je ne pouvais pas lui taper un monologue comme les fans Japs et il a fait l'effort de poser quelques questions, de s'intéresser. Et c'est ça que j'ai aimé.

J'aime la musique, j'aime le monsieur, vive J!

J'ai encore plus hâte au concert de ce soir maintenant.

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